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Tudor Submariner REF. 7922 En vente le 4 juin prochain chez Leclere

Je vous présentais il y a quelques semaines une pièce exceptionnelle : un prototype d’Omega Seamaster 600 Ploprof et son carnet de bord. Une plongeuse extrêmement intéressante.

Aujourd’hui, et en partenariat avec la maison de ventes aux enchères Leclere, et en prévision de la grande vente de montres qui aura lieu le 4 juin prochain, laissez-moi vous présenter une des pièces qu’il faudra regarder de près : la Tudor Submariner ref. 7922 du grand plongeur de Cousteau et peintre André Laban.

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Une montre, un homme : André Laban

André Laban est né en 1928 et commence à travailler en 1952 sur le Calypso en tant qu’ingénieur chimiste. Les bases sont solides.

André Laban, Frédéric Dumas et Jacques-Yves Cousteau
André Laban, Frédéric Dumas et Jacques-Yves Cousteau

Deux activités, en dehors de la plongée sous-marine, rythment son existence : les images du monde marin ainsi que la peinture. Elle aussi réalisée en immersion dans le grand bleu.

C’est pourquoi au début des années 50, il conçoit un caisson afin d’y placer une caméra de télévision et la descendre quelques pieds sous la surface de la mer. 1956 signe la sortie en salle du grand film-documentaire « Le monde du silence » qui remportera une palme d’or en 1957 ainsi que l’Oscar du meilleur film documentaire aux États-Unis.

André Laban à gauche

Il coréalisera encore deux films de L’Odyssée sous-marine de l’équipe Cousteau.

1966 marque le début de la peinture sous-marine. Entre 15 et 25 mètres de fond pour commencer. Ses deux dernières toiles, il les a réalisée en 2015 à l’âge de 87 ans. De quoi calmer les plus téméraires d’entre nous.

Des peintures à la fois puissantes et calmes, génératrices d’images pour notre esprit. Les contempler nous place directement sur le sol de sable, les oreilles qui bourdonnent, rythmées par les sons du courant, de la vie sous-marine et de la danse perpétuel du sable. Vous saisissez ?

Cet après 2015 signera une autre carrière emplie de distinctions, expositions et autres rencontres passionnantes. André nous a quitté l’année dernière.

André Laban et sa Tudor Submariner

Si vous avez bien lu et vu les noms de « Cousteau », « Calypso », « plongée sous-marine », vous savez qu’une montre peut facilement se cacher derrière. En l’occurence celle qu’il portait depuis ses débuts avec le commandant Jacques-Yves Cousteau mais aussi tous les autres jours de sa vie : une Tudor Submariner Ref. 7922.

Tudor Submariner 7922 - 1958

La montre d’André Laban : Tudor Submariner Ref. 7922

Cette montre, celle qui l’a accompagné à de nombreux moments de sa vie, c’est Cousteau qui lui a donné en 1958. D’autres de ses compagnons de voyage en possédait également.

Tudor Submariner 7922 - 1958

La référence 7922 est le fondement de la montre de plongée chez Tudor. Une icône aux 37mm de diamètre, celle à partir de laquelle toutes les pièces de plongée Tudor ont découlé.

Elle apparaît en 1954. Quelques mois après les premières plongeuses Rolex. Comment la décrire simplement ? En quelques mots : automatique, fond de boite et couronne vissée, étanche à 100m, index et aiguilles de grandes tailles bien luminescents (radium évidemment) sans oublier la lunette bidirectionnelle graduée toutes les 5 minutes.

Ne vous laissez pas impressionner par ce plexiglas d’origine qui a bien vu du pays et des fonds marins. Le cadran est en parfait état et son prochain propriétaire aura toute liberté de le changer s’il le souhaite.

Ce que l’on sait moins, c’est que son cadran est très légèrement bombé et chute au niveau de la minuterie pour plus de contrastes et une meilleure lisibilité. On peut y lire :

TUDOR

OYSTER PRINCE

100m=330ft

SUBMARINER

ROTOR

SELF-WINDING

Elle est équipée du calibre 390 automatique sur base d’Ebauche Fleurier, où l’on prend toujours autant de plaisir à contempler la masse oscillante « papillon ».

Tudor Submariner 7922 - 1958

Son charme se rapporte à ses détails. C’est un logo à la rose au-dessus du « Tudor », une ligne oblique « Self-Winding », des écritures dorées « gilt » sur fond noir laqué qui lui donne une âme et un rang. Et un peu de couleur Tropicale.

Cette référence est intéressante pour une autre raison. On peut lire à l’intérieur du fond de boite « IV 1958 » ce qui nous indique que la montre n’a pas été produite antérieurement à 1958, comme la date de début de production de la 7922 pourrait nous indiquer. Il faut en réalité savoir que Tudor réinterprète en 1957 son premier modèle, en y ajoutant une minuterie sur les 15 premières minutes de la lunette. C’est tout.

Tudor Submariner 7922 - 1958

Notez qu’ici les aiguilles ont été changées lors d’une ancienne révision. La dernière date de l’année dernière chez Bianchi à Marseille et la montre est toujours apte à descendre à quelques dizaines de mètres sous le niveau de la mer. Pas étonnant vu l’utilisation d’André Laban.

Une pièce d’un grand intérêt, qui en plus d’être une icône de la marque à la rose a accompagné un grand homme tout au long de sa vie, aussi bien sur la terre ferme, sur ses plongées avec le commandant Cousteau ou encore dans la continuité des mouvement de son pinceau représentant avec calme et sérénité un tout autre monde.

En attendant, nous vous donnons RDV le mois prochain pour la présentation d’une autre pièce exceptionnelle qui sera mise en vente le 4 juin par la maison de ventes aux enchères Leclere.

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