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IWC Portugaise : Un grand classique se pare d’un grand bleu

Nous vous parlions récemment du bleu IWC au travers de la Mark XVIII Edition Laureus dans une douce boite en céramique. Le bleu IWC ne se limite évidemment pas qu’à cette pièce, et il mériterait même un article « anniversaire » dans la mesure où cela fait plus de 50 ans qu’IWC a sorti le premier cadran de cette couleur. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une pièce que j’apprécie particulièrement et que le bleu sublime de la plus belle des manières : la Portugaise chronographe. Quelle meilleure teinte pour celui dont l’ancêtre n’était autre qu’un chronomètre de marine ? Exact.

IWC Portugaise, chronographe depuis 1998

Je ne peux que vous encourager à relire l’histoire de l’IWC Portugaise depuis ses débuts à la fin du XIXè siècle, cela remet les idées en place.

Le chronographe, lui, est arrivé un moment après. Pour ceux qui ont l’oeil aiguisé et qui apprécie le jeu d’acteurs de Sophie Marceau et Yvan Attal dans Anthony Zimmer, il ne vous aura pas échappé que la montre qu’offre Anthony à Chiara n’est autre qu’un chronographe IWC Portugaise bien particulier.

On apprécie évidemment la constance de ce design qui est resté le même depuis sa création. Son esprit, ses formes et ses matières sont restés fidèles aux origines, du modèle. N’est-ce pas d’ailleurs très justement l’apanage des grands designs que de rester inchangés avec le temps ? Les différences subtiles existent évidemment,  certains codes couleurs évoluent et on trouve même un magnifique cadran laqué pour fêter un 150ème anniversaire. La substance et les proportions de ce design tant apprécié et immédiatement reconnaissable, eux, ne changent pas. Une « Portugaise » reste une « Portugaise« .

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IWC SIHH 2018 - Portugaise Chronographe 150ème anniversaire - Focus

La récente sortie du mythique chronographe avec un cadran bleu n’est pas passée inaperçue, surtout quand la couleur en question est assez douce et et subtile pour ne pas être temporelle.

Les cadrans bleus, comme je le disais un peu plus haut, ont aussi une histoire chez IWC. Il est vrai que l’on est habitué chez la marque à voir ce bleu si particulier faire surface à intervalles de temps plutôt réguliers, sur des éditions limitées et autres pièces de la collection.

Les premiers cadrans bleus remontent chez IWC au milieu des années 1960, le premier de celui-ci ayant équipé une certaine référence Ingénieur 866. Depuis, la marque n’a créé pas moins de 120 modèles dans les six familles qui composent les collections. Une couleur que l’on trouve d’ailleurs souvent associée avec les éditions « Le Petit Prince » ou « Laureus » dont nous vous présentions récemment la dernière occurence dans un magnifique boitier céramique.

IWC Portugaise chronograph blue dial

Ce mythique cadran bleu se pose donc aujourd’hui sur le chronographe IWC que nous connaissons bien. Si l’on se souvient un instant de ses origines en rapport avec les chronomètre de marine, le bleu lui sied donc à merveille.

IWC Portugieser Chronograph Blue Dial

Les caractéristiques techniques du chronographe ne changent pas. On retrouve toujours cette belle harmonie des éléments constitutifs du cadran dans une ouverture de boite de précisément 40,9mm qui accueille le Calibre IWC 79350 et ses 45 heures de réserve de marche. Une base de Valjoux 7750 passé au cahier des charges exigent d’IWC, assemblé, fini et testé dans les ateliers de la marque. Fiabilité, longévité et précision garanties.

Le mouvement offre une petite seconde à six heures, ainsi que le totalisateur des 30 minutes du chronographe à midi. Respectant ainsi le bel équilibre et l’harmonie du cadran que nous aimons tant.

Le prix ne change pas non plus par rapport aux autres pièces de la collection, toujours de 7.600€. Je pense qu’un tel cadran saura ne pas tomber en désuétude, justement parce que le bleu est d’une belle sobriété

Voici à notre humble avis un magnifique exemple de ce que le bleu peut avoir en horlogerie de plus beau. Une façon très élégante de sortir du noir et du « silver » sans tomber dans une excentricité dont on pourrait rapidement se lasser. Un peu à la manière d’un smoking bleu nuit lors d’un évènement « Black Tie ». Ça aussi, c’est une excellente idée..

IWC Portugieser Chronograph Blue Dial - Style

7 réponses à “IWC Portugaise : Un grand classique se pare d’un grand bleu”

  1. LUDOSTER dit :

    Jolie revue!
    Par contre 7600 euros pour un Eta Valjoux 7750, même si c’est un mouvement connu et reconnu… ça fait sourire quand même! Même si on achète pas en premier lieu un rapport qualité prix, avec le même mouvement on aura un chrono sympa chez Hamilton pour moins de 1500 euros ou un chrono mieux fini chez Zénith avec le mouvement historique El Primero pour moins chère que chez IWC…

    • DIETSCHY Philippe dit :

      Bonjour,

      à noter que depuis le printemps , IWC propose la Portugaise chronographe édition 150 ans avec le nouveau calibre maison 69355 pour 300€ de plus que le modèle « normal » soit 7900€.
      cadran blanc ou bleu, limité à 2000 exemplaires pour chaque, fond transparent laissant apparaitre le mécanisme.
      La famille des calibres 69000 présente une architecture similaire à celle des IWC 79320 et IWC 75320, qui étaient basées sur la populaire série Valjoux 7750 . Toutefois, IWC a considérablement modifié le mouvement, notamment en mettant en place un système de roue à colonnes plutôt que le 7750 à cames. La série 69000 peut à juste titre être qualifiée de mouvement interne , ce qui renforce la réputation des montres de la société.
      https://www.iwc.com/fr/fr/watch-collections/jubilee-collection/iw371601-portugieser-chronograph-edition-150-years.html

      néanmoins, cela n’est pas donné….

  2. Stéphane dit :

    Le El Primero est fragile, et le potentiel de précision n’est pas aussi bon qu’avec un Valjoux optimisé et bien réglé. Ma Portugaise « Zimmer » marche à +1 sec / jour, soit mieux que ma Rolex.
    D’autant plus que quand on met ce prix-là dans une montre, savoir qu’elle est équipée d’un mouvement éprouvé et connu par tous les horlogers, et qui ne souffrira d’aucun problème de disponibilité de pièces dans le temps, est plutôt un gage de sérénité.
    Je n’aurais absolument pas confiance en un obscur nouveau mouvement « de manufacture » qui n’aurait aucun « track record ». D’autant qu’un mouvement chrono est plus fragile, car plus de frictions, et donc plus difficile à fiabiliser.
    N’y voyez aucune hostilité de ma part, mais j’aime bien défendre ce mouvement souvent catalogué de « roturier », alors qu’il anime vaillamment un nombre incalculable de chronos mécaniques vendus depuis les 40 dernières années, et qu’aucun horloger n’est jamais venu démentir ses qualités intrinsèques.

    • Jérôme dit :

      Bonjour Stéphane,
      Nous sommes donc exactement sur la même longueur d’ondes, l’auteur de cet article possède d’ailleurs une Portugaise « Zimmer », tout comme vous !
      Excellente journée,
      Jerome

      • PASCAL dit :

        Ma réponse était destinée au commentaire laissé par votre précédent lecteur infra. Concernant votre revue, rien à redire, parfaite. Merci de parler de belle pièce, qui doit purement s’apprécier sous l’angle de la beauté de l’objet, et non pas à l’aune réductrice de son rapport qualité-prix.

    • LUDOSTER dit :

      Je vous remercie pour votre réponse, j’aime beaucoup le 7750, je n’ai pas dit qu’il était mauvais, simplement disons que si le rapport prix plaisir (et non prix qualité serait engagé), je n’y trouverais pas mon compte. Mais nous observerons qu’il existe assez de modèles et de marques pour que chacun y trouve son propre compte!

      Je me permet d’apporter quelques éléments de réponse sur le El Primero. Il a l’avantage sur ses concurrents d’être plat, ultra fiabilisé (depuis 1969 et n’est nullement resté d’origine depuis) et d’avoir cette fluidité incomparable de la trotteuse au dixième de seconde. Le taux de panne gardé secret par Zenith (ou taux de retour) est extrêmement faible et pour tout dire, comparable à celui du 7750 pour la version 400 considérée comme un véritable « tracteur ». Le terme est toutefois malvenu pour l’El Primero tout en finesse et dont le chronométrage au dixième de seconde en fait une pièce très intéressante. Rappelons que le fractionnement des mouvements à 28 800 alternances par minute équivaut à un chronométrage au 8ème de seconde ce qui ne correspond à rien du calcul décimal avec lequel nous découpons le temps.

      Fiable, capable d’une précision bluffante, Zenith sort plus des 2/3 de ses chronos dans une dérive inférieure à 2 à 3 secondes mais n’exploite pas cet atout majeur, capable de chronométrer au 10ème de seconde, la fabrication de l’El Primero n’a cessé depuis 2002 d’être améliorée et modernisée laissant de côté un vieillissement potentiel. Les problématiques amenant le plus souvent au SAV étant un mauvaise manipulation de la couronne, les positions de réglages des aiguilles et du quantième étant inversées en regard de la plupart des mouvements.

      Nul besoin de réinventer la roue en permanence et même si l’El Primero a perdu sa roue clinergic en 1998 qui avait fondé sa fréquence à 36 000 alternances en 1969, il reste d’une modernité qui lui fait surpasser nombre de calibres. D’ailleurs les mouvements de chronos à haute fréquence concurrents n’atteignent pas sa fiabilité mais de cela personne ne parle jamais.

      Les inconvénients d’El Primero : ils sont liés à son architecture qui rend l’accès au barillet difficile et suppose que les services soient faits par des horlogers qualifiés.

      Ce qui n’empêche que le 7750 reste un mouvement très sympathique, j’ai toujours apprécié les vibrations qu’il apporte au poignet!

      • Stéphane dit :

        Merci pour la qualité de votre réponse ; toujours enrichissant d’avoir des débats argumentés entre amateurs. Très intéressants ces compléments d’infos sur le mouvement El Primero. Cela me donne même envie d’aller chiner un chrono Zenith pour compléter ma collection.

        Je comprends votre position concernant le 7750. Je cherche moi-même à trouver un compromis prix – qualité – plaisir – légitimité, quand je décide d’acquérir un garde temps.

        Mon propos, que j’ai peut-être exprimé de façon trop générale, concernait spécifiquement ce chrono Portugaise, et l’idée que finalement, un design réussi et intemporel peut faire oublier le manque de noblesse d’une mécanique, à partir du moment où cette dernière répond, avec modestie mais non sans brio, à sa raison d’être première : compter le temps, avec fiabilité et précision…

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