TUDOR MONARCH Connaissez-vous vraiment Tudor ?
La Tudor Monarch était une des montres les plus inattendues de 2025 présentée au salon Watches & Wonders. Un mélange savant de détails Tudor et de l’horlogerie classique tout en mêlant le style Tudor très contemporain et des standards d’identité, de qualité et de finitions tout en haut.
Aussi, c’est parfois un vrai plaisir de quitter les familles Black Bay et Pelagos pour entrer dans un monde très différent. D’aspect tout au moins.
Bien que Tudor ne communique pas souvent sur l’histoire de la marque dans les années 1990, c’est bien cette décennie qui nous a donné le Monarch, qui a été lancé en 1991. Le modèle représentait un un aspect sportif et élégant, parfois en acier, d’autres fois mélangeant l’or et l’acier comme les années 1990 ont su superbement le faire. On y trouvait également des options de calibres à quartz ou mécaniques. Ce que j’aimais par dessus tout se rapporte aux publicités d’époque où l’on voit que Monarch s’associait avec la douceur néanmoins rigoureuse de la voile.

La Monarch renvoie à l’esthétique des premières montres TUDOR, surtout par la forme des boitiers très anguleux qui nous font penser à des montres des années 1930, mais aussi la présence d’une petite seconde à six heures. J’apprécie particulièrement le petit plat que l’on peut trouver au centre de la tranche de carrure. Cette nouvelle Tudor Monarch présente d’ailleurs de superbes proportions, j’entends par là un diamètre de 39 mm pour 11, 9 mm d’épaisseur, tout en offrant une étanchéité correcte pour nos quotidiens, à savoir 100 mètres.


Vous ne le saviez peut-être pas, mais Rolex a déposé une demande de brevet sur un cadran « à l’épreuve des erreurs » en 1941. On appelle un tel cadran « Error Proof » quand sa fabrication comporte des chiffres romains sur la moitié supérieure et des chiffres arabes sur la partie inférieure.

Ce dispositif était destiné aux moments un peu chaotique, permettant de ne jamais confondre le bas et le haut du cadran, notamment si la montre n’est plus sur le poignet. Cet héritage a été utilisé ici à l’aide de très belles appliques oscillant entre une couleur noire et une couleur violette profonde. Le blason Tudor, de la même espèce, trône en maître à midi. Les aiguilles à losanges évidées reprenant la même teinte que les index se détachent divinement bien de ce cadran « papyrus » à la finition légèrement brossée.



Monarch, c’est aussi tout l’héritage (si on peut l’appeler ainsi) contemporain de Tudor, à deux niveaux. Le premier se rapporte aux finitions exigeantes qui ont été faites sur le boitier, le cadran, et bien évidemment le mouvement, et le second se rapporte justement au calibre MT5662-2U.
Le Calibre Manufacture MT5662-2U affiche les fonctions heure, minute et seconde et est certifié Master Chronometer par METAS. La Monarch nous offre justement quelques finitions agréables sur son mouvement : perlage sur la platine, Côtes de Genève sur les ponts, et une couche d’or 18K sur le rotor. Autre belle caractéristique de ce calibre, la réserve de marche de 65 heures, qui fait partie des certifications garanties par le METAS.
On ne pourrait pas finir ces quelques lignes sans parler du bracelet, d’une très belle finesse, alternant courts maillons brossés et pièces de centre polies avec un léger biseau, leur conférant un charme superbe. Aussi, ce bracelet vient avec le désormais célèbre réglage T-FIT, permettant de s’adapter au mieux à la morphologie de chacun.

La nouvelle Tudor Monarch est disponible chez tous vos distributeurs favoris au prix de 5400€. Une très belle pièce sous tous les angles, qui change assez radicalement de ce que l’on a l’habitude de voir chez Tudor. Un clin d’œil évidemment aux cent ans de dépôt du nom Tudor, mais aussi une montre plus élégante que sportive à mon sens, aux codes de l’horlogerie plus traditionnelle, et qu’on serait très heureux de voir évoluer.



Laisser un commentaire