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MIDO et son histoire Une affaire de mesure

Medir. Un verbe espagnol qui signifie « mesurer ». Conjuguez-le, et vous obtiendrez donc au présent à la première personne :

Yo mido.

« Je mesure ». Loin de moi l’idée de vous faire plonger à nouveau dans vos cahiers d’écoliers, j’aimerais aujourd’hui jeter un voile de clarté sur une marque dont nous entendons parler mais dont nous ne connaissons pas assez l’histoire ni les modèles qui ont jalonné celle-ci. Et qui méritent un œil attentif.

Mido, l’horloger Designer

La création de Mido remonte à 1918. Elle est fondée par George Schaeren à Bienne. La marque se distingue tout d’abord par des dessins très proches de la mouvance Art deco, ce qui étonne peu vu l’époque, et lance alors des montres aux formes étonnantes, souvent composées d’émaux aux mille couleurs.

On les reconnaîtra aussi rapidement par la suite comme ayant des liens soudés avec le monde automobile, notamment avec des modèles reprenant la forme de radiateurs de voitures d’époques, telles des Bugatti, Peugeot ou encore Chevrolet.

Mido Multifort Datometer

Le tournant de la marque se produit lors du lancement en 1934 d’un modèle dont vous avez déjà certainement entendu le nom : Multifort. Elle quitte alors l’image que l’on pouvait se faire d’elle, à savoir davantage proche du design, des formes et des couleurs, plus que de « réelle » horlogerie.

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Les savoir-faire Mido

La Multifort témoigne de plusieurs savoir-faire, importants à l’époque. Il s’agit d’une montre étanche, anti-magnétique et résistante aux chocs. Un moyen crucial de s’attaquer au marché horloger d’alors, et de montrer sa valeur. Les premiers modèles furent à remontage manuel, mais quelques mois plus tard, le remontage automatique montrait déjà les possibilités de la marque.

Mido Multifort powerwind

Ce qui est intéressant revient à nouveau aux origines de la marque, car un grand nombre de Multifort possédaient un boitier de forme décagonal. L’empreinte d’une autre entreprise dans l’histoire de Mido : Taubert & Fils.

Taubert était à l’époque un des fournisseurs les plus importants de boitiers étanches pour de belles marques telles que Movado, Mido évidemment, mais aussi Patek Philippe.

C’est justement ce fort lien entre les deux entreprises qui mènera au développement d’un autre modèle : la Ocean Star, apparue à la fin des années 1950. Forte d’un boitier étanche et monobloc (on rentre le mouvement par l’avant, mais le fond est immuable) pouvant garantir une étanchéité statique à 300m (pour le modèle de plongée), la pièce bénéficie également d’un autre avantage : un joint d’étanchéité en liège.

Par la suite, c’est la collection Commander qui recevra également cette conception particulière de boitiers.

Mido Multicenter chrono

A la fin des années 1960, la crise du quartz affaiblira considérablement Mido, mais la marque a su s’entourer de partenaires et de l’aide de Nicolas Hayek pour revenir davantage en force et toujours vivre aujourd’hui au sein du Swatch Group ! Mido a fêté ses 100 ans l’année dernière, et c’est aussi ça le plus beau des cadeaux.

Aujourd’hui, la Multifort et la Ocean Star continuent de faire partie des collections Mido, et d’être les porte-parole de l’histoire de la marque. Évidemment, les designs se sont modernisés, les mouvements également, mais l’ADN de la marque reste immuable et parfois assez engagé.

Mais ça, nous vous en parlerons bientôt…

Quelques pièces d’intérêt

Le moment pour nous d’admirer quelques belles pièces Mido directement en provenance de leur musée et archives. Et qu’on ne voit pas tous les jours.

Mido Multi-centerchrono

Voici un chronographe produit par Mido au début des années 1940. Pas de sous-compteurs, mais une aiguille du chronographe simple et centrale qui s’active et s’arrête grâce à deux boutons poussoirs. Elle possède une belle quantité d’échelles : pulsométrique, tachymétrique et télémétrique.

Il y en a beaucoup dans ce boitier de 35mm. Ce boitier d’ailleurs est similaire à certaines Movado et autres Patek Philippe de la même époque, et vous savez pourquoi maintenant !

Et des détails de qualité, il y en a quelques uns. Regardez par exemple les têtes de poussoirs striées très représentatives de cette époque, ou encore ces finitions sur les cornes facettées, cette couleur de cadran « rouille » si unique. Sans parler du calibre de roue à colonnes Mido 1300 qui vibre à l’intérieur.

Mido Multifort Powerwind

La Multifort, je ne vous la présente plus. En revanche, le terme Powerwind doit vous intriguer.

Mido Multifort PowerWind

Grâce à son partenaire de mouvements A.Schild (que l’on retrouve sur de nombreuses pièces, Glycine Airman et autres Zodiac Seawolf), les éléments composants le mécanisme de remontage automatique passent de 16 à 7. Cela apporte 2 avantages, celui d’un entretien simplifié et d’une plus grande résistance aux défaillances dans le temps.

Au-delà de ce système Powerwind, la montre est belle, tout simplement. On remarque un beau contraste entre la partie sectorisée extérieure en or et le centre du cadran argenté où passent ces aiguilles dauphines en or elles aussi.

Mido Multifort Datometer

Voici une montre au charme fou.

Mido Multifort Datometer

Il s’agit d’une 4 aiguilles heure/minute/seconde/date dans une boite abritant un mouvement automatique. Ce qui fait son supplément d’âme se trouve dans les écritures, évidemment la typologie Mido, mais également le « Super-Automatic » arrondi à 6 heures. Ajoutez à cela les index flèches légèrement en relief et vous obtenez un écosystème d’éléments à la belle harmonie.

Petit détail que l’on retrouve sur d’autres pièces Mido, les cornes sont fines et facettées, tout en formes. Un petit clin d’oeil au passé art déco de la marque.

J’espère vous avoir fait découvrir une belle partie de Mido et son histoire qui mérite qu’on y regarde plus attentivement. Une marque qui a toujours eu coeur au design horloger et sa « mesure » et à l’innovation avec des partenaires à la pointe. Je vous donne rendez-vous rapidement pour voir d’autres modèles plus en détail.

2 réponses à “MIDO et son histoire”

  1. Cosquer dit :

    Merci pour cette Mido Sory !
    Une marque pas tellement présente chez les collectionneurs français.

  2. MFD dit :

    Bonjour,
    Cette présentation de la marque Mido est intéressante. Néanmoins, j’aurais aimé avoir un paragraphe sur la collection BARONCELLI qui est remarquable.
    Maël.

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