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L’HORLOGERIE MÉCANIQUE

L’HORLOGERIE MÉCANIQUE Histoire & technique

Mesurer le temps et organiser sa vie avec lui n’a pas toujours été une chose simple. Le développement de l’horlogerie mécanique en est l’exemple même, et toute son histoire est ponctuée de génies, qui avec leurs échecs et leurs réussites sont responsables du plaisir que l’on prend désormais tous les jours à regarder des montres, nos montres. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur cette histoire et vous présenter le fonctionnement d’un mouvement mécanique pour que récit et technique ne fassent plus qu’un !

Il était une fois

Avant toute chose, un peu de poésie, et d’observation. Sans outils autres que ses éléments corporels, les premiers repères de l’Homme pour s’orienter à mesure que le temps s’écoule, il les interprète avec ses yeux. Des yeux qui lui permettent de distinguer le jour de la nuit, des yeux qui remarquent la Lune nouvelle, le premier quartier, la pleine Lune et le dernier quartier. La division de ces phases de lever/coucher du soleil en plusieurs repères pour des questions d’organisation avec pour finalité des jours de deux fois 12 heures est un héritage aussi vieux, qui permettait de mettre le plus de sens et de facilité sur des subdivisions de périodes égales. Et qui provient probablement des Babyloniens (au deuxième millénaire avant JC) comptants sur les phalanges de leurs doigts avec le pouce. Au commencement la mesure du temps et sa structure se fondaient sur l’observation.

Avant l’invention de l’horloge, le temps et ses évènements étaient mesurés, mais de manière non mécanique à l’aide notamment d’horloges hydrauliques, de clepsydres, de cadrans solaires, et bien d’autres instruments. Des instruments qui verront siècles après siècles des améliorations permettant des mesures plus précises.

Les débuts de l’horlogerie mécanique

En Chine au VIIIe siècle, on trouve des traces des premières horloges astronomiques hydrauliques à sphère armillaire (une sphère céleste avec la Terre en son centre, dans une période de géocentrisme) avec échappement, alimentées en énergie par de l’eau. Un peu plus tard au XIe siècle, on peut penser à Su Song avec son horloge astronomique contenue dans une tour. Fait intéressant, l’eau n’arrivait non pas d’un cours d’eau, mais d’un réservoir abreuvé, permettant ainsi un flot continu et régulier d’eau.

La suite sera constituée des premières horloges mécaniques à poids. Les premières archives qui évoquent des pièces de gros volume les installent dans des tours : la première horloge publique frappant les heures est construite à Milan en 1335, et par la suite les horloges domestiques apparaitront à la fin du XIVe siècle.

Mais plusieurs problèmes techniques se posent à l’époque, notamment sur la régulation de l’énergie.

La technique mécanique

Les quatre éléments essentiels qui constituent dès son invention l’horloge mécanique sont (et retenez les bien car ils sont essentiels) :

  • L’organe moteur
  • Les rouages
  • L’échappement
  • Le régulateur

Dans notre exemple le plus proche avec l’horloge à poids l’organe moteur était fait du poids, mais dès le XVe siècle pour les horloges portatives, on voit apparaître un ressort, qui n’est autre qu’une lame d’acier enroulée, enfermée dans un petit tambour denté appelé barillet. Le train de rouages permet la bonne distribution de l’énergie à l’échappement (qui porte bien son nom) et l’affichage de l’heure par transmission du mouvement aux aiguilles ; l’échappement fournit l’énergie par impulsions discrètes au régulateur (aujourd’hui le balancier-spiral) chargé d’assurer la constance de la marche, et permet ainsi de contenir l’énergie et empêcher que les rouages deviennent fous.

Mouvement mécanique

Ces quatre éléments sont toujours présents dans chaque pièce d’horlogerie mécanique, qui comporte en outre un cadran et des aiguilles pour nous donner les informations intéressantes.

Le régulateur était le point faible des premières horloges car ces derniers ne possédaient pas de période propre.

Les savants les plus illustres, surtout au XVIIe siècle, se sont penchés sur ce problème et ont cherché à réaliser un régulateur ayant sa période propre, isochrone, c’est-à-dire un résonateur. On pense évidemment aux travaux de Christian Huygens et son amélioration du pendule et du balancier-spiral.

Plusieurs centaines de types d’échappement ont été imaginés depuis l’invention de l’échappement à verge et roue de rencontre. Les deux systèmes les plus utilisés sont encore aujourd’hui : l’échappement à repos de George Graham (inspiré des travaux de nombreux horlogers par le passé) pour les horloges à pendule et l’échappement libre à ancre pour les montres.

Dans l’échappement à repos, l’ancre et le pendule ne font qu’un. Dans l’échappement libre à ancre, la roue d’échappement agit sur le balancier par l’intermédiaire d’une pièce, l’ancre : sur l’ancre proprement dite, deux palettes sont en contact avec la roue d’échappement et permettent l’engagement ou le désengagement.

LES ÉVOLUTIONS DE LA MONTRE MÉCANIQUE

La miniaturisation des montres n’apparait qu’autour de 1500. Des montres au départ bien moins précises que leurs homologues horloges à poids, car la force qui s’y exerce n’est pas constante. Quand arrive le moment de vouloir remplacer le système à poids d’une horloge apparait le ressort spiral que l’on remontait avec une clé : inconvénient, il exerce une force variable sur l’entrainement de l’horloge et par conséquent sa précision.

Pour y remédier dans des horloges de plus petite taille et les premières montres, se développe le système de fusée chaîne. La fusée est conique, la chaîne s’enroule autour d’elle avec une empreinte en spiral. Tour après tour, l’augmentation du diamètre de la fusée compense la perte de tension. Pour tout le reste, on trouve des rouages, un échappement ainsi qu’un régulateur. Dont la construction connaitra les mêmes évolutions que les horloges.

Revenons sur notre période récente. L’échappement libre à ancre fait son apparition au milieu du XVIIIe siècle grâce à Thomas Mudge. Les systèmes de fusée chaîne perdureront jusqu’à la moitié du XIXe siècle. Entre temps, les travaux d’Antoine Lépine et le calibre qui porte son nom présentent des mouvements sans fusée-chaîne, et autour de la Révolution Française le très grand Abraham-Louis Breguet travaillera sur de nombreux problèmes et présentera des grandes avancées horlogères. Leurs évolutions respectives et améliorations apporteront dans la première moitié du XIXe siècle la structure des montres que l’on connaît aujourd’hui jusqu’à l’apparition des montres bracelet début XXe.

LES MOUVEMENTS DE MONTRES MÉCANIQUES

Dans l’histoire de l’horlogerie, le remontage manuel faisait légion, peu importe les types d’objets mécaniques et les façons de le faire, avec ou sans clé. Les montres bracelets apparaissent en majorité au début du XXe siècle, même si certaines réalisations exceptionnelles sont antérieures. Ces premières montres ont des mouvements mécaniques à remontage manuel et il faudra attendre le début des années 1920, notamment avec les réalisations de Léon Leroy, pour voir apparaitre les premières montres bracelets à remontage automatique.

Les montres équipées de mouvements mécaniques à remontage automatique verront leurs calibres évoluer avec le temps, tout d’abord pour améliorer le remontage, le rendre plus efficace dans certains cas, qu’il s’agisse d’améliorer l’inertie de la masse oscillante, ou rendre le remontage bidirectionnel. Puis la masse se fera micro-rotor, faisant ainsi briller les noms de Buren et Universal Genève, rendant les montres plus plates et plus accessibles pour des services.

N’hésitez pas à parcourir la vidéo pour découvrir davantage d’explications. En espérant que ce petit cours d’horlogerie vous ait plu, MENTOR reviendra très bientôt avec de très belles choses.

Une réponse à “L’HORLOGERIE MÉCANIQUE”

  1. Paul dit :

    Super article
    Intéressant et très passionnant
    Merci Les Rhabilleurs
    La Santos fut elle bien une des premières montre-bracelet ?

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