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Ulysse Nardin : Un retour aux sources qui lui va si bien (Part 2/2)

Jérôme
Le 19 juin 2017
L

La semaine dernière, nous vous parlions de 2 coups de coeurs et de la redécouverte passionnante pour nous de la Maison Ulysse Nardin au travers des pièces de leur collection héritage, loin des bijoux d’horlogerie habillés de carapaces beaucoup plus modernes auxquelles la marque nous avait habitué sur les deux dernières décennies.

Après l’examen de la Marine 1846 et du Diver Le Locle, voici les deux dernières pièces de cet édifice qui nous séduit énormément : le modèle Classico Paul-David Nardin, et le Classic Perpetual Ludwig, tout un programme…

Ulysse Nardin : Classico Paul David Nardin

Ulysse Nardin - Classico Paul David Nardin

Revenons un instant en arrière, au risque de nous répéter, pour ceux qui n’auraient pas la chance de connaitre la Maison Ulysse Nardin, l’aventure ne date pas d’hier. Cours de rattrapage disponible ici. Revenez ensuite nous lire, vous ne comprendrez que mieux les lignes qui suivent…

Si la longue histoire et l’héritage laissés par près de deux siècles de production horlogère quasi ininterrompue ne sont évidemment pas à ignorer, ce sont avant tout les prouesses techniques et avant-gardistes d’une Maison qui a toujours su se réinventer et aller de l’avant que j’aimerais retenir.

Ulysse Nardin fut la toute première Maison Horlogère à introduire l’usage maintenant largement popularisé du silicium, sans forcément le crier sur tous les toits. Une erreur de communication pour certains, une preuve de modestie pour d’autres. Le développement aujourd’hui du “Diamonsil”, alliage de silicium et de diamant de synthèse, présent notamment au sein du calibre UN-118 est également un exemple flagrant qui nous montre encore une fois que la manufacture est à la pointe de la technologie. Ce que ça change ? Cela signifie très simplement que l’échappement ne nécessite plus aucune lubrification. Oui, cela fait une vraie différence dans le temps !

Mais assez parlé technique, intéressons-nous de plus près à cette Classico Paul David Nardin. Paul David fut le fils d’Ulysse Nardin, et même si la marque porte le prénom de son père, il joua un rôle déterminant dans le développement international de la Maison lorsqu’il en reprit les rênes en 1876.

Cette nouvelle référence inspirée d’un modèle de 1945 et qui porte aujourd’hui son nom est à son image : modeste et discrète par la forme, grande par la technologie et les finitions.

Un cadran silver ponctué d’index en chiffres arabes sur lesquels viennent se poser des aiguilles de type baton ainsi qu’une petite seconde à six heures. À l’intérieur du sous-cadran de cette petite seconde vient se glisser un guichet de date rond, très discret. Une complication ô combien pratique et qui ne vient en rien surcharger l’esthétique sobre de la pièce.

Pour animer ce concours de sobriété dans une boîte de 39mm se cache le calibre UN-320 à remontage automatique. Produit en interne, évidemment. Sobriété et élégance derrière lesquelles se cache évidemment un trésor… tout se qu’on aime.

Ulysse Nardin : Classic Perpetual Ludwig

Egalement Docteur et théoricien des technologies, le maître horloger Ludwig Oechslin est réputé pour avoir l’art et la manière de trouver des solutions directes et “simples” aux problèmes les plus compliqués. Un génie qu’il a perfectionné durant de nombreuses années d’observation et d’étude d’horloges astronomiques parmi les plus complexes du monde notamment celles des prêtres mécaniciens et l’horloge Farnèse dont il est toujours l’un des plus éminent spécialiste. Le Classic Perpetual Ludwig lui rend aujourd’hui un bel hommage.

Ulysse Nardin - Classic Perpetual Ludwig

C’était il y a plus de 20 ans déjà, en 1996, que Ludwig Oechslin mettait au point pour Ulysse Nardin sa première pièce dotée d’un calendrier perpétuel. C’est également lui qui fut à l’origine d’autre créations désormais célèbres qui ont construit l’identité moderne de la marque à la fin du 20ème siècle. On lui doit les montres à indication astronomiques “Astrolabium Galileo Galilei ” (1985), le “Planetarium Copernicus” (1988) ainsi que le “Tellurium Johannes Kepler” (1992). Mais aussi d’autres créations plus récentes qui vous parlerons certainement davantage comme la Freak et la Sonata.

Un grand nom donc, chez Ulysse Nardin.

Un hommage encore une fois, d’une apparente simplicité, à celui dont c’était l’une des spécialités. Une boîte de 41mm au sein de laquelle apparaît un cadran silver. Des aiguilles de type feuille, une minuterie chemin de fer et des index des heures batons en appliques lui confèrent un style minimaliste et retro, presque germanique. Une grande clarté émane de cette pièce aux multiples complications.

Ulysse Nardin - Classic Perpetual Ludwig

La petite seconde à 9h est en effet une “grande” petite seconde. La date apparaît quant à elle dans un double guichet à 1h, une position peu commune qui n’est pas sans rappeler certaines créations d’une grande manufacture de Glashütte que nous aimons aussi beaucoup…

Jours, mois et années apparaissent de manière discrète et élégante dans l’hémisphère sud du cadran au sein de divers guichets. Jours et mois au centre, l’année à 6h dans un double-guichet. De nombreuses découpes donc dans ce cadran qui encore une fois ne surcharge pas la pièce. Pas de cerclage ni roue contrastés, juste discrétion et clarté des informations. Un outil diablement efficace.

Pour alimenter cette montre-hommage à Ludwig Oechslin, le calibre UN-33 doté d’une reserve de marche de 48h. En quoi ce calibre rend-il hommage au génie de la simplicité me demanderez vous ?  Ici, point de multiples correcteurs sur les tranches de la carrure, ce calendrier perpétuel se règle au moyen de la couronne. Uniquement. 

Deux magnifiques pièces dans l’esprit de la marque, deux hommages à deux grands noms qui ont tous deux largement participé à l’essor de cette belle maison qu’est Ulysse Nardin. Un retour aux sources qui lui va… si bien !


Ulysse Nardin - Classic Perpetual Ludwig

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