fbpx
menu
search

À bord du Royal Scotsman L'art et la manière de prendre le temps

Cette réflexion estivale ne vient pas de nulle part. Je ne vais donc pas ici vous conter un aller-retour Paris-Biarritz en train Corail entouré des cris d’une ribambelle de marmots en route pour la colonie de vacances, n’ayez crainte.

Nous avons, loin de tout ça, récemment eu l’opportunité incroyable de passer quelques jours à bord d’un train particulier : le Belmond Royal Scotsman. Départ Edimbourg direction les Highlands, en compagnie d’une bande de joyeux lurons triés sur le volet par notre ami Matt Hranek et d’un personnel de bord d’une rare perfection.

A bord du Belmond Royal Scotsman

Une bien jolie manière de nous rappeler que le voyage est encore et toujours bien plus important que la destination…

The Belmond Royal Scotsman

Imaginez un instant un palais qui voyage. Un palais en acajou à l’élégance édouardienne dont la teinte miel des boiseries répond à l’unisson à la chaleur du tweed et des meilleurs malts. Vous y êtes ? On continue.

Regardez par la fenêtre, les paysages se renouvellent constamment. Les Highlands vous accueillent avec leurs nuances de verts, de jaunes et toujours cette noblesse très écossaise. Des paysages qui ont l’humilité et la sagesse de ceux qui sont confrontés aux éléments et aux saisons depuis bien trop longtemps pour prétendre quoi que ce soit. C’est beau, c’est vrai et ça fait un bien fou.

Publicité
Serica Watches - W.W.W.
The Belmond Royal Scotsman

Le Royal Scotsman est à l’Ecosse ce que l’Orient Express est aux paysages d’Europe continentale entre Paris et Constantinople : une manière de toucher du doigt une époque révolue à laquelle le voyage était une aventure romantique rythmée par des codes bien précis. Une époque à laquelle le jogging en polyester, les pringles et la Smirnoff Ice n’avaient pas certainement leur place.

Même si le Royal Scotsman ne circule que depuis 1985, c’est bien à cet imaginaire qu’il vous fait goûter, un rêve à mi-chemin entre James Bond et Agatha Christie qui n’a rien d’artificiel. Et lorsque ces moments se partagent avec de véritables amis et compagnons de route qui jouent tous le jeu… alors laissez-moi vous dire qu’il se passe quelques chose de très spécial.

Les yeux qui clignent essayent en vain de prendre une photo figée de l’instant à chaque battement de cil. Tous les sens sont en éveil. La main caresse le revêtement en Tweed d’un canapé, le nez et les papilles cherchent à comprendre la complexité fumée d’un single malt tandis que l’oreille reconnaît avec enthousiasme les notes qu’égraine le piano sous les doigts agiles de celui qui fait salle comble à Londres au célèbre club de Ronnie Scott.

The Belmond Royal Scotsman - Matt Hranek

C’est réellement tout ça.

De l’importance du choix des compagnons de voyage

Voilà typiquement le genre d’expérience qui ne vaut réellement la peine d’être vécue que si elle est partagée. Partagée avec ceux qui de la même manière que vous ont décidé d’apprécier non seulement les paysages, mais surtout l’instant. Des souvenirs qui se construisent avec des compagnons qui aiment jouer selon les mêmes règles.

Lorsque Matt et Yolanda font grimper leurs amis à bord, une certaine élégance s’invite également, joyeuse et nonchalante, mais non moins très en place. On se joue ici des codes à un tel point que les dîners formels se transforment en fêtes Rock.

The Belmond Royal Scotsman

Robert porte un costume bleu argent au revers de soie rose pâle qui répond magnifiquement à son épaisse barbe blanche tandis que Tony met tout le monde d’accord avec une smoking jacket en soie brodée datant probablement des années 50. Autant de façons de ne pas oublier que même dans ces cadres très codifiés, le vêtement est avant tout un jeu avec lequel il faut s’amuser, vivre, se sentir bien et beau.

La petite trentaine de convives était sur ce point -et tant d’autres- bel et bien sur la même longueur d’ondes.

Pendant ces quelques jours à bord du Royal Scotsman se sont côtoyés un tailleur napolitain, un portoricain et un un new-yorkais, chacun avec son mot à dire. Un avocat suédois, un ancien des forces spéciales américaines et le chanteur d’un acclamé groupe de deathpunk norvégien.

A bord du Royal Scotsman, j’ai rencontré un jeune homme d’une rare sensibilité ayant défilé pour Dior durant les grandes années, j’ai partagé beaucoup trop de Glenmorangie 16yo avec un photographe nord-irlandais à la barbe rousse et à l’humour dévastateur et écouté les histoires fascinantes de l’un de ceux qui a connu Hollywood, le vrai, et l’a immortalisé à de nombreuses reprises dans son objectif.

Nous avons marché sous la pluie dans des paysages incroyables et tiré, sous la pluie toujours, sur les galets d’argile qui sifflaient au-dessus de nos têtes.

A bord du Royal Scotsman, j’ai fait la connaissance d’un ancien colonel de la RAF qui a mené ses hommes au front dans les îles Malouines et redécouvert la mythique chanson de Sir Elton John, Rocket Man, chantée à tue-tête dans la dernière voiture.

En 48h, nous avons construit d’innombrables souvenirs pour lesquels il me faudrait bien plus de mots si je souhaitais en dresser une liste exhaustive. C’est drôle comme lorsqu’on se retrouve isolé avec quelques personnes, loin de toute contrainte professionnelle ou familiale, les moments ont souvent tendance à être vécus avec plus d’intensité. Un peu comme quand on rentre chez soi après des années d’études au bout du monde avec de nouveaux meilleurs amis. Je crois que c’est ça.

Enjoy the ride

Bien évidemment, le contexte était plus que favorable, exceptionnel même. Les conditions de la magie plus réunies que jamais et la sélection de compères, je me répète, d’une qualité rare. Si certains d’entre vous ont un jour l’occasion de vivre un tel périple, c’est réellement quelque chose d’unique, mais la leçon tirée de ces quelques jours est elle d’une simplicité déconcertante.

The Belmond Royal Scotsman

Nous avons vécu tout cela en partant d’Edimbourg, pour arriver à Edimbourg. Nous ne sommes donc techniquement pas allés bien loin. Les histoires, les origines et les parcours de chacun nous ont pourtant fait voyagé bien plus que les quelques centaines de kilomètres parcourus à bords de ce train.

A bord du Belmond Royal Scotsman

Un bon moyen de ne pas oublier, la prochaine fois que nous serons bloqués dans un TER, de conserver la même attitude et ouverture à l’autre, qui sait, nous y rencontrerons peut-être un(e) nouvel(le) meilleur(e) ami(e) ?

The Belmond Royal Scotsman

Et pour ceux qui pensent que l’absence de dinner suit, de piano live et de menu gastronomique ne permet pas à la magie d’opérer, essayez plutôt ça : écoutez Monk interpréter le « Sophisticated Lady » de Duke Ellington dans votre casque et sortez votre flask préalablement remplie de ce whisky japonais que vous aimez tant en observant les nuages qui défilent.

Vous verrez, ce vol EasyJet qui à priori ne vous faisait pas rêver ne sera alors pas si mal. Vous pourriez même avoir envie de parler à votre voisin. Alors ? Le voyage n’est-il pas avant tout un état d’esprit ?

Je crois bien que si…

La majorité des photos de ces instants magiques que vous pouvez découvrir dans cet article proviennent de l’oeil affuté de Robert Spangle.

Pour plus d’informations et images, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du Royal Scotsman.

Une réponse à “À bord du Royal Scotsman”

  1. Avatar Henri Dillard dit :

    Superbes images, une ambiance et un voyage qui laissent rêveur ! Merci pour ce partage, je vais regarder les billets 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DIRECTEMENT CHEZ VOUS

TOUTES LES SEMAINES

expand_less