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Vendre ses montres… pour mieux racheter, évidemment.

Il y a pour moi trois types d’amateurs de montres. Il y a les collectionneurs, les pointus qui se lancent corps et âme dans le but un jour de peut-être compléter le thème de leur collection. Il y a ceux qui avec les années accumulent quelques montres, mais dont la motivation première reste le plaisir que leur apporte chaque pièce lorsqu’ils la sortent de la boîte pour la mettre au poignet. Il y a enfin ceux que j’appelle les « marchands », même si ce n’est évidemment pas à proprement dit leur métier. Les montres rentrent et sortent de leur boîte, passent par leur poignet souvent subrepticement, parfois plus longtemps lorsque le coup de coeur est réel. Ils ont tout eu, ou presque, mais ne gardent pas grand chose. Peut-être les plus détachés d’entre nous.

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Entre ces 3 individus, il y a évidemment des passerelles. Passerelles auxquelles nous allons nous intéresser aujourd’hui, pour parler un instant achat et vente lorsqu’on est particulier. Une démarche qui n’est pas forcément de la spéculation et un bon moyen de construire une collection. Car détrompez-vous, ce ne sont pas forcément les amateurs les plus fortunés qui ont les boîtes à montres les mieux remplies…

Pourquoi l’achat / vente chez un particulier n’est pas forcément de la spéculation ?

On entend régulièrement revenir, dans le petit monde qu’est celui des marchands de montres de collection, l’argument suivant : il serait de plus en plus compliqué de trouver de « vraies belles pièces » car celles-ci restent désormais en collections et ne réapparaissent que rarement. Ce serait la faute de vilains spéculateurs qui n’aiment pas vraiment les montres, de riches investisseurs qui remplissent leurs coffres et attendent, dans le plus grand des calmes, que les prix s’enflamment.

Collection de montre et conseils

Ils existent. Et c’est en effet ainsi que l’on peut espérer faire de belles plus-values, en stockant et en attendant patiemment. Un luxe qu’un particulier qui souhaite « jouer » peut se permettre lorsqu’il en a sous le pied niveau « trésorerie disponible ». Une démarche dont certains fonds d’investissements « plaisir » ont même fait leur spécialité. Des coffres situés en zones franches douanières, remplis à craquer et n’attendant qu’une future vente aux enchères pour passer la frontière. Fort bien. Effectivement, nous pouvons dire que cette démarche est de la pure spéculation, étant donné que personne ne profite vraiment des pièces achetées pendant leur stockage. C’est bien dommage.

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Chez un amateur plus modeste par contre, acheter et vendre, faire des erreurs, les corriger, apprendre et recommencer constitue l’un des meilleurs moyens d’approfondir ses connaissances en la matière et surtout de construire une collection plaisir qui a du sens et n’aurait pas été possible au début de l’aventure. Je ne vois donc cela pas comme de la spéculation, mais davantage comme un bon moyen d’arriver à sa fin, si tant est qu’il y en ait une.

« Nettoyer sa collection » : une démarche saine

Comme mentionné dans le paragraphe précédent, nous sommes tous amenés à faire des erreurs. Elles sont plus ou moins lourdes de conséquences, coûtent plus ou moins cher et ne reflètent souvent qu’une évolution des goûts de chacun à mesure qu’il affine ses connaissances en la matière. Il convient donc de temps en temps de faire un peu de nettoyage, même lorsqu’on ne possède que quelques pièces. Après quelques années à la maison, en prenant un peu de recul, il est assez aisé de se rendre compte de ce que l’on porte, ou pas, de ce que l’on aime vraiment, ou pas.

Certaines montres ont une histoire, une vraie valeur sentimentale. D’autres représentent un coup de coeur, parfois même plutôt un coup de tête dont l’investissement n’a pas non plus grand intérêt. Lorsqu’il n’y ni vrai plaisir au porté, ni cote grandissante qui justifierait de garder la pièce en sa possession, pourquoi alors ne pas passer la main ?

Jaeger-LeCoultre Reverso - Cadran Lie-de-vin

Surtout lorsque passer la main sur ces quelques pièces qu’on ne porte pas vraiment signifie par la même occasion récupérer un peu de trésorerie qui évitera d’amputer le PEL familial pour faire tomber cette Royal Oak qui vous fait de l’oeil depuis un moment déjà.

Comment bien s’y prendre ?

Une bonne question à laquelle encore une fois, les réponses sont nombreuses. Il y a bien sûr le réseau personnel et les amis, qui vous connaissant et connaissant la provenance de la montre, seront plus enclins à franchir le pas, une bonne manière de s’assurer qu’une montre que l’on a aimée « reste dans la famille ». Une manière de la revoir de temps en temps et de voir qu’elle est réellement plus heureuse ailleurs.

Chronographe Jaeger et couteau pliant Perceval en ébène

Lorsque vous trainez un peu dans le milieu, et selon les pièces à vendre, certains réseaux sociaux et forums, groupes Facebook et compagnie sont aussi d’excellents moyens de passer l’info sur une pièce à la vente. L’avantage étant de toucher une large communauté d’amateurs en quelques clics, avec un inconvénient toutefois, celui de parfois tomber sur des clients souvent plus intéressés par une « bonne affaire », en quête d’un prix plutôt que d’une belle pièce. Pas toujours les négociations les plus agréables, mais ça peut fonctionner.

Et enfin il y a les spécialistes de la mise en relation dont on loue en quelque sorte la base de données le temps d’une vente. Il y a d’un côté les généralistes, comme eBay et Le Bon Coin, plateformes gigantesques ou l’on trouve tout et n’importe quoi, mais qui drainent tellement de passage qu’une offre rencontre une demande.

Rolex 1601 Datejust

De l’autre côté, il y a ceux dont la vente de montres et/ou de produits haut de gamme est la spécialité : Chrono 24, Vestiaire Collective, Catawiki et d’autres dont les conditions et frais varient selon les acteurs. L’avantage certain étant d’avoir sa montre davantage mise en valeur sur une plateforme spécialisée qui bénéficie généralement d’un capital confiance bien supérieur à celui concédé aux généralistes par les acheteurs. Par exemple quand nous vous parlions de l’expertise que vous pouvez trouver sur Vestiaire Collective.

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Bien sûr, tout n’est pas que digital. Pour un service « clé en mains » il y a toujours aussi l’option du dépôt chez un marchand de confiance. La relation humaine et le contact avec ce dernier sera alors essentiel dans l’élaboration d’un prix véritablement win-win. C’est également, avouons-le, bien plus plaisant de passer boire un café avec un copain et lui laisser sa montre en toute confiance, que d’uploader des photos sur un site devant sont ordinateur. Ce n’est que mon humble avis.

Vous voyez, les options sont aujourd’hui plus que jamais nombreuses et variées.

Le mot de la fin

Acheter une montre est un plaisir, une aventure. Un coup de tête parfois, mais aussi souvent une longue quête presque initiatique. J’ose le dire. Un plaisir qui peut coûter cher, c’est certain, mais qui bien maîtrisé, en avançant petit à petit sur le chemin de la connaissance horlogère, permet pas à pas, à chacun, de trouver chaussure à son pied, ou plutôt devrais-je dire, boîte à son poignet.

Vestiaire Collective - Jaeger LeCoultre Calatrava

Avant de terminer, je dois vous confier que je suis loin d’être le parfait exemple de mes théories. J’observe et je recherche, beaucoup. Lorsque je trouve je dégaine vite, mais je m’attache souvent, je revends donc peu. Je crois simplement que je n’ai pas l’âme d’un collectionneur, plutôt celle d’un coeur d’artichaut qui a vraiment plaisir à porter ses quelques montres. C’est ainsi.

Revendre pour mieux acheter. Il y a évidemment bien d’autres moyens de « bassement générer du cash » pour acquérir un jour son graal horloger, mais je n’en connais personnellement aucun autre qui permette aussi bien d’affirmer ses goûts, non pas par mimétisme mais véritablement par connaissance des produits et affirmation d’une personnalité. Également le meilleur moyen de réellement apprécier ce que l’on a, le jour où il croisera notre chemin. Un chemin, justement, qui a toute son importance…

Alors à tous ceux qui ont dans leurs boîtes et au fond de leurs coffres, ces pièces qui ne voient depuis belle lurette ni la lumière du jour ni ne connaissent la chaleur d’une aventure en bord de mer… pensez-y, vous savez ce qu’il vous reste à faire ? Vous ferez des heureux, vous y compris !

5 réponses à “Vendre ses montres… pour mieux racheter, évidemment.”

  1. Avatar Benoît Entringer dit :

    Je suis très sensible à l’idée d’améliorer peu à peu sa collection en revendant les montres que l’on ne porte plus.
    Mais, il m’a toujours été très difficile de revendre quoi que ce soit, ce qui n’est d’ailleusr pas nécessairement un mal.
    Un chronographe Girard Perregaux référence 2598, que je n’apprécias plus du tout, est ainsi devenu une de mes pièces préférées, à partir du moment où j’ai remplacé son bracelet par un Marine Nationale de chez J. Bonnie.
    La montre est transfigurée et finalement, je suis ravi de l’avoir gardée, d’autant plus que je n’en ai jamais vu d’autre.

  2. Avatar Franchois dit :

    Bonjour,

    Quel est le modèle de la jaeger lecoultre ? (dernière photo)

    merci beaucoup !

  3. Avatar Kiks dit :

    Bonjour, de quel modèle de Omega sagit-il ? (celle en couverture sur le manteau camel)
    Merci bien !

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