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Breitling Premier Heritage

Breitling Premier Heritage La preuve par trois

Pour le lancement de sa nouvelle ligne Premier Heritage, Breitling convoque les trois premières générations des fondateurs et remet à l’honneur de jolies complications typiques du savoir-faire et du style de la marque suisse, tout en évitant subtilement l’écueil de la réédition.

Pourquoi s’en priver ? Puisque Breitling dispose d’un patrimoine foisonnant, richement documenté, avec de nombreuses références séduisantes ne demandant qu’à être remises au goût du jour, ce serait sans doute une erreur stratégique de lui tourner le dos. Encore fallait-il savoir comment s’y prendre. Cette saison, avec le dévoilement de sa nouvelle collection Premier Heritage, la marque remet l’accent sur l’une de ses qualités : être une maison d’horlogers.

Qui dit horlogerie dit complications. Depuis son arrivée à la tête de la marque suisse indépendante, Georges Kern n’a jamais caché son intérêt pour les créations classiques de la maison, mais il lui fallait reconstruire sa pyramide et reprendre simultanément la main sur les marchés, sur le style et sur les mouvements. Cela supposait de toiletter le catalogue, d’apurer un peu les multiples références, de recentrer l’offre et les messages tout en diversifiant les territoires d’expression pour ne pas se laisser exclusivement enfermer dans l’univers aéronautique. Même si la Navitimer s’est durablement installée comme la bonne étoile de la marque, elle ne peut guider à elle seule l’avenir d’une marque plus généraliste qu’on ne le pense parfois. D’autant plus que Breitling a toute légitimité à parler à d’autres publics de passionnés, qu’il s’agisse, par exemple, de l’environnement nautique ou du monde automobile. 

Le retour de la Duograph

Breitling Premier B15 Duograph 2021

Dans ce domaine-là, la nouvelle montre Breitling Premier Heritage Duograph 42 ne devrait pas décevoir les amateurs. Ses deux petites aiguilles font toute la différence. Pour les amateurs avertis et les collectionneurs de la marque, elles évoquent bien entendu la très convoitée Duograph « Rattrapante » référence 762, du début des années 40. Un modèle rare, et recherché. Ces deux fines aiguilles sont caractéristiques de la fonction duographe, permettant de comptabiliser simultanément deux temps. Une option particulièrement appréciée sur les circuits, avant l’avènement des instruments électroniques, car elle permettait aux pilotes de cadencer leur régularité au tour, et aux mécaniciens de caler leur tactique pour leurs interventions sur la voiture. Dans les stands, chaque seconde compte. C’est notamment pour ses qualités techniques et pour sa lisibilité que Jack Brabham, triple champion de formule 1 (1959, 1960 et 1966) et patron d’écurie, en avait fait son instrument de prédilection. Cette sorte de double chronomètre se montrait donc idéal pour la course, mais s’est aussi avéré très adapté pour la navigation aérienne, et le modèle sera choisi par la Royal Air Force pour ses personnels naviguants. Dans les années 90, Breitling fera évoluer son modèle avec une fonction GMT.

Pour signer son retour, la Duograph de Breitling se réinvente aujourd’hui dans le boîtier rond de 42 mm de diamètre  au dessin classique et de bon aloi de cette nouvelle collection dite « Premier Heritage ». La gamme vient coiffer les pièces de la ligne Premier, équipées du mouvement manufacture B01, développées depuis quelques années, et qui n’ont cessé de surprendre agréablement par leurs références directes aux modèles anciens, sans se borner à être de simples rééditions body-buildées de références anciennes. C’est dans cette catégorie que la maison a récemment présenté des pièces comme l’édition limitée Top Time Deus, ou Wheels And Waves, et certaines variations au titre de son partenariat avec le constructeur automobile Bentley, telle les séries limitées Bentley Racing Green, Bentley Mulliner ou Bentley Centenary.

Le plus de cette nouvelle ligne Premier Heritage, ce sont bien entendu les mouvements, faisant à nouveau la part belle à de jolies complications horlogères, bien dans le style de Breitling. Ainsi, les deux fines aiguilles de la Duograph sont-elles la manifestation visible des fonctionnalités du nouveau mouvement manufacturé Calibre B15 « split-second » à remontage mécanique.

Breitling Premier B15 Duograph 2021

Ce chronographe à rattrapante au ¼ de seconde à roue à colonnes et embrayage vertical, certifié COSC comme tous les mouvements de la collection, bât à la fréquence de 28 800 a/h (4 hz) et dispose de 70 heures de réserve de marche. Un mouvement efficace et robuste qui ne s’embarrasse pas de relever le défi de la minceur, puisqu’il assume tout de même une épaisseur de 8, 68 mm, donnant du même coup à la montre une présence certaine au poignet, puisque l’ensemble de la pièce mesure en tout 15, 35 mm. Si la couronne n’est pas vissée, deux joints d’étanchéité, et un fond de boîte en acier, vissé et complété par une glace généreuse ouvrant sur le mouvement, assurent une étanchéité de 100 mètres. Du côté du cadran, deux possibilités sont offertes. Le modèle en acier (ref. AB1510171C1P1) adopte un laquage bleu avec, pour les aiguilles des heures et des minutes un revêtement luminescent Super-LumiNova®. La déclinaison au boîtier en or rouge (ref. RB1510251B1P1) est présentée avec un cadran noir.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Diamètre : 42 mm

Epaisseur : 15,3 mm

Mouvement : Breitling B15 (Manufacture, à remontage manuel)

Réserve de marche : 70 heures

Boitier : Acier ou or rouge 18k (avec un cadran noir)

Lunette : Acier ou or rouge, fixe

Glace : saphir

Étanchéité : 100 mètres

Bracelet : Cuir d’alligator brun (sur acier); Cuir d’alligator noir (sur or rouge)

Prix : 9.350€ sur acier; 19.200€ sur or rouge

Datora : la montre qui fait date

Breitling Premier B25 Datora 2021

La nouvelle collection Premier Heritage remet aussi à l’honneur une autre appellation célèbre dans l’histoire de la marque suisse : la Datora. Ses fonctions parlent pour elle : les heures, les minutes, les secondes, le jour, la date, le mois et les phases de lune. Son cadran est paramétré pour en donner la meilleure lecture, avec trois cadrans auxiliaires, dont un abritant la lunaison, et deux guichets. Le tout est clair et bien disposé. Les réglages s’opèrent à l’aide de deux poussoirs rectangulaires, donnant à la montre une allure générale classique et un faux air de chronographe. Mais il ne faut pas s’y tromper, il s’agit bien d’un quantième, une complication introduite par Breitling dans les années 1930 sous le nom de Datora. Un terme qui sera appliqué à un grand nombre de références, y compris des chronographes automobiles dépourvus de fonctions quantième, et même des Navitimer Montbrillant Datora. La marque donnera libre court à sa créativité jusqu’à la fin des années 1970 avec toutes sortes de formes de boîtiers. Cette année, Breitling revient aux fondamentaux, avec un boîtier rond classique. Si elle ne garde pas totalement le sens des proportions de la Duograph, en adoptant un diamètre généreux de 42 mm et une épaisseur de 15,35 mm, la Datora est elle aussi déclinée en deux propositions : une boîte en acier avec un cadran couleur cuivre (réf. AB2510201K1P1), ou une boîte en or rouge (réf. RB2510371G1P1) arborant un lumineux cadran argenté.

Pour motoriser cette pièce, Breitling a développé un mouvement maison, le calibre B25 à roue colonne. Pour rester dans la philosophie des mouvements des années 30 et 40, il ne cède pas à la mode du tout automatique mais poursuit la tradition des mécaniques à remontage manuel.

Une même, le nouveau chronographe Premier Heritage fait aussi le choix d’un mouvement à remontage manuel. A l’ancienne. Mais avec un calibre neuf et moderne, le nouveau B09. En fait, ce mouvement est une extrapolation du calibre maison B01, celui qui a donné sa légitimité horlogère à la ligne Premier. Les amateurs apprécieront ce mouvement à roue-colonne et verrouillage vertical, battant à une fréquence de 28 800 a/h et doté de 70 heures de réserve de marche. C’est probablement le début d’une lignée, puisque, en se souvenant que Breitling a développé le chronographe automatique en 1969, il n’est pas interdit d’imaginer que la marque pourra donner une suite à cette histoire. La ligne Premier Heritage serait pertinente.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Diamètre : 42 mm

Epaisseur : 15,3 mm

Mouvement : Breitling B25 (Manufacture, à remontage automatique)

Réserve de marche : 48 heures

Boitier : Acier ou or rouge 18k (avec un cadran argent)

Lunette : Acier ou or rouge, fixe

Glace : saphir

Étanchéité : 100 mètres

Bracelet : Cuir d’alligator brun (sur acier ou or rouge)

Prix : 11.350€ sur acier; 22.200€ sur or rouge

Le chronographe : cœur de métier de Breitling depuis les origines

Breitling avance donc en territoire connu avec son nouveau chronographe évoquant, une nouvelle fois, les belles pièces dédiées aux conducteurs des époques glorieuses de l’âge d’or du sport automobile.

Breitling Premier B09 Chronograph 2021

L’automobile, justement, a été l’un des moteurs du développement de la marque, au tournant du XXème siècle. Dès le départ, Léon Breitling, amateur de vitesse et épris de modernité, a souhaité concevoir des ustensiles pratiques, notamment des compteurs pour automobiles, ou des montres assez robustes, protégées des chocs, et lisibles pour servir les conducteurs. L’avènement des sports mécaniques le conduira à entrer dans la danse de la mesure de la performance. Le 22 mai 1889, soit à peine quatre ans après la création de sa fabrique de montres, Léon Breitling dépose l’un des premiers brevets portant sur un mécanisme simplifié de chronographe. Il est doté d’une seule roue à denture simple, ce qui le rend aisé à assembler, à régler et à entretenir.

Un jalon dans l’histoire de l’horlogerie, puisque ce brevet vient moderniser et démocratiser un instrument héritier de la montre à seconde indépendante de Jean Moïse Pouzait en 1776, puis des montres chronométrographiques de Hubert Sarton en 1788, ou du compteur de tierces de John Arnold. Si le compteur de tierces de Louis Moinet, en 1816, est aussi une étape dans le développement de la complication, avec notamment son système de retour à zéro (solution perfectionnée par l’Autrichien Joseph Winnerl avec sa came en forme de cœur), mais ce n’est pas véritablement un chronographe puisque ce compteur ne donne pas l’heure. D’autres inventions entreront en ligne de compte, notamment le chronographe de Nicolas- Mathieu Rieussec, en 1821, proposant une goutte d’encre déposée sur un disque, ou les premières rattrapantes créées par Louis-Frédéric Perrelet. La synthèse sera opérée à Londres par Henri Féréol Piguet en 1861.

Léon Breitling va donner la première lecture vraiment moderne du sujet, non seulement avec ses premiers chronographes, mais aussi avec son compteur « Vitesse », présenté en 1906, équipé d’une aiguille capable de faire un tour en 4 minutes, permettant de mesurer les vitesses inférieures à 60 km/h.

Dans la famille Breitling, je demande le fils. Bonne pioche : capitalisant sur les premiers succès de la marque, Gaston améliore dès 1915 avec l’invention du poussoir indépendant, puis, en 1923, en dissociant l’enclenchement du chronographe de sa remise à zéro, ouvrant ainsi la voie au chronométrage sportif et au pilotage d’avions sur de longues distances grâce au repérage des temps additionnels pour aider au calcul de la navigation. Breitling se lance donc dans le soit-disant « sport-chic » avant l’heure, avec des montres techniques que les premiers adeptes osent porter en ville et en société.

En 1934, Willy Breitling, le petit-fils, développera le second poussoir, pour une remise à zéro rapide et efficace. Non seulement il perfectionne le genre, avec une innovation qui sera immédiatement imitée et copiée, mais il fait aussi évoluer l’espèce puisqu’il vient donner à la montre la forme typique du chrono moderne. Sans le savoir, Willy Breitling vient de développer un attrait pour une esthétique technique même aux yeux de ceux qui n’en utilisent pas la fonction.  Sans le savoir, ou presque, puisque Willy Breitling était aussi un précurseur en matière de communication et de ce qui ne se nommait pas encore le marketing.

Breitling Premier B09 Chronograph 2021

Sur ce chapitre, ses successeurs actuels ne sont pas en restes, puisque la nouvelle collection Premier Heritage fait la part belle à deux versions du chronographe, savamment mise en valeur, avec un boîtier de 40 mm, pour conquérir les modernes comme les anciens.

En effet, les amateurs du style contemporain opteront l’audacieux cadran vert pistache de la version en acier (réf. AB0930D31L1P1), tandis que les tenants du classicisme élégant choisiront la déclinaison en or rouge (réf. RB0930371G1P1) au cadran argenté. Dans tous les cas, à bien considérer cette nouvelle collection Premier Heritage, avec ses nouveaux mouvements manufacture, se concrétise l’idée que l’heure de la maturité a sonnée.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Diamètre : 40 mm

Epaisseur : 13 mm

Mouvement : Breitling B09 (Manufacture, à remontage manuel)

Réserve de marche : 70 heures

Boitier : Acier ou or rouge 18k (avec un cadran argent)

Lunette : Acier ou or rouge, fixe

Glace : saphir

Étanchéité : 100 mètres

Bracelet : Cuir d’alligator brun doré (sur acier);  Cuir d’alligator brun (sur or rouge)

Prix : 11.350€ sur acier; 22.200€ sur or rouge

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