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10 CHOSES à savoir SUR TUDOR

10 CHOSES à savoir SUR TUDOR Pour briller dans les dîners en ville

Le phénomène Tudor ne semble pas prêt de s’arrêter. Réputée pour leur sportivité ou leur audace – y compris pour leur placement en termes de prix – ses modèles décomplexés plaisent à une clientèle renouvelée autant qu’ils séduisent les collectionneurs. Largement émancipées de Rolex, la deuxième marque fondée à l’initiative de Hans Wilsdorf en 1926 peut légitimement revendiquer un riche héritage technique et narratif, et a souvent été un choix d’initiés. Les références actuelles ne manquent pas d’atouts pour séduire les amateurs avisés.

Sous le signe de la rose

La rose apparaît le 15 octobre 1936 sur les montres Tudor. Depuis 1932, seul le nom marquait les cadrans, le « T » traçant une longue barre horizontale au-dessus du nom, à la manière du « F » de Ferrari.  Cette simple inscription cède la place au motif floral pour mettre en avant la symbolique de cette fleur emblématique de l’Angleterre et de la dynastie des Tudor. L’origine remonte à l’affrontement entre les maisons royales de Lancaster et d’York, dite guerre des Deux-Roses, entre 1455 et 1485. Les deux familles avaient une rose pour insigne. Blanche pour les York, elle était rouge pour les Lancaster. Après trois décennies de rivalité, Henri Tudor, héritier des Lancaster, devient roi sous le nom d’Henri VII Tudor. Après son mariage avec Élisabeth d’York, il crée la rose Tudor en signe d’union et de réconciliation. Il en fait l’emblème du pays et y attache une symbolique de l’alliance de la force et de la grâce.

Tudor Oysterdate - The Watch Snack : Café Angelina

Un message qui retient évidemment l’attention de Hans Wilsdorf et colle bien au caractère des montres Tudor. La marque Tudor a été déposée par la fabrique d’horlogerie suisse « Veuve de Philippe Hüther », pour le compte de Hans Wilsdorf, en 1926. En 1936, le fondateur de Rolex rachète cette marque et commence à lui porter un intérêt particulier, bien décidé à la positionner comme sa propre alternative à Rolex. Rien de tel que de créer son alter égo pour juguler la concurrence extérieure. Hans Wilsdorf ne s’en cachait pas et il déclara même, en 1946 : « Depuis plusieurs années, j’ai étudié la possibilité de fabriquer une montre que nos concessionnaires puissent vendre à un prix plus bas que nos montres Rolex et qui soit digne de la même confiance traditionnelle. Je décidai donc de fonder une société à part, en vue de fabriquer et de vendre cette nouvelle montre. Cette société se nomme Montres Tudor SA».

Pour appuyer le caractère et l’héritage médiéval symbolique de sa marque, le nom est alors inscrit en lettres gothiques. Après plusieurs allers-retours, la rose revient lorsque Tudor trouve un nouveau souffle à partir de 2012. Si l’emblème le plus souvent utilisé par Tudor désormais est un bouclier, apparu en 1969, la rose n’a pas disparue : gravée sur la couronne de remontoir, elle établit pour chaque pièce le lien avec l’héritage de la marque. Un discret signe de reconnaissance entre amateurs, puisque souvent, sous la manche, seule la couronne donne un indice sur l’identité de la montre.

L’Australie pour Eldorado

Etablie à Melbourne depuis 1874, Catanach’s Jewellers est l’une des plus anciennes familles de bijoutiers d’Australie. Une référence. En 1932, ce détaillant fait affaire avec la société de distribution Willis pour proposer à sa clientèle exigeante des montres suisses de qualité. Voilà qui tombe bien, Willis vient de conclure un accord exclusif avec Hans Wilsdorf, et se chargera de fournir le marché australien en montres Tudor. Le premier succès commercial de cette jeune marque sera donc pour les antipodes où les modèles typés Art Déco, pour hommes et pour dames, avec des boîtiers de forme, en particulier des déclinaisons rectangulaires, tonneau ou à pans coupés plaisent beaucoup.

Tudor Catanach's

Une première collaboration s’instaure même avec le détaillant de Melbourne, et les collectionneurs recherchent aujourd’hui la montre dite « Tudor Catanach’s », avec son boîtier en métal chromé rectangulaire à pans coupés et son cadran crème deux tons à secteurs aux chiffres arabes luminescents, avec une petite seconde à 6 h, une graduation des minutes de type chemin de fer et des aiguilles bâton en acier bleui recouvertes de matière luminescente. Faites avec soin, ces montres sont équipées d’un mouvement manuel de forme tonneau laissant apparaître trois rubis rouges, visibles sur la platine supérieure.

Des plongeuses de référence

Tudor entame en 1954 son exploration des profondeurs avec le lancement de sa première plongeuse, baptisée Oyster Prince Submariner référence 7922. Boîtier en acier avec fond et couronne vissés, étanchéité garantie jusqu’à 100 mètres, index et aiguilles de grande taille avec matière luminescente, lunette tournante bidirectionnelle graduée par intervalles de 5 minutes pour mesurer les temps de plongée et adapter les paliers de décompression, et un mouvement automatique : elle satisfait à toutes les exigences classiques du genre.

Tudor Submariner 7922

Rapidement, Tudor fera évoluer son modèle, au gré des perfectionnements. Aujourd’hui, les collectionneurs peuvent dénombrer plus d’une vingtaine de variations entre le début des années 60 et la fin des années 90. Il faut être connaisseur pour s’y repérer. Sur les références 7922, 7923, 7924 et 7925, le boîtier est de 37 mm et la couronne n’a pas de protection. Mais chaque modèle a sa spécificité. Ainsi, si la réf. 7922 est étanche à 100 mètres, la réf. 7923 est équipée d’un mouvement à remontage manuel, tandis que la réf. 7924 porte l’étanchéité à 200 mètres, une qualité que fait varier la réf. 7925 qui reste avec une étanchéité de 100 mètres afin de proposer une alternative aux plongeurs et élargir la gamme. Synthèse globale, la réf. 7928 est automatique et étanche à 200 mètres, avec des épaulements protecteurs de la couronne.

Une mention spéciale doit être précisée pour les références 7016/0 et 7021/0, apparues en 1968, introduisant les aiguilles dénommées « snowflake » (flocon de neige), reprises désormais comme un élément distinctif d’un grand nombre de modèles actuels, et tout particulièrement des Black Bay et des Pelagos, ce dernier modèle, étanche à 500 mètres, étant dédié aux plongées profondes. En outre, la réf. 7021/0 donne l’indication de la date sous un verre cyclope. Ces montres abandonnent le mouvement Fleurier 390 pour adopter des calibres ETA 2461/2483 (sans date) et 2484 (date).

Pour les amateurs de petits détails, la mention « /0 » dans la référence correspond à un code introduit, dans le courant des années 1960, dans le système de référencement commun à Rolex et Tudor, désignant le métal du boîtier (l’acier inoxydable dans ce cas).

Il convient encore de signaler les références 9401/0 (sans date) et 9411/0 ( date), brièvement produites entre 1975 et 1976, et remplacées, à partir de 1976 et jusqu’en 1983 par les références 94010 (sans date) et 94110 (date). A noter, les aiguilles Snowflake sont abandonnées en 1980, avec le retour d’un cadran à index ronds et triangulaires et d’aiguilles de type Mercedes.

Au service de la marine

Les montres Tudor ont souvent été jugées aptes pour le service. Le service militaire, s’entend. Tudor proposant des plongeuses robustes et éprouvées à un prix convenable, les armées feront généralement le choix de références classiques du catalogue. Des montres surnommées « Milsub » (contraction de « Military » et « Submariner ») par les collectionneurs. La collaboration entre Tudor et la Marine nationale française débute en 1958, avec la fourniture de Submariner réf. 7922 puis réf. 7924. Le modèle le plus en vue des amateurs est très certainement la réf. 7016 aux aiguilles snowflake, cadran noir et fond de boîte gravé « M.N. 74 », livrées en 1974. C’est le modèle de référence ayant inspiré les récentes série limitée Heritage Black Bay, ou même la Black Bay Fifty-Eight « Navy Blue ».

Tudor Marine Nationale - Vente de montres de collection chez Aguttes

L’année suivante, en 1975, ce seront des réf. 9401/0 au cadran bleu. Jusqu’en 1982, de nombreuses réf. 9401/0 et 94010 au cadran bleu, seront la dotation des plongeurs de combat de la Marine, incluant le commando Hubert, et des équipages des sous-marins. Outre la Marine française, Tudor a aussi livré des montres à l’armée sud-africaine, entre autres. Celles pour la marine canadienne ont comme particularité d’arborer un original cadran à index ronds et rectangulaires marié à des aiguilles snowflake.

Généralement, le seul élément de distinction qu’elles possèdent est une gravure apposée sur leur fond vissé. Les Tudor Submariner utilisées par la Marine nationale française portent les initiales « M.N. » accompagnées des deux derniers chiffres de l’année au cours de laquelle elles ont été livrées.

Il faut aussi évoquer un prototype, caractérisé par sa couronne placée à 4 heures et protégée par des épaulements massifs, ainsi que par des couvre-anses, aurait été spécialement développé pour la marine américaine ou pour les Marines dans les années 60. Il est remonté à la surface en 2019 pour appuyer le lancement de la Black Bay P01.

Oysterthin : désirs de minceur

Pour les collectionneurs, la référence 7960 figure dans la liste de leurs convoitises. Avec seulement 6 mm d’épaisseur, la Tudor Oysterthin 7960, brièvement produite entre 1957 et 1963, est la montre la plus mince jamais produite par la marque suisse. Etanche, cette montre en acier de 34 mm de diamètre, dont le cadran peut être marqué Oysterthin ou Oyster « Elégante », est animée par le calibre 2402. Un mouvement à remontage manuel développé sur la base du ETA 2390 et dont les dimensions sont réduites avec 3,6 mm d’épaisseur et 23,7 mm de diamètre. Il est facilement reconnaissable à ses trois languettes de rubis vissées sur la platine supérieure, et bat à une fréquence de 18 000 alternances par heure.

Des bracelets français

Lorsqu’elles ne sont pas équipées d’un bracelet métallique classique, les montres Tudor bénéficient, depuis 2009, de bracelets en tissus spécifiques, développés par la marque suisse pour apporter une solution qualitative, selon ses standards, à la thématique de l’attache de type NATO. Outre les systèmes d’attache et de réglage, ces bracelets se distinguent par leur fabrication.

Le Tone & sa Tudor Black Bay GMT

Elle n’est pas suisse mais bien française puisque la marque horlogère s’est adressée à une entreprise française, au savoir-faire passementier traditionnel. Tudor garde le secret du nom de cet atelier, fournisseur du Vatican, et l’un des derniers à maîtriser la technique du métier à tisser Jacquard. Grâce à un tissage serré, cet appareil garantit souplesse et robustesse aux rubans, et autorise un très large éventail de motifs complexes. Les amateurs de montres militaires auront aussi noté le retour sur certaines Black Bay d’un bracelet kaki avec un liseré jaune évocateur des sangles élastiques de parachute que les plongeurs de combat de la marine transformaient en bracelets pour leurs montres. 

Tudor Advisor, la montre des businessmen

Tudor présente en 1957 sa montre-réveil baptisée Advisor. Cette « conseillère » a vocation à rappeler aux hommes d’affaire très occupés leurs rendez-vous et aide les voyageurs à se réveiller ou ne pas manquer l’avion, grâce à son alarme. Désuète aujourd’hui, la fonction mécanique de la montre-réveil est alors assez prisée et se développe pour le plus grand nombre. Connue depuis le XVIIIème siècle, cette belle complication était jusque-là réservée à des montres rares et précieuses. Un héritage perpétué par la fabuleuse montre « Réveil du Tsar » 5707 de Breguet. Mais Tudor, comme Vulcain avec son calibre Cricket, ne souhaite pas créer une pièce luxueuse mais bien démocratiser cette montre outil utile aux cadres modernes.

C’est donc dans un boîtier en acier que vient se loger le calibre doté d’une alarme. Le succès est durablement au rendez-vous. De 1957 à 1977, Tudor fera évoluer son Advisor avec trois versions. Les deux premiers modèles, références 7926 puis 1537, adoptaient le boîtier Oyster classique, pourvu de deux couronnes. C’est avec la référence 10050 que l’Advisor se voit dotée d’une boîte spécifique. En 2011, en plein réveil de la marque, la montre Tudor Heritage Advisor (référence 79620T) a remis ce modèle sur le devant de la scène. Lancée en 2010, la collection Heritage anticipait la tendance des montres directement inspirées de pièces historiques avec des proportions généreuses, puisque le boîtier de la nouvelle Advisor passait de 34 mm pour la pièce originale de 1957 à 42 mm. En mettant l’accent sur la capacité de Tudor à développer des pièces à complications, l’Advisor entrait alors dans une autre dimension.

Des « Chronos Porsche » aux « Monte-Carlo »

Tudor est aussi une référence en matière de chronographes sportifs liés à l’univers du sport automobile, depuis le lancement, en 1970, de son premier modèle mécanique à remontage manuel. Avec le chronographe Oysterdate, la marque à la rose s’est installée dans l’imaginaire des amateurs par son utilisation singulière de couleurs vives et son choix d’index pentagonaux caractéristiques. Un modèle très prisé des coureurs automobiles, en particuliers des pilotes de l’écurie Porsche, tels Walter Röhrl ou Jürgen Barth. A tel point que la montre chronographe Tudor Oysterdate, lancée en 1971, sera communément appelée le « Chrono Porsche » par les collectionneurs et les passionnés de sport automobile.

Antiquorum - Vente de montres du 28 juin - Tudor Homeplate chronograph

Le chronographe « Monte-Carlo » de Tudor est une autre pièce particulièrement convoitée par les collectionneurs, est lancée alors que Porsche remporte les titres de Champion du Monde des Voitures de Sport ainsi que celui des Constructeurs en 1976, avec les modèles Porsche 935 et 936. En 1981 Derek Bell, partenaire de Jacky Ickx, remporte les 24 Heures du Mans sur Porsche 936, un chrono Tudor au poignet.

Pour donner quelques repères plus précis, il faut remonter à la première Oysterdate de 1970. Animé par un Calibre mécanique Valjoux 7734 à remontage manuel et mécanisme de chronographe à came, ce chrono assume un diamètre de 39 mm plus imposant que certains standards de l’époque et des lignes viriles, avec un angle des cornes prononcé. Le style du cadran, très graphique, est tout aussi inhabituel. Il existe trois variations de ce premier chronographe, différenciées par leur type de lunette respective. Deux sont produites en série alors que la troisième, jamais commercialisée, est considéré avec envie comme une licorne. La référence 7031/0 se caractérise par une lunette surmontée d’un disque en plexiglas avec échelle tachymétrique graduée jusqu’à 500 unités, utile notamment pour le calcul de vitesses horaires moyennes entre deux points. Les amateurs notent que le fond de boîte est gravé de la mention « Original Oyster Case by Rolex Geneva ». La référence 7032/0 possède, elle, une lunette en acier satiné, gravée elle aussi d’une échelle tachymétrique à 500 unités. La dernière enfin, la référence 7033/0, qui ne sera qu’un prototype, possède une lunette tournante bidirectionnelle avec disque noir gradué à 12 unités en aluminium éloxé. Les cadrans à fonds gris sont ornés de compteurs noirs et chemin de fer de minuterie sur fond blanc. Ils possèdent, par ailleurs, d’inhabituels index lumineux peints de forme pentagonale qui leur vaudront le surnom de « home plate » puisqu’ils rappellent la forme de la première base d’un terrain de baseball. Enfin, dernier élément notable, le compteur des minutes du chronographe est gradué à 45 minutes, une variation plus rare que la commune graduation à 30 minutes.

L’histoire avec Porsche s’est poursuivie et officialisée en 2009 avec une alliance en tant que « Timing Partner » avec Porsche Motorsport dans le cadre des engagements du constructeur automobile dans les compétitions internationales monotype. A cette occasion, Tudor avait lancé la ligne baptisée Grantour.

La deuxième génération de chronographes apparaît en 1971 et figure dans le catalogue jusqu’en 1977. Surnommés « Monte-Carlo » en raison de leurs cadrans évocateurs du tambour d’une roulette de casino, les chronographes de la série 7100 gardent le boîtier de leurs prédécesseurs, mais changent de mouvement. Le calibre Valjoux 7734 cède la place au Valjoux 234 à remontage manuel et roue à colonnes, pour offrir plus de précision grâce à une fréquence plus élevée (21600 alt/h contre 18 000 alt/h). Une combinaison de couleurs supplémentaires est introduite avec un cadran bleu et gris et deux types de lunettes bleues assorties. Trois chronographes constituent cette nouvelle série. La référence 7149/0 avec lunette en plexiglas et échelle tachymétrique graduée jusqu’à 500 unités par heure remplace dans le catalogue la référence 7031/0. La référence 7159/0 avec lunette en acier satiné et échelle tachymétrique gravée prend la place de la référence 7032/0 alors que la référence 7169/0 devient l’incarnation, désormais produite en série, du prototype 7033/0 avec lunette tournante. Dans les premières années d’existence de la série 7100, le bracelet en acier reste le même que sur les premiers chronographes, mais il évolue ensuite vers un bracelet, à maillons pleins de référence 78360.

Les collections contemporaines de Tudor ont remis ces modèles au goût du jour, et ont même donné vie au fameux prototype 7033/0 avec la déclinaison au cadran gris et noir de la Tudor Heritage Chrono, l’une des pièces significatives de la ligne Heritage Chrono.

Une Ducati customisée comme le chrono Fastrider Black Shield

Pour les amateurs de motos, la Ducati Diavel Carbon est une machine un peu à part. Cette pièce unique, dévoilée en 2013, a été conçue par les ingénieurs pour souligner les qualités graphiques et dynamiques de la montre Tudor Fastrider Black Shield. L’ensemble de la moto a été réalisée dans une teinte noire matte monochrome à base de graphite, rappel à la teinte monochrome de la céramique noire matte du chronographe Black Shield. La restitution des équilibres entre le noir mat et les touches rouges des aiguilles et des index du chrono a fait l’objet d’un subtil travail de customisation sur la moto, avec liseret rouge souligne la silhouette, et des LED rouges ont été intégrés dans le phare entièrement noir.

Le cerclage rouge des jantes n’était pas sans évoquer la lunette du chronographe Black Shield. Inauguré en 2011, le partenariat entre Tudor et Ducati, deux entreprises fondées en 1926, avait donné lieu à un modèle Fastrider commémoratif doté des mêmes caractéristiques techniques que les autres modèles, mais rehaussé par des touches de rouge Ducati sur les bandes verticales du bracelet et sur le cadran. Divers modèles ont été développés ensuite. Le partenariat se terminera en 2015 avec une série de chronographes inspirés du célèbre modèle Scrambler de Ducati, avec des cadrans verts, rouges ou jaunes. Peu de marques horlogères se sont associées aussi étroitement, et avec succès, à l’univers pointu et exigeant de la moto. Mais un tel défi n’était pas pour déplaire à la marque suisse qui a pris pour slogan « née pour oser ».

North Flag : l’aventurière de l’extrême

Un vent d’aventure extrême souffle sur le modèle North Flag de Tudor. Introduite en 2015, cette pièce technique fait pleinement revivre l’héritage de la Ranger II de 1973, et rappelle l’expédition scientifique des membres de la British North Greenland Expedition, en 1952. Les scientifiques portaient des Tudor Oyster Prince au poignet tout en conduisant une série d’expériences dans les conditions les plus hostiles. Au même titre que le reste de leur équipement spécifique, les montres faisaient ainsi une démonstration de leur robustesse et de leur fiabilité.

Un test grandeur nature pour la marque qui vantait déjà sa crédibilité professionnelle dans ses réclames qui prenaient le parti, audacieux pour l’époque, de se détourner des sportifs mondains pour préférer mettre en avant des constructeurs de routes ou des mineurs de fonds. L’habillage hybride acier-céramique du boîtier monobloc à l’esthétique anguleuse spécifique de la Tudor North Flag de 2015 capitalisait pleinement sur le caractère technique. Autre avancée de taille de cette montre, elle introduisait le premier mouvement « maison » de Tudor. Ce calibre automatique bidirectionnel MT5621, certifié COSC et  bénéficiait de 70 heures de réserve de marche, présentait des finitions mates avec de larges surfaces sablées, agrémentées de détails colimaçonnés ou soleillés et d’un rotor central ajouré.

2 réponses à “10 CHOSES à savoir SUR TUDOR”

  1. Eric dit :

    …”Tudor garde le secret du nom de cet atelier, fournisseur du Vatican, et l’un des derniers à maîtriser la technique du métier à tisser Jacquard”…
    Pourquoi occulter un fournisseur labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) tel que les établissements Julien Faure à Saint-Just-Saint-Rambert.
    D’ailleurs accessoirement cette entreprise fabrique également des bracelets tissus pour Montblanc.
    https://www.youtube.com/watch?v=t0ZU3FoQ0Io

  2. Tardieu Jean-claude dit :

    Merci pour cet article, très complet, qui a éveillé en moi une certaine nostalgie.Plongeant,dans les années 80 avec des semi-professionnels,j’aidécidé d’acquérir une montre de plongée irréprochable (ma précédente montre ayant pris l’eau après de multiples plongées à -50)Hésitant entre Rolex etTudor j’optais alors pour cette dernière car le boitier était quasiment identique dans les 2 marques.J’aurais dû choisir Rolex car ma Tudor équipée d’un ETA m’a lâché après 40 ans de bons et loyaux services…et je ne peux pas la faire réparer.C’eut,peu-être ,été différent si j’avais choisi Rolex??

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