Si l’on ne se promenait pas dans l’allée du salon Chronopolis à Genève il y a quelques semaines, on se trouvait peut-être à Time to Watches, cet événement plus vaste réunissant des marques indépendantes de toutes sortes, des jeunes micro-marques aux marques indépendantes haut de gamme faisant de la haute horlogerie, juste à côté du Palexpo, à la Villa Sarasin. Par sa nature, Time to Watches est un peu plus formel que Chronopolis, car il vise principalement à mettre en relation les marques horlogères avec les professionnels du secteur et cette année a présenté plus de 80 marques issues de presque tous les pays horlogers les plus connus et les plus éminent, offrant ainsi à chacun de nombreuses choses à faire et une multitude de montres à découvrir.
Découvrir ce qu’est Time to Watches
Ce salon horloger a vu le jour en 2022 à Genève et se tient pendant la semaine la plus animée de l’année dans le secteur horloger, à savoir Watches & Wonders en avril. Time to Watches organise un événement parallèle à Las Vegas en mai, davantage axé sur le marché nord-américain mais fonctionnant de la même manière, à savoir : un grand nombre de marques indépendantes réparties sur trois étages et plusieurs annexes se retrouvent dans la Villa Sarasin à quelques pas du Palexpo, allant des micro-marques aux marques haut de gamme dont les montres se vendent à des dizaines de milliers d’euros, en passant par toutes les catégories intermédiaires. Si la majorité des marques vient d’Europe, la liste s’est diversifiée au fil des ans, du moins c’est ce que j’ai pu constater puisque cette année marque ma troisième visite à Time to Watches. Mais la principale caractéristique de la plupart des marques qui y exposent est qu’elles sont bel et bien indépendantes (elles ne font pas partie d’un conglomérat).
Le format unique du salon
Alors que Chronopolis, dont nous avons parlé plus tôt cette semaine, était le plus décontracté de tous les événements organisés en avril, Time to Watches se situe à mi-chemin entre celui-ci et Watches & Wonders, dans la mesure où la plupart des participants prennent rendez-vous avec les marques afin d’avoir des entretiens en tête-à-tête. Et la plupart des participants à Time to Watches sont des journalistes, des influenceurs, des créateurs de contenu, ainsi que des fabricants et des distributeurs à la recherche de nouveaux débouchés commerciaux. On peut distinguer chaque « type » de personne grâce à la couleur du bracelet qui lui est remis lors de son enregistrement à son arrivée au salon. L’ambiance de Time to Watches est donc celle d’un grand nombre de personnes qui ont une mission à accomplir, passant d’une table à l’autre et rencontrant des marques non exposantes autour d’un café ou d’un déjeuner devant le bâtiment, tout en profitant d’une bouffée d’air frais et, souvent, d’un soleil radieux.
En raison de la configuration du salon, les marques étaient réparties entre le bâtiment principal de trois étages (qui accueillait les marques les plus populaires et les plus importantes), une annexe où exposaient des marques soit plus modestes soit plus mainstream, et, pour la première fois cette année, une cave au charme pittoresque où des marques plus originales présentaient leurs collections, ainsi qu’un revendeur de montres vintage partageant l’espace d’un bar à vin. Il y avait donc de nombreuses occasions de discuter avec les propriétaires et les représentants des marques, ainsi qu’une grande variété de marques à découvrir, ce qui, je dois l’avouer, était un peu écrasant. Même si j’y ai passé deux journées complètes, je n’ai rencontré qu’un quart des marques, principalement en raison du format des rendez-vous et de la disposition en petites pièces de la villa. Mais comme j’ai la chance de pouvoir m’occuper d’autant de montres, je n’ai pas à me plaindre, car c’est ce qui me motive au quotidien !
Les marques présentes à Time to Watches
Je n’ai pas vraiment compté combien de marques étaient présentes au salon Time to Watches, mais il devait y en avoir au moins 80. Et comme mentionné plus haut, une grande variété de marques, dont certaines vous sont peut-être familières : Fears, Squale, Marathon, Laco et Herbelin pour les marques destinées aux passionnés, mais aussi des maisons horlogères haut de gamme telles que Krayon, Sartory Billard et Dominique Renaud, en passant par des marques de niche qui fabriquent des boucles à micro-réglage (Fitwell) ou des coffrets de rangement pour montres de luxe (Wolf). En ce qui concerne les salons horlogers indépendants, Time to Watches propose l’une des plus grandes variétés de marques dans toutes les gammes de prix, qui fabriquent également toutes sortes de montres, afin que chacun puisse trouver celle qui lui convient le mieux. Pour quelqu’un comme moi, j’ai eu le plaisir de découvrir et de discuter avec pas mal de marques ; je vous présente donc ci-dessous quelques-uns des moments forts du salon.
Les montres notables et nouvelles sorties
Parmi les premières, on trouve la montre de pilote Fears 40 Brunswick Filton, une interprétation unique du genre par la célèbre marque britannique, qui allie l’élégance classique d’un boîtier coussin à la lisibilité exceptionnelle d’une véritable montre-outil, animée par un mouvement LaJoux-Perret G100, offrant une étanchéité à 150 mètres, des index appliqués à la main et remplis de SuperLuminova de grade A, qui vous coûtera 3 840 € TTC sur un bracelet en cuir. Fears a également présenté la dernière version de son élégante montre à heure sautante baptisée « China Blue », logée dans le même boîtier que la Filton mais équipée d’un calibre Sellita SW200-1 associé au module d’heure sautante JJ01 de Christopher Ward, au prix de 4 920 € TTC.
Une autre nouveauté qui a retenu mon attention est la Squale SUB-37 Legend, qui semble être à ce jour la montre de plongée la plus petite et la plus vintage de la marque emblématique. Bien que plus agile que ses nombreux homologues, la SUB-37 conserve une impressionnante étanchéité à 300 mètres, une excellente lisibilité de jour comme de nuit, et un prix relativement raisonnable de 1 650 € avec un bracelet en caoutchouc spécialement conçu pour la plongée. C’est de loin mon modèle préféré de la marque italienne et un peu ma version idéale de la plongeuse classique.
Mais Time to Watches m’a aussi donné l’occasion de découvrir pour la première fois des marques populaires que l’on voit rarement dans les salons horlogers, comme la marque Allemande Junghans, dont le catalogue doit être aussi vaste que celui des marques suisses les plus historiques, ou encore Seiko. J’ai été particulièrement intéressé par l’Aquaris Diver, lancée l’année dernière, un type de montre pour lequel Junghans n’est pas vraiment connue. Elle offre une impressionnante étanchéité à 500 mètres, une lunette de plongée bidirectionnelle intégrée, et est vendue au prix de 2 790 € TTC.
J’ai vu beaucoup d’autres marques et montres qui m’ont paru très intéressantes, mais dont je ne pourrais pas vous parler en détail. Parmi elles, on peut citer les dernières nouveautés de la série de chronographes Lebois & Co, la montre de plongée Elka Arinis, ainsi que la joie de découvrir Milus et sa Snow Star, dont l’histoire passionnante remonte aux marins de la Seconde Guerre mondiale. J’espère donc pouvoir bientôt mettre la main sur bon nombre de ces montres afin de vous en parler en détail.
Conclusion
Comme nous le savons, Chronopolis s’adressait davantage aux passionnés et au grand public, alors que Time to Watches était plutôt destiné aux professionnels du secteur, par exemple aux journalistes comme moi-même, mais aussi aux détaillants et aux fabricants de toutes sortes de produits, des composants horlogers aux solutions d’emballage. J’ai préféré le format et rythme de Time to Watches, même s’il ne comptait pas autant de marques « branchées » que Chronopolis, car j’ai apprécié le professionnalisme de son organisation et le fait de pouvoir prendre le temps de discuter avec les marques et de découvrir leurs modèles lors d’entretiens en tête-à-tête. En d’autres termes, Time to Watches semble être la version moins « élitiste » de Watches & Wonders, qui se tenait à quelques pas de là.
