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TUDOR RANGER La continuité de la famille Ranger, en 2022

Tudor a présenté il y a quelques jours sa deuxième grande nouveauté de l’année 2022 après la Tudor Black Bay Pro : la Tudor Ranger. Un nom familier pour certains, qui auront reconnu une ligne importante pour la marque, et dont tout le développement mérite que l’on y porte attention, depuis une certaine expédition de 1952 et la présentation de la Oyster Prince jusqu’à la continuité de la Tudor Ranger en 2022.

BRITISH NORTH GREENLAND EXPEDITION

L’histoire de la Tudor Ranger est une affaire de contexte. Nous sommes au début des années 1950, alors que se forme et se développe l’idée de la British North Greenland Expedition. Son objectif ? Un voyage vers le grand nord composé de 25 personnes, majoritairement de l’armée, mais aussi des scientifiques civils, venus étudier la glaciologie et la structure de la feuille de glace, la sismologie et la géologie depuis leur station North Ice. Une expédition dirigée par le commandant James Simpson.

Un grand voyage qui s’étend alors de Thulé à l’Ouest, jusqu’aux territoire Queen Louise Land, région montagneuse, à l’Est du Groenland. Du très beau monde était présent, notamment Stan Paterson, glaciologue de renom dont les études ont beaucoup apporté sur le comportement des glaciers. La BNGE était aussi une démonstration de la capacité logistique anglaise de mener à bien une mission de deux ans sur un terrain peu accueillant. Bref : cette expédition a longtemps servi.

En 1951, le commandant James Simpson part faire du repérage avec quelques personnes, afin de préparer le départ de 1952. On ne sait pas vraiment comment la rencontre entre Tudor et l’expédition s’est faite, mais Hans Wilsdorf veut que ses montres soient présentes pendant les deux années d’expédition, et que les équipes sur place puisse jouir de leurs qualités et faire quelques retours. La montre est alors un outil nécessaire et pratique, devant pour fonctionner au mieux s’adapter aux conditions de froid des lieux. Quel meilleur test de longue durée et moyen de communiquer sur la robustesse et la fiabilité des Tudor Oyster Prince que cette expédition ?

Tudor Oyster Prince - British North Greenland Expedition

On met donc aux poignets de certains des hommes de l’expédition des Tudor Oyster Prince. Un boitier en acier Oyster de 34 mm de diamètre, un cadran simple et lisible avec renfort de matière luminescente, une seconde centrale et pas de date. Ces montres allant affronter un froid parfois en dessous des -50° Celsius, jusque -66° pour être précis, il fallait également les huiler différemment pour éviter un effet du froid sur l’huile qui serait catastrophique pour la précision de la montre.

Les tests se sont révélés plein de succès, comme en témoigne ceux qui les ont portées pendant les missions et qui devaient noter des éventuelles remarques sur le fonctionnement des montres. Qu’il s’agisse du mécanicien responsable des chenillettes au scientifique glaciologue, l’utilisation de la montre s’est montrée agréable, efficace au quotidien, peu importe les conditions.

Revenons à nos moutons : la Tudor Ranger.

Le nom Ranger apparait chez Tudor dans les années 20. Hans Wilsdorf se réveillant un matin en se disant que le nom pourrait servir. À quoi ? C’est une autre histoire. Mais il a existé des montres avec seule la mention RANGER sur le cadran dans ces années-là.

TUDOR OYSTER & THE RANGER

La Tudor Oyster Prince fait son apparition en 1952, la même année que le début des opérations de la mission qui nous intéresse aujourd’hui plus que tout.

Tudor Oyster Prince

Il y a un voile de mystère entourant l’apparition des Tudor Ranger. Peu d’informations circulent à leur propos, mais ce que l’on sait est qu’elles se fondaient sur des boitiers et des références existantes de Tudor Oyster, Oyster Prince (automatique) ou Oysterdate.

Pour comprendre la Ranger, il faut se tourner vers son cadran. Les premières arborent la rose Tudor, son aiguilles des heures « pelle » caractéristique, une aiguille des seconde lollipop rectangulaire, une minute glaive ou stylo, et l’architecture signature 3/6/9/12 bien luminescente.

Grâce à leur numéro de série, on peut dater les premières Tudor Ranger au début des années 1960, 1963 pour être plus précis, alors que leur apparition dans les catalogues se produit à la fin 60. Là est une partie du mystère. Sans passer en revue toutes les références de Tudor Ranger, quelques évolutions apparaissent, on pense par exemple à la présence de la date, le changement de logo avec l’entrée en scène du bouclier et un cadran un peu différent sur quelques points de détails.

Il faudra attendre les années 1980 pour que Tudor offre à la Ranger sa propre ligne de référence avec les montres portant les numéros 90000. Pour résumé, même si certaines caractéristiques de la montre et de son mouvement évoluent, on reconnait toujours le visage de la Ranger. Le modèle verra sa production arrêtée à la fin des années 1980.

Vous pourrez aussi entendre parler de la Tudor Ranger II, qui a aussi existé dans les années 1970. Mais c’est une autre histoire, et c’est celle qui inspirera davantage la North Flag en 2015.

Pour revenir à la présentation de la Ranger de 2022, il faut noter que Tudor a présenté une ré-édition Tudor Heritage Ranger 79910 autour de l’année 2015 mais il s’agissait davantage d’une ré-édition qu’une véritable Ranger dans la continuité.

TUDOR RANGER 2022 M79950

Tudor Ranger 2022

Il y a quelques jours, Tudor a présenté sa nouvelle Ranger. Pas une ré-édition cette fois-ci, mais une véritable continuité du design original de la Ranger du début des années 1960, avec les détails signature des montres Tudor aujourd’hui.

Nous avons plaisir à retrouver le célèbre cadran et ses chiffres arabes peintes 3/6/9/12 recouverts de SuperLuminova, l’aiguille pelle ainsi que la lollipop pour l’aiguille des secondes, avec ici son extrémité peinte de rouge. Le boitier de 39 mm a reçu un beau travail. On remarque la finition satinée générale, même sur les chanfreins, avec une lunette dont le flanc seulement est poli. Une montre qui s’installe très bien au poignet, avec le confort du bracelet acier que nous connaissons, ici équipé de la potentielle rallonge T-FIT de 8 mm, que nous observions pour la première fois sur la Tudor BB 58 Bronze.

À l’intérieur, on trouve le calibre maison MT5402 et son certificat du COSC, ramené à davantage d’exigence non pas à -4/+6 mais -2/+4 secondes par jour. Sans oublier les 70 heures de réserve de marche. L’étanchéité est portée à 100 mètres, garantie par une couronne vissée. Bien assez à notre avis pour une montre qui ne se revendique pas plongeuse, mais qui pourra largement être immergée dans l’eau.

Le seul détail à notre sens dommage, pour une montre qui n’est pas une ré-édition, est d’avoir laissé les index et chiffres peints en couleur beige façon retro, alors que la montre s’inscrit dans une idée de continuité de la montre Ranger en 2022.

La Tudor Ranger est disponible dès aujourd’hui chez nos amis distributeur à partir de 2.560€ sur bracelet tissu ou hybride cuir caoutchouc et 2.860€ sur acier. Un prix assez agressif compte tenu de ce que l’on a au poignet.

Après la Tudor Black Bay Pro présentée en mai dans un environnement similaire d’exploration et de robustesse, la Tudor Ranger constitue la montre encore plus simple que certains adoreront, pour ceux qui ne veulent pas s’encombrer d’autre complication que celle de l’heure.

6 réponses à “TUDOR RANGER”

  1. Solo dit :

    Près de trois mille boules pour un truc sans saveur,un look banal vu et revu

  2. Henri dit :

    Article intéressant comme toujours avec vous. Je porte la ranger depuis bientôt une semaine et contrairement à vous je trouve que l’utilisation du faux patina et du saphir bombé donne un charme vintage à cette montre. Un ensemble tout blanc et qui ne pourrai pas se patiner me ferait penser à la perfection clinique et froide d’une Rolex Explorer. Simple brute et minimaliste, cest une belle réussite la première Tudor que je garderai.

  3. Howard dit :

    Avec son diamètre de 39mm et non pas 41mm comme la précédente, cette nouvelle Ranger trouvera facilement des poignets pour la porter et bien sûr, le mien.
    Seul petit regret, c’est le cadran sans la rose, le reste est dans la logique néo rétro vintage….
    J adore.

  4. Howard dit :

    Petite question, cette nouvelle Ranger en 39mm et la concurrente de la nouvelle Rolex explorer en 36mm ?
    Côté prix, la Ranger est à 2860 € et l’explorer est à plus de 6000 € (?).
    Vaste débat….

  5. Richard 82 dit :

    Bonjour Solo, je vous trouve un peu dur quand même, mais les gouts et les couleurs…
    “Sans saveur” je dirais plutôt simple, sans complication(s) dont on ne se sert jamais (chrono, date par exemple). Son look rétro et minimaliste me plait bien
    mais les vrais bons coté de cette montre me semblent être l’étanchéité (couronne/fond vissé) sa réserve de marche (70 h) son calibre COSC plus -2/+4 sec/j et, sans doute, la fiabilité réputé de la marque
    Chère, certe mais pas hors de prix
    Bonne journée

  6. jacques dit :

    Banalité affligeante, un diamètre de 39mm pour suivre la mode du poignet os de poulet, n’en doutons pas que la prochaine Ranger sera encore plus “old vintage specifications” avec un 37mm, voir un 32mm pour nager dans la montre unisexe.. à part ça, son prix est sympathique, quoique des petites marques Suisses indépendantes font de la montre Suisse grade A (donc le meilleur niveau) pour moins de 1000 euros ..oui.

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