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Rolex Explorer I : la reine des neiges

Tel le plus ancien membre d’une tribu autochtone qui raconterait un mythe aux plus jeunes, j’aime à conter les histoires des montres et des manufactures qui ont marqué durablement l’esprit et le paysage horloger. Parmi ces marques, il y a évidemment Rolex. J’ai pu par le passé vous écrire de longues lignes sur l’impact de la Pepsi ou encore de la mythique Daytona. Il est grand temps de partager un brin d’histoire de la Rolex Explorer « I ». Trop souvent mise de côté, mais qui existait bien avant la Submariner et la GMT Master. Ne l’oublions jamais.

Rolex Explorer 1016

Un histoire d’exploration en Montagne.

Pour un grand nombre d’histoires concernant des montres mythiques, tout commence en altitude. Ici, nous sommes au début des années 1950 et le plus haut sommets des Himalayas attend toujours d’être foulé par l’emprunte de l’Homme. C’est alors que Tenzing Norgay, sherpa Népalais, entreprend avec Sir Edmund Hillary, alpiniste néo-zélandais,  l’ascension de L’Everest qui allait entrer dans l’Histoire. Le 29 mai 1953, l’exploit est réalisé. Au poignet du Néo-zélandais, une montre Smiths A.409. A celui du Népalais la montre confiée par la manufacture Rolex et qui servira de référence à celle qui deviendra l' »Explorer ».

Rolex 5504 - Explorer 1

Avant l’expédition, les références 6098, 6298 et 6150 Bubbleback faisaient autorité. 36mm de pur bonheur. Une montre simple, élégante, et avec un petit soupçon d’Explorer. La 6150, avec son cadran noir qui vous regarde fixement, avec ses petits « 3,6,9 » qui apparaissent sur ce même cadran, vous donne un frisson que nous appellerons « pre-explorer ». Quelques cadrans blancs les équipent aussi. Sans parler de cadrans « HoneyComb » qui apportent quelques chaudes larmes dans mes yeux. Ce n’est que la référence 6350, qui se différencie par son accréditation « Officially Certified Chronometer », qui portera la marque « Explorer » au cours de l’année 1953. Mais véritablement, l’Explorer existait avant 1953. Et on trouve des références 6350 sans la mention « Explorer ».

Ce type de cadrans « 3,6,9 » est une ode à l’exploration. Un cadran simple et très lisible pour ceux qui partent arpenter les hauts ou bas sommets. Un boitier solide dans l’esprit des BubbleBack, rimant avec robustesse et fiabilité. La résistance est aussi faite pour supporter des températures extrêmes. C’est à dire fabriquer des pièces qui puissent supporter de telles températures, ainsi que des lubrifiants et huiles robustes. Pour descendre jusqu’à -20 degrés ou monter jusqu’à 40 degrés.

Ce dos qui rime avec les formes de la BubbleBack s’estompera avec le temps. Notamment avec la référence 6610 qui succèdera à la référence 6150 en 1959, mais surtout avec la fameuse référence 1016 qui fera suite à cette référence 6610 en 1963. Mais au-delà d’être simplement plus plat, on note des différences au niveau de l’étanchéité, et du mouvement principalement. Présentations.

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Rolex Explorer 1016 : 26 ans de bons et loyaux services.

Rolex Explorer 1016

Ce modèle mythique d’Explorer référence 1016 n’est pas arrivé seul. Un nouveau calibre, le 1560, l’équipe. Et les explorateurs, même aguerris des plus hauts sommets pourront désormais se baigner à plus de 100 mètres de profondeur. Le calibre évoluera en 1570 pour laisser à la seconde un temps d’arrêt lors de la remise à l’heure.

On retrouve tout ce qui nos plaît tant chez l’Explorer. Un cadran d’une sobriété exceptionnelle, une belle lisibilité, des aiguilles de type « Mercedes« , une montre fine, qui lévite presque sur le poignet. Nos 3,6 et 9 sont toujours présents.

Puis l’on passe à une nouvelle référence d’Explorer à la fin des années 1980. Fameuse référence 14270. Les amoureux de la 1016 crieront au scandale, regrettant le classicisme et le style de celle-ci pour une nouvelle référence plus moderne et plus sportive. Les Index appliqués sont cerclés d’or blanc. Le plexiglas est mis de côté, le sapphire prend sa place. Puis en 2001 la 114270 prends sa place, avec un calibre légèrement différent.

Enfin, la référence la plus commune, 214270, verra le jour en 2010. Drame. Les habituels 36mm sont détrônés pour une ouverture de 39mm. La folie moderne des montres plus larges emporte donc tout avec elle ? On perd aussi l’aspect totalement luminescent des célèbres 3, 6 et 9, maintenant entièrement cerclés d’or blanc. L’aiguille des minutes n’a pas vraiment suivi cette augmentation de diamètre. Problème qui trouvera solution en 2016 lors du salon de Bâle, avec la présentation de la nouvelle référence 214270.

Une réussite. Indéniablement. Une montre que l’on pourrait voir à notre poignet, tous les jours de notre vie. Une intemporalité rare, une montre à la fois discrète, et prête pour affronter des conditions plus hostiles. La référence 1016 reste à mon sens le parfait équilibre entre les premières Rolex « pre-explorer » du début des années 1950, et les références plus récentes. Je n’oublie pas l’Explorer II, mais celle-ci mérite complètement ses propres lignes…

Rolex Explorer 1016

Une réponse à “Rolex Explorer I : la reine des neiges”

  1. Olivier DAVID dit :

    superbes photos, comme toujours ! hate de lire l’article sur l’expo II !!!

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