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Le Quartz À affichage LED et LCD

Le Quartz À affichage LED et LCD L’heure digitale des seventies

Il y a quelques temps, nous vous présentions une Audemars Piguet Royal Oak Quartz à la forme peu commune. Et peu connue. Si nous avons pu vous présenter cette pièce loin d’être facile à dénicher, c’est grâce à notre cher ami Stéphane de chez Montres Mania

Lors de notre dernière visite rue de Seine, ce dernier n’avait d’ailleurs pas manqué de nous mettre de côté d’autres pièces à quartz à la forte identité. Exactement comme on les aime.

L’occasion pour moi de vous parler de deux pièces issues de la même époque mais à la philosophie et au design complètement différents. Avant d’entrer dans le vif du sujet, essayons de se mettre dans l’ambiance. 

Nous sommes au milieu des années 70, le quartz en provenance du pays du soleil levant s’apprête à faire trembler le monde de l’horlogerie. Pour le moment, personne ne saisit réellement ce que représentera la Seiko 35SQ Astron et la crise qui découlera de l’arrivée sur le marché de cette première montre bracelet à quartz. 

Pulsar James Bond Vivre ou laisser mourrir

Bref, le quartz est à la mode et les marques s’essayent à développer des designs futuristes (pour l’époque) dotés de ces nouveaux mouvements à pile. Plus encore, c’est l’affichage digital qui est en vogue. Nous avons par exemple la Pulsar d’Hamilton qui fait son apparition avec son affichage LED et qui ne donne l’heure qu’après avoir appuyé sur un bouton. Une montre qu’il est d’ailleurs possible de retrouver à l’écran au poignet de Roger Moore dans Vivre et laisser mourir (1973). 

Un système précurseur ancêtre du LCD qui, lui, permettra d’afficher l’heure en permanence. Exit alors l’incontournable rouge infrarouge.

Pour conclure sur le cadre spatio-temporel, nous sommes à une époque où les montres à quartz avaient le droit à leurs boites en acier aux angles affutés et à leurs bracelets intégrés.

Tissot T affichage LED

Quelques lignes plus haut, je vous parlais de la Pulsar et du fameux rouge infrarouge. Laissez-moi donc commencer par vous présenter cette Tissot à affichage LED dont la référence m’est complètement inconnue. Ce n’est pas faute d’avoir essayé et si quelqu’un arrive à retrouver la référence exacte je suis preneur !

Design tranchant 

Le design de cette montre est étonnamment intéressant. Bien que cette dernière soit introuvable aujourd’hui, nous avons eu la chance d’avoir entre les mains une pièce jamais polie et extrêmement bien conservée. Nous avons donc un beau satiné dont la texture tire vers le mat voilé à l’image des finitions de l’époque. Celui-ci est agrémenté ici et là de finitions polies qui donnent une véritable présence à la montre. 

Tissot T Affichage LED

L’économie a été faite sur les chanfreins avec une boite dotée d’angles tranchants qui viennent se fondre dans la continuité du bracelet comme si l’ensemble avait été taillé dans un seul et même bloc d’acier. On adore

Tissot T Affichage LED

Le design du bracelet est également assez fou et dans la même veine que la boite. L’équation est simple : de l’acier et des angles tranchants, le tout agrémenté d’une bonne chute qui offre un peu de subtilité au bracelet et le rend très agréable à porter.

Petit détail interessant : la boite n’est pas fine comme le mouvement à quartz pourrait le permettre. C’est comme si les horlogers Tissot de l’époque avaient décidé d’insuffler une présence à la boite en la rendant plus épaisse qu’elle aurait pu l’être. Et honnêtement, ça marche plutôt bien

Affichage LED

Si la Tissot en question peut ressembler à une vieille télévision cathodique éteinte, il suffit d’appuyer sur un bouton pour lui donner vie. En effet, celle-ci est dotée d’un affichage LED à l’instar de la Pulsar dont nous parlions un peu plus haut. 

Tissot T Affichage LED

Aussi, l’affichage de l’heure, des secondes et de la date résultent tous trois de l’exercice d’une pression sur le seul poussoir présent sur la boite. Exercez une pression et l’heure s’affiche quelques secondes au dessus du “T” vintage qui trône au centre du cadran. Maintenez la pression et vous verrez apparaitre les secondes. Exercez deux pressions et c’est la date qui s’affiche.

Tissot T Affichage LED

En ce qui concerne le réglage de l’heure et de la date, cela s’effectue par le biais d’un discret bouton qu’il est uniquement possible d’atteindre à l’aide d’une aiguille. 

Tout un système que j’aime imaginer à la pointe de la technologie de son époque.

Omega Seamaster Chrono-quartz “Albatros” 

Dans la continuité de l’excentrique Tissot dont nous venons de parler, voici une autre montre au physique étonnant mais qui, pourtant, représente un des designs ayant marqué les collections Omega.

Omega Seamaster Chrono-Quartz Albatros

La Omega Seamaster Chrono-quartz également dénommée Albatros a été proposée pour la première fois en 1976 à l’occasion des jeux Olympiques de Montréal. Et lorsque la Pulsar se retrouvait au poignet de James Bond, la Chrono-quartz trouvait sa place à celui de Charles Duke qui n’est autre que le dixième homme à avoir marché sur la lune.

Croisement entre digital et analogique

Les problèmes de consommation de batteries liés à l’utilisation d’affichage LED a entrainé assez rapidement le passage au LCD. Plus de rouge infrarouge, plus de batteries assassinées et un affichage de l’heure en continue. 

Omega Seamaster Chrono-Quartz Albatros

Aussi, la Omega Seamaster Chrono-Quartz est très originale pour la simple et bonne raison que cette dernière est dotée d’un affichage analogique en ce qui concerne l’heure et d’un affichage LCD en ce qui concerne le chronographe. Une sorte de mix qui marque la transition vers le quartz analogique. Cela pourrait d’ailleurs expliquer le fait que quelques années plus tard la production était déjà arrêtée. En 1979 pour être exact.

Quoi qu’il en soit, succès de son époque ou non la Chrono-quartz est dotée d’un design audacieux d’autant plus lorsque l’on sait que celle-ci était proposée à environ 400$ lorsque la Speedmaster professional 145.022 en valait moins de la moitié. Le prix aussi était audacieux.

Omega Seamaster Chrono-Quartz Albatros

Il est donc question de 46 mm d’acier à la forme inspirée des tableaux chronomètres utilisés sur les pistes d’athlétisme. Une forme rectangulaire en acier satiné également parée d’un bracelet intégré à la chute importante. En même temps, il fallait bien adapter au poignet les 46 mm du boitier

Le tout reste assez imposant et est moins gênant que prévu au poignet. Toutefois, impossible de le nier, le style de cette pièce reste bien sûr assez inhabituel.

Mouvement quartz dit Albatros

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le surnom de la Seamaster Chrono-quartz trouve son origine dans la forme plus qu’original de son calibre 1611. Ce dernier a la particularité d’être composé de deux mouvements distincts tout deux utilisants le même résonateur à quartz. 

Source : Wikipedia

Ainsi celui-ci comprend deux piles maintenues par deux pinces placées de manière à rappeler les ailes ouvertes d’un Albatros. Tout cela est donc très poétique mais surtout extrêmement moderne pour l’époque. Cette Seamaster hybride est la première montre au monde à affichage analogique et digital. Ce qui pourrait peut-être expliquer son prix aussi élevé.

Quoi qu’il en soit, ces deux modèles semblent résumer une époque où la créativité semblait moins bridée qu’aujourd’hui et où le quartz n’était pas seulement un mouvement loin d’être innovant dans une boite sans vraiment d’identité. Ce dernier était alors synonyme d’innovation et les marques voulaient aller toujours plus loin quant à son utilisation. 

Bien sûr, lorsque je parle de quartz sans intérêt, il s’agit d’une généralité qui illustre une tendance actuelle. Celle-ci est évidemment à nuancer, certaines marques arrivent encore à proposer des pièces plus qu’interessantes. Je pense tout particulièrement à F.P. Journe et son Elégante électromécanique. Voici une montre à “quartz” d’aujourd’hui au mouvement extrêmement innovant et au design sortant de l’ordinaire.

Merci encore à notre ami Stéphane de chez Montres Mania pour nous avoir montré ses pièces. N’hésitez pas à aller lui rendre visite dans sa boutique pour découvrir ses pépites.

Montres Mania - 38 rue de Seine 75006 Paris
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