FREDERIQUE CONSTANT CLASSICS MONETA MOONPHASE La collection phare s'illumine
Nous étions à la fin de l’année 2024, quand nous pouvions découvrir chez Frederique Constant une « petite » nouveauté, qui n’a de « petite » que la finesse ou la subtilité, j’ai nommé la Classics Moneta Moonphase. Depuis, et devant le succès de la collection qui a le mérite d’introduire de nouveau au poignet des gens de l’horlogerie « classique » pour un prix doux, Frederique Constant a présenté depuis d’autres versions de sa montre, dont une qui a retenu notre attention et qui est une merveilleuse excuse pour revenir sur ses caractéristiques et ses courbes.



Tout d’abord, vous souvenez-vous des origines de son nom « Moneta » ? Pour ceux qui y voient un rapprochement avec la monnaie, Bingo. Regardez de plus près, l’élément phare de la montre et en rapport avec la numismatique se trouve derrière le tour d’heure, en périphérie du cadran. Il s’agit d’un « simple » disque en acier avec des cannelures bien prononcées qui donnent du corps à la pièce (sans mauvais jeux de mots) et réduit son ouverture. Cette cannelure rappelle évidemment la pièce de monnaie, d’où son petit nom. Cette partie de la montre reprend ici la couleur PVD or jaune appliquée au boitier.
D’ailleurs, et je vous le racontais dans l’article de 2024, les cannelures sur une tranche de pièce de monnaie proviennent de quelques siècles en arrière, quand la valeur de la monnaie était liée à son poids en métal précieux, et que des faussaires s’adonnaient au « rognage », ce qui signifie enlever un peu de matière sur les côtés de la pièce pour gagner un peu d’argent et remettre une pièce allégée en circulation. Pour aller contre les agissements de ces personnes, on habille tardivement les pièces de détails sur la tranche, la fraude se remarquant ainsi au premier coup d’œil.

Le premier détail qui se remarque, hormis la signature esthétique que je viens d’aborder, a trait aux belles proportions du boitier. On parle d’un boitier en acier avec revêtement PVD or jaune dans notre cas, présentant un diamètre de 37 mm de diamètre pour 7,6 mm d’épaisseur, et des cornes plutôt courtes qui tombent à merveille sur le poignet. On retrouve la couronne bien préhensible toute en relief que l’on a déjà vu chez Frederique Constant, et qui nous renvoie à une horlogerie plus ancienne encore.
Sur la pièce que j’ai décidé de vous présenter aujourd’hui, le cadran est assez différent de celui que je vous présentais en 2024 et des autres pièces de la collection, car il est presque « muet ». J’entends par là une absence totale d’index, et la seule présence des mentions de la marque et de la phase de Lune. On trouve uniquement le voyage paisible de deux aiguilles dauphines, dans la veine très classique de la montre, facettées elles aussi, jouant ainsi avec les index et la lumière.



À six heures comme dit dans le paragraphe précédent, la poésie de cette Moneta Moonphase et de ce cadran allégé se rapporte à la fameuse phase de Lune. On trouve ainsi une petite Lune ronde avec ses amies les étoiles. Aujourd’hui, et ce malgré la complication, on l’apprécie davantage comme une décoration qu’une véritable fonction que l’on utilise vraiment. Vous remarquerez que la fenêtre ronde de cette Lune est décorée « azurée » à l’aide de fine stries, ajoutant ainsi aux beaux détails de ce cadran. Son entourage en acier revêtement PVD or jaune la rend un peu plus visible dans le cadran.
Ces nouvelles Moneta Moonphase sont disponibles avec cadrans gris, noir et bleu soleillés, mais aussi avec revêtement PVD or jaune avec un cadran gris soleillé muni d’index.

À l’intérieur, on trouve le mouvement Frédérique Constant FC-206, basé sur le calibre à quartz Ronda 706. Rien de bien extraordinaire à vous dire ici, seulement qu’il apporte de la finesse, et que c’est aussi sympathique quand on a un calibre phase de Lune quartz de ne pas avoir à régler la Lune tout le temps.
Cette nouvelle Frederique Constant Classics Moneta Moonphase et sa grande simplicité sont disponibles au prix de 1195€. Un prix que vous jugerez peut-être toujours important pour une montre à quartz, mais à mon sens pas absurde à la vue de tous les beaux détails du cadran et la sensation générale de qualité de la montre qui se porte et s’oublie presque au poignet.



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