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Malfroid Chausseur à Paris : Portrait de Victor Bastié

Je me souviens, c’était en juin dernier. Nous organisions alors un évènement chez Seiko non loin du boulevard Saint-Germain à l’occasion d’une belle collaboration avec la marque.

C’est alors qu’un jeune homme à fière allure en Vespa 300 couleur olive fit son apparition. Chaussures patinées aux pieds, lunettes teintée sur le nez, venu pour nous saluer et faire connaissance avec l’équipe. Nous découvrions alors une personne passionnée par l’univers de la chaussure, du cuir, mais aussi un véritable connaisseur de belle horlogerie et d’engins à deux roues.

Malfroid Paris - Victor

À ce moment là, Victor avait déjà dans l’idée de créer sa propre marque de soulier, ce qui allait se concrétiser dans les semaines qui suivirent. Malfroid était né. Alors oui, le nom peut d’abord faire songer à un personnage blond d’Harry Potter affilié à la maison Serpentard. Mais en creusant davantage, Malfroid était en réalité le nom d’un bottier parisien du XXème siècle qui était un peu tombé dans l’oubli, à tort. Et à qui Victor a aujourd’hui rendu toutes ses lettres de noblesse.

Boutique Malfroid

Les souliers Malfroid

Malfroid est l’expression des deux esprits de Victor Bastié et Thomas de Bascher.

Ce qui nous plaît personnellement quand l’on foule le sol d’un nouveau lieu qui va à priori nous plaire, c’est avant tout d’avoir une expérience agréable et une discussion qui dépasse les simples bornes du produit ou des services que propose le lieu. Je ne parle évidemment pas du kebab où du salon de massage en bas de chez vous.

Boutique Malfroid à Paris - Double boucle

La meilleure illustration est le fait que Thomas, associé et ami de longue date de Victor, était d’abord son client. 

Cela fait plusieurs années déjà que Victor travaille dans le milieu. Deux ans passées dans la basket et 7 années dans les souliers de cuir, les peausseries et autres patines qu’il réalise à la main. Sept ans tout pile avant de se lancer dans l’aventure Malfroid. Cette expérience lui permet évidemment de connaître d’importants paramètres de la structuration du marché, des différentes zones de fabrication et des peausseries, cela va de soi.

Boutique Malfroid à Paris - Patine en cours

Ce qu’il faut impérativement savoir, c’est qu’en fonction des modèles, il source des peaux chez différents tanneurs. Une pincée de tannerie Degermann d’Alsace et de tannerie Roux aux 200 années d’ancienneté, couplés à quelques autres lieu important du cuir et le tour est joué.

Malfroid ne tape pas dans l’extravagance et ses clients ne défilent pas à la fashion week. Son objectif, noble et difficile, est celui de couvrir les classiques du vestiaire masculin tout en tachant de ne pas ressembler à ce qui se fait déjà. Et c’est ici que tout se joue, en allant chercher quelques détails bien pensés, et un peu de patine. 

Boutique Malfroid à Paris - Bottine Bonneville

Surtout, et ce qui fait une partie du modèle est que les paires sont proposées entre 260 et 330€, quand les finitions et les peausseries employées relèvent davantage de paires qui gravitent autour de 500€. Point à la ligne.

Portrait de Victor Bastié

Mais laissons les souliers de côté un instant, aussi beaux soient-ils, car j’y reviendrait dans un deuxième temps. Concentrons-nous un moment sur celui qui fait tourner la boutique.

Malfroid Paris - Victor

De mon côté, le réel déclencheur s’est produit quand je suis allée acheter ma première paire de chaussures chez lui il y a quelques mois. Au cours de la conversation, j’ai notamment évoqué une autre passion pour la montagne et son air pur l’été, et du VTT en général. Le hasard faisant bien les choses, nous fréquentions notre même station favorite des Gets en Haute-Savoie et Victor collectionnait les VTT. Les chemins étaient faits pour se croiser.

Malfroid Paris - Victor

Mais ce qu’aime avant tout Victor, c’est labourer un bon gros champ de terre au guidon de sa Yamaha YZ450, Rolex Explorer II au poignet. Ou encore prendre deux sept heures de sa nuit pour se renseigner sur le pédalier de son Intense M3. Une véritable passion vous disais-je.

La passion des montres lui est venue très jeune, à l’époque où son père s’était procuré une Rolex Daytona 6263. Vous savez, à l’époque où il était encore possible d’en acheter une sans mettre aux enchères femme et enfant(s).

Malfroid Paris - Panerai Luminor et bracelet Joseph Bonnie
Bracelet Joseph Bonnie – Dusty Sable

À partir de ses 15 ans, les quelques sous qu’il peut mettre de côté lors de ses mois d’été employés à travailler dans l’hôtel de son parrain serviront à financer au choix montres ou motos. L’intérêt pour les deux roues non-motorisés n’interviendra que plus tard.

Ce Daytona lui a d’ailleurs montré le chemin car depuis il n’a cessé d’être incliné vers les montres plutôt sportives, depuis sa première Casio G-Shock à 13 ans, jusqu’à sa dernière Datejust sur JubileIl aborde les montres comme des plaisirs et des coups de coeur, et pas comme des investissements (quand les deux sont possibles, c’est mieux), et c’est justement pour cela que quand un potentiel client passe le pas de porte et qu’ils commencent à parler cadrans et aiguilles, tout prend sens.

Malfroid Paris - Patine et GMT-Master 1675

Youngtimer. Voici le mot qui l’émoustille et pour lequel il a beaucoup de considération. C’est pourquoi s’il devait en rester une seule, il se tournerait vers sa Rolex Explorer II au cadran blanc. Sportive, discrète et solide, un bon allié quand il s’agit de réaliser de belles patines quand il n’y a personne en boutique. Et quand il faut démonter un pédalier par un mardi soir. 

Malfroid Paris - Rolex Explorer II

Nous apprécions donc son esprit, ses souliers et sa boutique, et c’est pourquoi vous pourrez y trouver certaines de nos créations Joseph Bonnie.

Des bracelets et quelques autres beaux objets qui permettent à tous ceux qui entrent de parler d’horlogerie avec Victor avant de parler de chaussures, finalement.

Malfroid Paris

Malfroid – 7 Rue Villebois-Mareuil, 75017 Paris

2 réponses à “Malfroid Chausseur à Paris : Portrait de Victor Bastié”

  1. Alphonse dit :

    Bonjour,
    Est-ce bien Marcos Fernandez que l’on voit derrière sur la première photo?
    Merci,
    Alphonse

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