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MANUFACTURE DES MONTRES LONGINES

MANUFACTURE DES MONTRES LONGINES Une visite à Saint-Imier

Reconnait-on une grande manufacture à son traitement du passé ? C’est à mon sens un des critères les plus hauts dans la reconnaissance d’une grande marque. J’ai eu l’occasion de me rendre chez Longines il y a quelques semaines pour jeter un oeil sur la façon dont sont produites les montres dont on vous parle chaque année, mais également pour rencontrer les personnes incroyables qui font vibrer les archives et les roues des montres Longines.

Nous ne traiterons pas aujourd’hui de la partie manufacture, aussi belle soit-elle, je sais que certains parmi vous commencent à bien connaître tous les procédés de pointe qui y prennent part. J’aimerais m’attarder sur ce qui fait à mon sens aujourd’hui de Longines une marque dans le panthéon de l’horlogerie. À savoir l’intérêt qu’elle porte à ses archives, et à toutes les montres Longines passées qui circulent et vivent dans le monde. Commençons par le musée.

Longines : le musée

Musée Longines

La toute puissance d’un musée, plus que d’accumuler des pièces année par année, est d’arriver à prouver une certaine cohérence d’ensemble, et dévoiler aux yeux du spectateur des pièces qu’il n’aurait pas pu imaginer, qu’il s’agisse de montres bracelets, montres de poche, objets de mesure et objets de collection. J’ai la chance de voir passer entre mes mains de nombreuses montres Longines, qu’il s’agisse de celles que nous mettons en ligne chez JOSEPH BONNIE, ou celles de ventes aux enchères. Mais les pièces de ce musée dépassent largement l’entendement, qu’il s’agisse de variations, de modèles uniques ou très rares.

La première surprise est de découvrir des pièces inédites, avec des “territoires horlogers” qui furent par le passé importants chez la marque mais qui ont aujourd’hui disparu. On aime par exemple à contempler des montres bijoux féminines, ou encore des montres en or masculines d’une élégance rare aux cadrans surprenants. Sans parler des travaux de gravure sur les boitiers et les mouvements, de certains décors peints sur des montres savonnettes du plus bel effet, ou encore de l’utilisation de pierres telles que l’Agate pour décorer des montres de poche.

Le premier numéro de série possédé par Longines est le 335, remontant aux premiers pas de la manufacture Longines en 1867. Pour être clair, les numéros de série se suivent chez Longines depuis leur apparition sur des pièces de la marque, il est donc simple en regardant aujourd’hui ces derniers de comprendre le nombre de pièce fabriqué aux environ de 55 millions.

Dans les années qui vont suivre, nous allons voir apparaître ce qui constituera les fondations de la marque en matière de précision et de mesure du temps. D’un côté 1878 voit l’apparition d’un mouvement de chronographe, breveté par l’horloger Alfred Lugrin, de l’autre 1888 est témoin du premier mouvement chronomètre, le calibre 21.59, fondé sur un mouvement 10 ans plus vieux mais travaillé au mieux pour délivrer la meilleure précision. Sans passer à nouveau en revue toute l’histoire de la chronométrie et la mesure du temps, dont je vous parlais il y a peu avec la sortie de la Ultra-Chron et l’engagement de la marque dans le domaine du ski, je voudrais tout de même vous parler d’une salle qui y est dédiée chez Longines à Saint-Imier.

Des premiers systèmes mécaniques de chronométrage sportif jusqu’aux machines futuristes des dernières décennies, en passant par des montres chronographes bracelet ou de poche : tout y est, ou presque. Cette disposition permet de bien se rendre compte de l’évolution des besoins en parallèle de l’évolution des performances sportives.

Longines : l’atelier héritage

Ça, c’était pour la partie musée. Quelques marches plus en hauteur, nous arrivons dans un autre temple de Longines, où Bernard Portal, directeur de l’atelier héritage, et son équipe d’horlogers de haute-voltige, redonnent vie à toutes les pièces Longines du monde.

Longines Service Héritage

Commençons par un fait des plus intéressants : toutes les pièces depuis 1867 s’y trouvent. Admettons que vous trouviez dans votre tiroir une belle montre de poche de l’an 1890 que vous souhaitiez faire restaurer, ou si vous êtes encore plus chanceux un chronographe équipé d’un mouvement 13ZN, le département héritage chez Longines est capable d’avoir tous les éléments, neufs de stock. De tous les secrets que Longines garde bien pour elle, nous avons le plaisir de découvrir une pièce pleine d’armoires à fins tiroirs, dévoilant tout ce dont un horloger pourrait rêver, et chez Longines davantage. Des barillets, balanciers et ancres (plus largement, de quoi refaire la montre entièrement) pour un calibre 19.57 par ci, des mobiles de centre et freins de tirette pour le calibre 12.68 par là, et tout ce qu’il faut pour sortir un calibre 13ZN neuf de stock. Des questions ? Bernard Portal nous dit évidemment qu’il ne s’agit là que d’un aperçu…je vous laisse imagine l’autre morceau de l’iceberg.

Après cette salle réjouissante, direction une salle plus lumineuse encore où les horlogers font leur art. J’avoue n’avoir pas été le meilleur élève quand Bernard expliquait avec passion ce en quoi consiste leur quotidien, mettant mon nez dans les petites boites grises pour trouver des petites merveilles vintage et parfois très anciennes et voir ce sur quoi les horlogers travaillent avec tant de joie. Ici, en plus de pouvoir utiliser le stock exceptionnel de pièces neuves bien gardées, les horlogers sont capables de restaurer, dans la mesure du possible, d’autres parties de la montre. Pour les boitiers par exemple, s’ils sont fortement endommagés, un prototypiste en interne est capable de les fabriquer. Longines n’ayant jamais fabriqué de cadrans, ils sont envoyés à un cadranier à Genève pour restauration quand cela est nécessaire.

Ce que je vous vous dire avec tout cela, c’est qu’il est possible de remettre une Longines d’équerre et ce dans les règles de l’art, là même où elle est née. Vous aurez compris, je l’espère, toute la beauté qui se cache derrière ce que l’on peut qualifier d’industrie horlogère aujourd’hui. Des histoires, un amour pour son patrimoine indéfectible, et surtout des humains qui le font vivre de la plus belle des manières qui soit. D’ailleurs, gratuitement et sur rendez-vous, vous pourrez accéder au musée et y découvrir toutes les petites merveilles que je viens d’évoquer.

Les horlogers ayant toujours le sens de l’humour, je vous laisse avec Tortue Géniale, personnage célèbre de Dragon Ball qui se trouve un peu partout dans l’atelier d’horlogerie, et qui dit-on, ressemblerait au maître des lieux….

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