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Omega : Pionniers de l’exploration marine

Nicolas
Le 16 novembre 2016
B

Bermudes, Nonsuch Island, 1934. Charles William Beebe et Otis Barton décident d’amener leur invention, la Bathysphere, effleurer les fonds marins. Des explorateurs comme la vie nous donne peu l’occasion d’en croiser. Deux hommes qui risquent pertinemment leur vie au service de l’exploration, et de leur plaisir personnel, évidemment. À tout moment, leur engin d’exploration ne résiste pas à la pression et les abysses les gardent égoïstement, à tout jamais. Beebe avait aussi fait son choix, en portant une Omega Marine, première montre de plongée à être commercialisée, en 1932. Retour sur les moments clés d’Omega et les fonds marins.

Omega Marine : le premier pas d’Omega dans les montres de plongée

Omega Marine

1932. L’Omega Marine est commercialisée et devient ainsi la première montre typée plongeuse à l’être. Elle passe certains tests, dont un l’amène à 73 mètres dans le lac Léman par 5 degrés et cela pendant 30 minutes. Un régal… Aujourd’hui, quand on parvient à approcher cette pièce assez rare, c’est à la fois un plaisir pour le poignet, mais avant tout un plaisir pour les yeux. Le système qui permet l’étanchéité de la montre la rend assez attachante et spéciale. En effet, la montre vient en “deux parties”. D’un coté le cadran et le mouvement, et de l’autre une boite amovible ou le bloc cadran/mouvement vient se glisser. Tel un scaphandrier qui enfilerait sa lourde combinaison. La couronne est ainsi protégée. Au dos, un petit fermoir vient sceller le tout. Le bracelet d’origine est aussi pratique et on peut facilement régler sa taille.

Le mouvement est à remontage manuel. La montre respire les années Art-déco, et c’est un plaisir. L’autre plaisir, souvent inconnu, est à propos de sa réédition dans la collection “Museum” d’Omega en 2007. Le même concept, quelques améliorations du mouvement avec la présence de la technologie Co-Axial, notamment. Limitée à 135 pièces, en mémoire du nombre de mètres passés par la montre en 1937 (l’équivalent de 13.5 atmosphères en pression), et éditée en or jaune, la pièce est par conséquent difficile à trouver et acquérir. Mais elle reste le témoin de l’âme de cette Omega historique, en y associant les technologies modernes.

Omega Seamaster : icônes intemporelles des plongeuses Omega

Omega Seamaster 300

Omega Seamaster 300

La suite de la merveilleuse histoire de plongée qui s’est créée au sein de la manufacture Omega est tout aussi fabuleuse. Ces années 50 ont été les plus fertiles à la naissance des montres de plongée qui font battre notre coeur encore aujourd’hui. Je pense évidemment à la Submariner (“The diver’s friend”) visible en 1953, , ou encore à la Fifty Fathoms de Blancpain. Sortie en 1957, la Seamaster 300 veut se tailler une place légitime parmi ces merveilles de la nature, et de l’eau salée.

Et la montre avait de quoi plaire. Les aiguilles Broadarrow, des index affutée, une lunette à la fois fine (si on ne se concentre que sur la lunette tournante externe) et épaisse, et une taille de boite parfaite de 39mm. La définition même de “pleurer à chaudes larmes”.

Le modèle changera au fil du temps en gardant son âme intacte. On pense par exemple au modèle adopté par la Royal Navy au milieu des années 60. On sent une montre plus “brute”, plus robuste. La lunette est plus épaisse, les détails moins fins (les chiffres plus gros, tout comme les index et les aiguilles) donnant un charme unique à cette pièce.

Par la suite, on verra l’apparition de Seamaster “Professional” plus modernes, portées par James dans les films contant ses aventures aux quatre coins du monde. Je pense notamment à cette Seamaster fond Bleu, avec les aiguilles façon Seamaster 300 mais ajourées, rendu célèbre par Pierce Brosnan. Daniel Craig prendra son relais quelques années plus tard pour porter la Planet Ocean, qui mélange à merveille les codes de la Seamaster 300 et des codes plus modernes signés Omega. Les aiguilles Broadarrow sont présentes. Et heureusement ma foi.

Omega sortira en 2014 un modèle de Seamaster 300 “Master Co-axial” très proche de sa petite soeur de 1957. Un pur moment de nostalgie. La montre lui ressemble en un grand nombre de points, notamment le cadran et les aiguilles, la lunette quant à elle est plus large. Le bracelet est retravaillé mais conserve l’esprit des origines, même la boite est similaire, au-delà du fond transparent qui laisse entrevoir le magnifique mouvement Co-axial de cette nouveauté.

Omega Seamaster 600 “Ploprof”

Omega Seamaster Ploprof

Le Calypso. À l’origine dragueur de mine de la Royal Navy britannique, qui croisait dans les eaux de la Méditerranée avant de se retirer à Malte. Aussi le navire d’un certain Jacques-Yves Cousteau. Le choix de Cousteau dans les années 1970 se porte sur la Seamaster 600, aussi appelée “Ploprof“. La Seamaster 300 était en train de voyager dans les eaux les plus profondes aux poignets des plongeurs de la COMEX, ou encore des équipes de Cousteau à la fin des années 60. Mais après ces missions, ces aventuriers ont fait de nombreux retour à Omega, non pas que la montre donnait de mauvais résultats, bien au contraire, mais qu’il en fallait une plus robuste encore.

Omega Seamaster Ploprof

Omega Ploprof : un boitier fait d’un seul bloc d’acier, une couronne spéciale qui ne peut pas bouger et faire se dérégler la montre une fois sous l’eau, le blocage de la lunette en appuyant sur le poussoir orange à cet effet, la valve à hélium à quatre heure. 1200 mètres de plongée possible. Une merveille des océans, ainsi qu’un véritable outil du plongeur professionnel comme amateur.

Omega Seamaster Ploprof

La belle liaison entre Omega et la plongée est donc faite de magnifiques personnes, de beaux mais dangereux moments de découvertes et d’aventures dans les milieux les plus hostiles et profonds de notre chère planète. Un retour à la nature, aux belles histoire du passé qui ont bercé tant d’hommes. L’histoire d’Omega et de la marine continue toujours, pour le bonheur des amateurs et passionnés. Dive, baby, dive…


Tous nos remerciements à notre ami Stéphane de Montresmania pour avoir réuni cette belle famille le temps d’un shooting. Des pièces de Musée dont on ne croise pas le chemin tous les jours… surtout pas dans de telles conditions…