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Premiers émois horlogers

Premiers émois horlogers L'horlogerie vient en grandissant

A quel âge nos premiers émois horlogers apparaissent-ils ? Notre notion de temps et notre amour pour l’objet ne sont évidemment pas innés, et nous avons réfléchi à ce qui pouvait amener les enfants que nous avons été, et les enfants à venir, à développer un intérêt autour de cet univers par de multiples influences.

A quatre mois, l’enfant est capable de situer son corps par rapport aux objets. Ce n’est pas pour autant qu’il va comprendre leur fonction bien évidemment. Mais son oeil s’y habitue doucement, et il est normal que son développement se construise sur son environnement. S’il y a un intérêt poussé des parents pour les montres, les engins mécaniques, ou encore le vélo, il y a fort à parier qu’un intérêt se développera tout naturellement dans les premières années de sa vie.

Montre suisse Flik Flak - Magical Dream

En m’entretenant à nouveau avec le même médecin spécialisé qui nous avait expliqué il y a quelques temps les ressorts de l’addiction, rapportés à l’horlogerie, nous avons pu y voir plus clair.

Lui-même collectionneur invétéré, il se souvient avoir initié assez tôt ses petits-enfants en leur offrant des montres dès le plus jeune âge. Son horloger de confiance avait alors réalisé 5 montres, toutes gravées sur le fond de boite avec l’âge et le prénom, les filles et les garçons ayant le droit au même traitement. Hormis ce cas spécifique, les montres idéales des jeunes enfants restent les Swatch dans des tailles respectables, pour pouvoir encaisser la vie turbulente qu’un jeune âge entraîne. Sans parler des petites montres Mickey dont ils pouvaient raffoler.

Dans sa famille, la relation à l’objet est souvent passée par une relation père-fils, comme une première mobylette, une moto, une simple boussole, ou une montre évidemment. Cette relation se produit au niveau de l’action et de l’objet que l’on appelle “transitionnel”, comme peut l’être le jeu de boules de pétanque du grand-père qui rappelle l’été dans le Sud de la France, ou encore le couteau pour tout faire. De nombreux mythes se sont ainsi créés avec son fils par la suite : la musique, l’amour du jazz, les objets, les vêtements.

On se souvient souvent tous de notre première montre, en particulier la Flik Flak du plus jeune âge. Je me souviens il y a quelques temps lors d’un sujet pour l’occasion auprès de la jeune Clémentine, son amour pour la montre avait été immédiat. Peut-être parce que son père en est passionné et que depuis sa naissance elle les côtoie de près ou de loin ? Ou alors pour ses couleurs et la présence d’une licorne qu’elle affectionne tout particulièrement.

Pour parler du rapport au temps, sous-jacent dans ces explications, les enfants sont obsédés par le temps, et ce très tôt. Avoir une montre revêt donc une importance cruciale ! La notion de temps, chez l’enfant, est toute particulière puisqu’il faut qu’il s’écoule le plus vite possible, l’envie de grandir se faisant pressante. On sait évidemment que plus l’âge avance, plus on a souvent la nostalgie du passé. Le temps n’a pas la même importance chez un enfant, qui n’en a jamais assez pour jouer et pour découvrir.

Pour la partie utilité de l’objet en revanche, on dit que c’est en général autour de la classe de CE1 qu’on apprend à lire l’heure aux enfants.

Nous avons récemment découvert un petit livre, R is for Rolex, ABCs for the Future Watch Collectors qui permet aux enfants, lettre par lettre dans l’alphabet, d’associer ces dernières à des marques de montres. Le tout accompagné de dessins assez simples.

Il n’y a finalement pas vraiment d’âge pour mettre une montre au poignet de son enfant. Disons qu’il vaut mieux parfois attendre qu’il puisse lire l’heure. Mais on peut aussi la lui mettre au poignet à 3 ans. Pas question de lire l’heure donc, mais de comprendre progressivement l’écoulement du temps et les moments de la journée. Ne vous attendez pas à un si jeune âge qu’il en prenne soin : ce n’est pas encore forcément dans leurs cordes.

En revanche, ce présent peut avoir une valeur sentimentale comme nous l’expliquait il y a quelques lignes notre médecin spécialisé dans cette addiction horlogère bien connue.

Cet article n’a pas vocation a donner une ligne de conduite, des leçons, ou a forcer les parents a “coller” des montres au poignet de leurs enfants. Il s’agit davantage d’une petite réflexion sur la notion du temps chez l’enfant et aussi son rapport à l’objet montre en ayant observé quelques cas pratiques autour de nous. Sans surprises, les parents qui sont dans l’action de transmission, par des moyens différents, qu’il s’agisse de cadeaux, de moments, et par mimétisme, verront probablement un intérêt se développer chez l’enfant.

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