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Un Negroni ? Excellente réponse !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je vous propose d’inaugurer aujourd’hui une nouvelle proposition éditoriale diversifiée à laquelle vous aurez le droit de façon hebdomadaire. Une bouffée d’air frais dans un monde d’aiguilles et de cadrans, de boîtiers et de boutons poussoirs que nous pourrions intituler « Essentiels ». Des inspirations, objets, concepts, histoires ou réflexions et autres découvertes qui sortent du monde horloger et qui passionnent les Gentlemen que nous sommes à l’occasion.

Pourquoi ? Simplement parce que nous somme persuadés que vous, tout comme nous, vivez dans un monde merveilleux qui ne tourne pas qu’autour de l’horlogerie et surtout parce qu’il y a tant belles choses que nous souhaitons  partager ensemble. Qu’en pensez vous ?

Negroni

Pour inaugurer cette nouvelle étape dans l’élargissement de la ligne éditoriale des Rhabilleurs, nous allons nous intéresser à un cocktail que nous apprécions tout particulièrement : le Negroni. Car oui, nous aimons beaucoup déguster, mais également concocter ces mélanges de saveurs sous forme liquide pour notre plus grand plaisir, mais aussi celui de nos amis et de nos invités pour qui nous aimons jouer aux alchimistes le temps d’une (longue) soirée de partage…

Pour finir, nous nous sommes assis et avons demandé à notre ami Matt,  Negroni all star de renom avec qui nous partageons cette passion, de nous donner son avis et ses conseils pour préparer… et surtout déguster un bon Negroni !

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Le Negroni : D’où vient-il ?

Comme son nom l’indique, le Negroni est né en Italie mais ne date pas d’hier. C’est à Florence en 1919 que le comte Camillo Negroni décida d’apporter un « twist » à son Americano habituel.

Negroni

Nous sommes au Café Casoni de Florence, alors haut lieu de l’aristocratie. Le comte, las de son Americano (long drink  italien composé de bitter, de vermouth doux et d’eau gazeuse), demande alors au barman, Fosco Scarelli d’oublier l’eau gazeuse (coquin) et de la remplacer par du gin, boisson qu’il avait découvert lors d’un récent voyage à Londres.

Le succès est immédiat et toute l’aristocratie florentine se rue sur cet « Americano avec du gin » que Fosco Scarelli baptise du nom de son inventeur : Negroni !

Ce n’est pas compliqué… mais

Sa composition ? Facile : Bitter, Vermouth doux (rouge) et Gin, à mesures égales que l’on construit en « short drink » sur des cubes de glace (et non de la glace pilée, merci). Surtout pas de Shaker ici, vous pouvez oublier la célèbre phrase de James Bond un instant. « Vodka Martini, Shaken, not stirred », une phrase qui ne s’applique d’ailleurs normalement pas, non plus, à son Martini, mais je m’égare.

Nous nous contenterons ici, pour rafraîchir le mélange faire danser vigoureusement la glace sur les parois intérieures du verre à l’aide d’une cuillère, jusqu’à que ce dernier soit bien froid. Quelques tours suffisent, ce n’est pas un « long drink ». Les puristes et amis de l’amertume que nous sommes aimeront passer un zeste d’orange à la flamme pour en extraire plus facilement les huiles avant de le passer sur le rebord du verres et d’y déposer les arômes avant de l’ajouter au mélange. Une touche d’amertume supplémentaire, fruitée et subtile qui se fond, équilibre et termine parfaitement ce cocktail.

Questions à l’expert : Matthew Hranek

Matthew Hranek aka Matt. Editeur chez Condé Nast Traveler, réalisateur, photographe et présentateur TV occasionnel. Habite à Brooklyn et roule en vieille 911, copper brown . Signes particuliers : aime les belles et bonnes choses et s’en délecte à titre professionnel, dans le monde entier, depuis plus de 20 ans. L’homme à bon goût et un sens de l’humour dévastateur. Si vous ne connaissez pas son compte instagram, je vous vous propose d’y faire un tour. Vous allez comprendre.

  • Le Negroni, un cocktail d’une apparente simplicité, et pourtant… Qu’est-ce qui te séduit avant tout dans ce mélange ?

J’aime justement, avant tout, la simplicité des ingrédients qui le composent, ingrédients que j’apprécie aussi beaucoup séparément. Un bon gin, un vermouth doux, du Campari, je les boirais tous avec plaisir chacun à leur tour, mais la combinaison des trois, pour moi rimeavec perfection. Je pense qu’en vieillissant mon palais est davantage séduit par l’amer que par l’acide et le sucré.

  • Te souviens-tu de ton premier Negroni ? Où était-ce ?

Oh, compliqué ! Je sais que c’était à Milan il y a 10 ou 12 ans, à l’Hotel Gallia. Ça j’en suis certain !

  • Ton meilleur souvenir de  Negroni ? Où était-ce ?

Encore une question difficile… il y en a eu tellement ! J’ai cette fâcheuse tendance à me souvenir plus facilement des mauvais Negroni, souvent pris dans des petits aéroports ou des hotels de bord de route. Le vrai problème est souvent lié à des glaçons de mauvaise qualité, de glace pilée ou à l’utilisation d’un vermouth trop vieux, ou simplement mauvais…

  • Les meilleurs Negroni de Paris ? Evidemment tu as tes adresses ?

Je pense que les barmen du Bristol font de très bon Negroni, Harry’s Bar évidemment, et j’aime aussi beaucoup les Negroni du bar de l’Hotel Bauchaumont dans le 2ème.

Negroni - Harry's Bar

  • Quel est ton Negroni idéal ? Aimes-tu y ajouter un secret ou tu préfères rester simple ?

Je dirais que je reste très proche de la recette originale, à mesures égales. J’aurais peut-être tendance à mettre un tout petit peu moins de vermouth, car j’aime l’amertume du bitter.

  • Tes marques préférées pour ces 3 ingrédients essentiels ?

Je préfère utiliser un London Dry Gin tout simple pour mes Negroni, typiquement du Beefeater. Punt e Mes ou Antica pour le vermouth and bien sûr Campari pour le bitter !

Notre Avis

Vous l’aurez compris, nous sommes conquis pour bien des raisons. Une apparente simplicité qui cache un monde de saveurs subtiles et bien équilibrées que l’on apprend à connaître avec les années et les voyages. Un cocktail qui se boit lentement et dans lequel les adeptes des classiques combinaisons « acide-sucré » ne devraient pas trop aventurer leurs lèvres. Tant mieux.

Negroni

Une tradition qui dure depuis bientôt un siècle et que nous sommes heureux de perpétuer. C’est également pour nous la meilleure manière de découvrir une ville et de faire des rencontres…. Et surtout un grand moment de plaisir !

2 réponses à “Un Negroni ? Excellente réponse !”

  1. Anonyme dit :

    L’histoire, la recette et des lieux… Bien…
    Sinon le Negroni du Mirazur à Menton vaut le détour…

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