BLANCPAIN GRANDE DOUBLE SONNERIE La montre la plus compliquée jamais fabriquée par Blancpain
Blancpain ne se résume pas seulement à la Fifty-Fathoms et son histoire passionnante. Quand la marque reprend un souffle dans les années 1980 et 1990, ce sont bien les complications qui sont mises en avant, et même les grandes complications. Stratégiquement, revenir sur le devant de la scène en présentant les plus belles complications avec un degré de finition exceptionnel est là où on attend Blancpain et où la marque peut tirer son épingle (polie miroir) du jeu. Nous avons eu le plaisir immense de nous rendre au Brassus pour découvrir une montre que nous ne sommes pas prêt d’oublier : la Grande Double Sonnerie. Un concentré de grandes complications, combiné aux meilleurs savoirs-faire en matière de finition et d’ingénierie, qui se savoure avant tout en vidéo et à l’oreille.
Il faut en premier lieu retenir que cette Grande Double Sonnerie représente un projet de huit ans, marqué par 1200 plans techniques, 21 brevets déposés au cours du développement dont 13 intégrés à la construction finale du mouvement, 1053 composants individuels pour le mouvement sur un total de 1116 composants, entièrement conçus, produits, assemblés et décorés en interne.
Ses complications ? Une grande sonnerie, sonnant à tous les quarts en répétant les heures à chaque fois, une petite sonnerie, sonnant à tous les quarts uniquement les quarts (sauf au changement d’heure), une répétition minute à la demande, un tourbillon volant ainsi qu’un calendrier perpétuel. Mais ça n’est pas tout. Pour la grande sonnerie, la petite sonnerie et la répétition minute, vous aurez le choix entre deux mélodies. Un carillon Westminster « classique » et une mélodie « Blancpain » composée à l’aide du batteur du groupe Kiss Eric Singer.


Le Carillon Westminster n’est pas inventé à Westminster mais commissionné par un certain Joseph Jowett (alors professeur de droit), composé en 1793 à Cambridge par le professeur de musique John Randall. Il fait ses débuts dans l’église de St Mary the Great à Cambridge. C’est Edmund Beckett, avocat et horloger du XIX qui a utilisé la composition pour le Palace de Westminster autour de 1850.
Toute la difficulté de la Grande Double Sonnerie se porte au son et aux fréquences qu’il faut trouver pour plaire à l’oreille, et qui suppose aussi une recherche des matériaux employés pour les timbres-ressorts, au tempo qu’il faut parfait grâce à un régulateur. Une fois que ce travail de titan est réalisé, il faut aussi l’intégrer (et cela est bien le terme, puisque les complications ne sont pas ajoutées par modules) à la complication de calendrier perpétuel et au système de tourbillon volant.
Étant donné la complexité de cette montre, dont le calibre et son beau développement font que tout tient dans un boitier de 47 mm de diamètre pour 14,5 mm d’épaisseur, il fallait y associer des finitions à cette hauteur. Anglage (le pont de calendrier perpétuel compte 42 angles rentrants), perlage (quatre différentes taille, dont une taille absolument pas standard de 0,7 mm), Côtes de Genève ( Blancpain a remplacé l’ensemble cylindre/papier diamant avec une pierre dure carbonée qui apporte une constance de finition la où le papier s’use), poli miroir, traits tirés et moulures diamantés : rien l’est laissé brut, tout y compris l’invisible est travaillé par les mains expertes de décoratrices.
J’oubliais, en conclusion, que deux horlogers aux plus belles qualifications travaillent sur cette montre. Une pièce sort de leur atelier par année, démontrant de l’exigence qu’une grande complication de ce genre demande. Voilà où nous attendons Blancpain, et j’espère que le futur nous offrira de nouvelles pièces compliquées, et pourquoi pas innovantes !



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