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10 choses à savoir sur NOMOS GLASHÜTTE

10 choses à savoir sur NOMOS GLASHÜTTE Pour briller dans les dîners en ville

Depuis 30 ans, la manufacture Nomos Glashütte saxonne renouvelle l’image rigoureuse et stricte de la belle horlogerie allemande avec des modèles séduisants et non dénués parfois d’une certaine fantaisie, mais aussi avec des calibres fait maison et un rapport qualité-prix positionné au plus juste.

Le rêve de Roland Schwertner

Faut-il être horloger pour innover en la matière ? Depuis 1990, Roland Schwertner tend à prouver le contraire. Photographe et informaticien, sa personnalité oscille entre sens de l’esthétisme et goût de la technique. Originaire de Düsseldorf, c’est dans le saint des saints de l’horlogerie germanique, le petit village de Glashütte, au cœur de la Saxe, non loin de Dresde, qu’il décide de fonder sa propre marque de montres. Depuis la chute de RDA, la région a repris des couleurs et la production horlogère y retrouve ses lettres de noblesse. Avec ses associés, Uwe Ahrendt, associé-gérant et responsable de la production, aujourd’hui PDG de l’entreprise, et Judith Borowski, copropriétaire chargée du design et du développement de la marque, il souhaite suivre une ligne de crête : offrir une lecture moderne et élégante des standards et du style horloger typique de cette région. Une évidente volonté de dépoussiérer un style parfois compassé se fait sentir. Mais pas question de transiger sur la réputation de fiabilité et de rigueur, parfois à la limite de l’austérité, acquise par les pièces produites dans la région

Roland Schwertner - Source - Baselworld

Il a déjà existé une entreprise Nomos-Uhr-Gesellschaft, Guido Müller & Co, entre 1906 et 1910. Mais cet importateur de montres suisses en Allemagne n’a aucun lien ni rapport avec la marque actuelle. Les amateurs de pièces vintage prendront garde à ne pas se laisser abuser. Nomos Glashütte fait ses débuts en 1992 avec quatre modèles fondateurs : Tangente, Orion, Ludwig et Tetra. Le premier calibre automatique est officiellement présenté en 2005, et Nomos obtient le statut de manufacture indépendante.

Une démarche indépendante et payante

Nomos est le premier fabriquant horloger allemand, en volume. Une belle réussite pour une maison indépendante, fondé il y a trois décennies. Les clefs du succès sont à chercher du côté du style, certainement, mais il ne faut pas ignorer complètement la politique de prix ajustés menée, dès les origines, par la manufacture allemande.

S’appuyant sur une évidente qualité perçue et des fonctions basiques simples, les montres Nomos séduisent parce qu’elles offrent une forme de singularité à des prix attractifs, dans une fourchette globale de 1000 à 4000 euros, exception faite de la collection Lux qui dépasse de manière justifiée les 10 000 euros.

160 prix de design, sous l’angle du Bauhaus

Sans mystère, la marque allemande fait référence pour ses principes stylistiques à l’essentialisme du Bauhaus. Cette école d’architecture et d’arts appliqués, fondée en 1919 à Weimar par Walter Gropius, et par extension le courant créatif qui en découle pour lequel « la forme suit la fonction », selon la célèbre formule de l’architecte américain Louis Sullivan. Pas d’ornementation inutile donc pour les montres Nomos, ni même de complications horlogères sophistiquées que leurs clients n’utiliseraient pas.

Nomos Glashütte - Etude des polices

Marquées par leur apparente simplicité, les montres Nomos se répartissent en plusieurs familles. Outre les quatre lignes originelles (Tangente, Ludwig, Tetra et Orion), la manufacture a régulièrement dévoilé des modèles nouveaux comme Tangomat (2005), Club (2007), Zürich (2009) ainsi que Ahoi (2013), Metro (2014), Minimatik (2015) et Autobahn (2018). En tout, les montres Nomos ont remporté plus de 160 prix de design, dont plusieurs fois les récompenses les plus prestigieuses du genre, notamment le IF Design Award.

Créativité berlinoise

Berlin est une ville en mouvement, tournée vers la modernité et la création. Pour être au plus près des tendances et ne pas se complaire uniquement dans la tradition horlogère, la marque à fait le choix de dissocier ses bureaux de design, de marketing de relation presse dans la capitale allemande.

Cette volonté de dissocier les sites de production et le centre créatif traduit assez bien la double aspiration de la marque, ainsi que son souhait, au-delà de la qualité de fabrication, de proposer des montres urbaines contemporaines, sous la direction, notamment, du designer Thomas Hoehnel.

Une géolocalisation allemande

La certification de Glashütte est une indication aussi précieuse à faire figurer sur les montres que le terroir pour les grands vins de bourgogne ou les AOC pour les fromages. Pour bénéficier de l’appellation, le fabriquant d’une montre doit légalement générer au moins 50% de la valeur du calibre sur le territoire de la petite commune. Cette règle a notamment été établie pour parer les contrefaçons, à une époque où un certain nombre de fabricants de montres, notamment des Suisses, se prévalaient du nom de ce village allemand à la réputation mondialement établie. Selon les chiffres proclamés par Nomos, la jeune marque dépasserait ce chiffre pour atteindre un score de près de 95%.

Pour y parvenir, la manufacture fait appel à toutes les meilleures ressources de la production allemande et joue sur la complémentarité de ses sites de production. Trois d’entre eux sont à Glashütte. L’administration est située dans l’ancien bâtiment principal de la gare du village, tandis que la majorité des horlogers de l’entreprise travaillent dans l’unité de chronométrie, rue d’Erbenhang, sur les hauteurs de la commune. Depuis septembre 2017, une nouvelle unité de de décolletage industriel, a été installée dans le district voisin de Schlottwitz et une quarantaine des quelques trois-cent employés de la marque y travaillent. Nomos fait bien sûr appel à quelques sous-traitants comme pour les cadrans (réalisés chez EMI Swiss SA, par exemple), mais aussi pour les pierres et les glaces, achetées à une société française. Le spiral « Nomos Swing System » est fabriqué en Forêt-Noire. 

Neomatik : finesse et précision en série

Les calibres allemands les plus précis ont longtemps imposé leurs dimensions généreuses au prétexte de la fonctionnalité et de l’efficacité. La finesse semblait une frivolité et pouvait être regardée avec dédain, notamment par les horlogers saxons. La minceur semblait contraire à la perception de robustesse et de qualité.

Nomos Glashütte Lambda 175 ans d'horlogerie à Glashütte - Calibre DUW 1001

Faisait-elle naître le doute que la montre pourrait ne pas être mécanique ? Nomos a décidé d’explorer la voie de la conciliation avec ses calibres « Neomatik », un terme créé de toutes pièces par la jeune marque et qui s’est imposé comme une référence.

Des calibres estampillés par amour

DUW. Trois lettres mystérieusement gravées au dos des montres Nomos. Acronyme de « Deutsche Uhrenwerke », c’est le gage d’un mouvement horloger allemand, avec tout ce que cela suppose de rigueur. L’assemblage, l’empierrage et le réglage des calibres sont des opérations manuelles accomplies au sein de l’atelier de chronométrie de Glashütte. La jeune manufacture s’est rapidement distinguée par la belle qualité d’exécution de ses mouvements dont les détails et les finitions sont soignés. Un œil averti repère vite la platine trois-quarts plaquée rhodium avec un soleillage poli, mais aussi le nervurage typique de Glashütte, agrémenté d’un perlage spécifique à la marque. Parmi les éléments techniques remarquable, il est possible de noter, par exemple, un double ressort de barillet permettant une généreuse réserve de marche de 84 heures, le réglage fin six positions en col de cygne, le balancier à vis ou l’indicateur de réserve de marche spécifique, tout comme leur système stop-seconde et bien sûr le « NOMOS-Swing-System », un échappement spécifique créé en 2014 par les ingénieurs de la marque en partenariat avec l’université technique de Dresde, et introduit initialement dans la gamme Metro.

Autres jolis détails de finitions : les rouages en or polis dans du balsa, le coq gravé à la main, les chatons vissés en or, les vis bleuies à haute température, le soleillage sur le rochet et sur la roue de couronne, ou les bords aux arrêtes biseautés et polies à la main. Sans oublier, sur un certain nombre de modèles, un bracelet en cuir Cordovan, rembordé à la main par la maison Horween. Tout cela mérite bien la mention « Mit Liebe in Glashütte gefertigt » gravée sur le col de cygne. (Anti-sèche pour ceux qui n’ont pas pris l’allemand en LV2 au lycée : « Fabriquée avec amour à Glashütte »).

Extravagances formelles

Les horlogers et les designers de Nomos aiment faire les choses sérieusement mais ils ne se prennent pas véritablement au sérieux. Ainsi, sans jamais sortir du droit fil de la ligne stylistique du Bauhaus, se permettent-ils régulièrement quelques variations. C’est le cas avec les montres Lux, le haut de gamme de la maison, dont les cadrans sont en or 18 carats, rose ou blanc. Contemporain, avec une boîte de forme tonneau dans laquelle s’insère un cadran rond bénéficie du calibre à remontage manuel DUW 2002.

Nomos Glashütte - Lambda

Non sans audace, la marque a aussi présenté une délicieuse déclinaison dans des couleurs acidulées multiples, sous l’astucieuse désignation « Petits fours », de sa montre Tetra de forme carrée. Récemment, le modèle Tetra Fidelio, au cœur de la nouvelle série baptisée « Symphonie » s’est offert un cadran teinté d’un bleu intense, en hommage à l’unique opéra de Ludvig van Beethoven.

Autobahn, en route pour de nouvelles aventures

Dernière née des créations de Nomos, la ligne Autobahn a été introduite en 2018. Réalisée en collaboration avec Werner Aisslinger, elle est motorisée (c’est le terme pour une montre évoquant, directement mais avec subtilité, des formes et des courbes renvoyant à l’univers automobile) par le mouvement Neomatik date.

Une date trainante indiquée dans un guichet allongé. Une montre très lisible, y compris la nuit quand, avec ses éléments luminescents travaillés avec des cubes pour donner dans le noir l’effet optique d’un cadran de tableau de bord. Avec un diamètre de 41 mm c’est l’une des « grandes » montres proposée par cette manufacture qui sait garder le sens des proportions.

Pas de seconde main, mais des exemplaires uniques

Les modèles de la marque Nomos ne peuvent évidemment pas encore prétendre au statut de montres de « collection » ou de « vintage », mais il n’est désormais pas rare d’en découvrir dans des sélections de pièces de seconde main. Dans ce marché florissant, la manufacture saxonne a adopté un positionnement plutôt original : proposer des montres restaurées.

Nomos Glashütte Ludwig Neomatik 39

Sur le site internet de la manufacture, il est ainsi possible de faire des bonnes affaires en commandant en ligne des exemplaires « neufs d’occasion », c’est-à-dire des pièces ayant servi de modèle d’exposition dans une vitrine, entre autres. Des montres qui repassent par les ateliers de la marque pour être révisées, remises dans leur étant d’origine, et contrôlées. Une jolie manière d’augmenter le cycle de vie des produits, démarche vertueuse qui ne déplaira pas à une jeune génération attentive aux solutions valorisantes et durables.

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