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Oris Diver 65 : Back to Basics

Oris. Une compagnie créée il y a plus d’un siècle près de Bâle, qui a produit de nombreux modèles et mouvements, certains mêmes certifiés chronomètres par l’observatoire de Neuchatel dès 1968. Une vraie légitimité dans la conception et la réalisation de montres-outils, autant pour l’aviation que pour la plongée. Des pièces très techniques aux tailles de boîtes conséquentes qui raffolent des combinaisons Néoprène mais qui ne sont pas forcément taillées pour se glisser furtivement sous la patte de manche de votre chemise en popeline de coton double-retors.

C’est justement une montre de plongée qui nous intéresse aujourd’hui, une réédition très fidèle d’un Diver Oris datant de 1965, dont vous avez certainement déjà entendu parler. Son nom évocateur ne laisse pas place au doute : Oris Diver 65.

Oris Diver 65 - Nato G10

Première impression : je suis séduit, et le sentiment vintage ne s’arrête pas à la couleur du luminova. Cette réédition est vraiment extrêmement fidèle au modèle qui 50 ans plus tôt nageait déjà au fond des océans. Les finitions sont belles sans être trop raffinées pour une tool-watch. À noter simplement l’évolution de la taille de la boîte qui passe de 36 à 40mm. 38 ou 39mm auraient sûrement été suffisants pour faire entrer cette belle plongeuse dans l’ère moderne, mais 40mm reste une taille très raisonnable, et idéale pour beaucoup, moi y compris.

Le boîtier :

Ce boîtier de 40mm est donc brossé et le fond de boîte est vissé tout comme la couronne signée (à la différence du modèle original). La lunette uni-directionnelle est en acier, mais l’insert est en aluminium afin de vraiment reprendre les codes du modèle d’origine et ainsi obtenir une teinte “silver” des marquages que l’usage de céramique aurait terni, tout en augmentant considérablement les coûts de production. Choix judicieux donc.

Le verre saphir extra bombé reproduit vraiment le galbe d’un plexi des années 60 et nous aimons beaucoup cela. Le mouvement est un Sellita SW200 modifié par ORIS. C’est fiable et ne nécessite pas d’entretien hors de prix. Tous les horlogers savent le réviser ou le réparer si besoin et les pièces de rechange se trouvent facilement : encore un fois on reste dans l’esprit des montres-outils.

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Pour pouvoir passer du mouvement mécanique du modèle de 1965 au calibre automatique d’aujourd’hui, tout en conservant une épaisseur de boîte raisonnable et en accord avec les proportions vintage de la montre (12,86mm), Oris a dû limiter l’étanchéité de ce Diver 65 à 100m. Les puristes diront que cela n’en fait plus vraiment un diver et techniquement ils auront raison (200m minimum). Cependant, je me range tout de même du côté des développeurs de chez Oris pour ce choix, et ce pour plusieurs raisons :

Tout d’abord parce que cette étanchéité de 10ATM est déjà amplement suffisante pour se laver les main ou effectuer quelques longueurs dans votre piscine le matin en vous assurant de ne pas être en retard au travail. Ensuite parce que pour aller nager en eaux profondes, ce ne serait de toute manière, pas leur premier choix. Et enfin parce que ce choix est au service d’une fidélité à l’esthétique et à la personnalité du modèle original qui aurait très clairement été trahie par une boîte de 15mm d’épaisseur. Merci messieurs pour ce choix judicieux et éclairé !

Le Cadran :

Extrêmement fidèle au cadran original, Oris va jusqu’à reproduire la teinte du tritium des années 60. Un processus classique et très à la mode ces dernières années, mais qui fonctionne toujours très bien. Encore un bon point donc pour ces Messieurs du développement.

Un autre élément visuel, à mon humble avis, a été amélioré par rapport à la version de 1965 : la position et la couleur du guichet date ont été modifiées. Le guichet passe de 3 à 6h et le dateur devient noir. Résultat ? Tout celà s’intègre parfaitement dans le cadran en empiétant que très légèrement sur le luminova du 6.

Les aiguilles de type glaive restent fidèles au modèle original et la grande seconde “lollipop” affirme non seulement une superbe lisibilité dans le noir, mais aussi un charme désuet et rétro auquel évidemment nous ne sommes pas insensibles.

Le bracelet :

Ce bracelet en caoutchouc de type tropique est purement et simplement le tropique le plus confortable et souple que j’ai eu l’occasion de porter. L’imprimé “croisillons” caractéristique aurait peut-être pu être légèrement plus marqué et profond pour être vraiment fidèle aux bracelets tropiques des années 60, mais la souplesse et le confort de ce bracelet effacent en un clin d’oeil cette considération esthétique.

En passant, avec une largeur d’entre-corne de 20mm (taille idéale encore une fois), vous pourrez lui faire essayer facilement tous vos bracelets natos, cuirs ou textiles, vous verrez, nous avons fait des tests et ils lui vont tous très bien…

Où la porter ?

Vous l’aurez compris, je ne suis pas le seul et toute l’équipe des Rhabilleurs a été séduite par cette réédition, extrêmement fidèle a l’originale et à son esprit.


« Ce diver a une vraie personnalité,
ses proportions sont idéales et à 1600EUR, son positionnement prix est très attractif
sur un segment qui joue en général nettement plus haut si l’on veut retrouver ce type de finitions,
de simplicité des lignes et de personnalité, le tout venant d’une maison suisse réputée. »


Oris Diver 65 - Tropique

Très honnêtement, cette montre est un vrai caméléon tant elle s’adapte à toutes les situations. Sur un Nato textile gris amiral ou vert militaire, elle devient une véritable tool watch que vous pourrez porter avec plaisir, aussi bien pour aller au bureau en écoutant la BO du grand bleu sur votre iPod que pour vous essayer au free diving à Chypre sur les traces de Herbert Nitsch. Habillez-la ensuite du tropique d’origine ou d’un beau Nato en cuir, et vous pourrez la porter au mariage de votre cousin à Tenerife accompagné de votre costume bleu et d’une chemise blanche. Sans cravate bien entendu, mais accompagné d’un “pocket square” de bon goût, vous passerez ainsi subtilement le message suivant à qui a assez de finesse pour le comprendre :


« Elégance et raffinement, certes, mais jamais au détriment de l’efficacité »
Votre montre le dit bien, vous êtes prêt à relever tous les défis et à partir
en mission périlleuse à n’importe quel instant s’il le faut.


Dites leurs tout de même de ne pas trop s’inquiéter, avec votre flegme légendaire, vous serez de retour pour le dessert, vous n’allez rater ni la pièce montée, ni votre première danse avec Svetlana, cette violoncelliste russe que l’on vient de vous présenter. Oh James…

10 réponses à “Oris Diver 65 : Back to Basics”

  1. Leo dit :

    Jolie montre, et un RPQ honnête.

  2. Arnaud dit :

    Au début je n’étais pas fan, jusqu’à ce jour où j’ai pu la passer à mon poignet pour la tester, juste comme ça, pour voir… Ça a été tout vu en quelques minutes: Gros coup de cœur! Après la lecture de ce test, ça ne va pas arranger ma CHI. Allez, merci quand même…

  3. Tartine dit :

    J’aime beaucoup, et encore plus la version bleue…

  4. Arnaud dit :

    Votre revue est intéressante mais votre constat : « à 1600EUR, son positionnement prix est très attractif sur un segment qui joue en général nettement plus haut si l’on veut retrouver ce type de finitions » me paraît hâtif.
    On trouve pléthore de modèles aux finitions flatteuses et embarquant des mouvements au moins aussi prestigieux, sans franchir le cap des 1000 €.
    Selon moi, le modèle original de 1965 n’a pas marqué les esprits et le tarif aujourd’hui proposé est simplement le fruit d’un rapprochement avec le positionnement de la LLD.
    En tant qu’acheteur compulsif de plongeuses, j’aurais pû tenter l’expérience si ce prix me paraissait légitime.
    Bon point en revanche pour cette réédition réussie.

    • Jérôme dit :

      Bonjour Arnaud,
      Merci pour votre commentaire, je me permets de compléter ma citation : … »si l’on veut retrouver ce type de finitions,
      de simplicité des lignes et de personnalité, le tout venant d’une maison suisse réputée. »

      Ne croyez-vous pas ? S’il y a effectivement pléthore de divers sympathiques et bien finis sous la barre des 1000EUR, Seiko en tête, il ne me semble pas qu’on puisse en dire de même des grandes marques suisses, surtout si, je me repète, on souhaite un design intemporel, simple et soigné qu’on puisse porter aussi bien à la ville qu’à la plage.

      Si vous avez une liste de ce type de pièces à n’en plus finir, je suis preneur !

      Bonne journée,
      Jerome.

  5. antoine dit :

    Le problème de cette montre de belle qualité est qu’elle évoque, en tous cas pour moi, des plongeuses des années 60, certes, mais très bas de gamme ! l’impression est renforcés pas la lunette affleurant le verre, les aiguilles que je trouve quelconques, et surtout le luminova de couleur verte (un beau blanc aurait été plus heureux et plus classieux).

  6. Cherf dit :

    Très belle montre

  7. Ruggeri dit :

    Magnifique elle fais maintenant partit de Ma collection parmi les vintages depuis le 30/07/2016 et un grand merci à cette maison mityque Oris et à sa direction qui a tout compris

  8. Ruggeri dit :

    Très Belle montre j’ai craquer et je me la suis offert
    Pour avoir Plongee en eaux profondes 10 ATM
    On va loin le commandant Cousteau plongeais avec une Aquastar 10 ATM sans souci
    Grand Merci À Oris pour se modèle vraiment de haute qualité
    Stephane Ruggeri

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