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Montres de plongée : Les perles de la Spirotechnique

Montres de plongée : Les perles de la Spirotechnique

Les montres de plongée, icônes des tool watch par excellence, déchainent bien des passions. Leur fonction première, le contact prolongé avec l’un des pires ennemis des montres mécanique qu’est l’élément liquide les a naturellement rendues robustes et belles. Si la Submariner de Rolex s’impose évidemment comme le design le plus connu et copié, notre mère patrie peut s’enorgueillir d’avoir donné naissance à de véritables légendes des fonds marins. Blancpain et sa Fifty Fathoms bien naturellement, mais aussi les aiguilles snowflake sur les Tudor Submariner, à la demande de la Marine Nationale française. Aujourd’hui, le retour inconditionnel de ses montres amphibies, premières témoins des grandes profondeurs, nous rappelle à quel point l’histoire de ces pièces est chargée de symboles, et de marins.

Portant toutes deux le nom de la Spirotechnique, célèbre compagnie filiale d’Air Liquide fondée par Jacques Cousteau et Emile Gagnan en 1946, sont nées deux autres plongeuses emblématiques que nous avons entre les mains aujourd’hui : la Spirotechnique de Triton et celle d’Auricoste. “Homme libre, toujours tu chériras la mer !” écrivait Baudelaire, et c’est en tant qu’hommes passionnés que Gagnan et Cousteau, en 1945, brevètent le “CG45”,premier détendeur de plongée moderne. C’est avec cette magnifique inspiration qu’en 1962, le colonel retraité mais pas moins actif Jean René Parmentier propose une montre plongeuse qu’il baptisera “Triton”, pour le compte de la Spirotechnique. L’amphibien ainsi sorti des profondeurs “photiques” équipera les professionnels de la marine et les militaires.

Triton - Auricoste - Spirotechnique

Triton Spirotechnique

Nous vous parlions il y a quelques mois de la récente renaissance de la légendaire plongeuse Triton, sous les traits de la Subphotique. L’heureuse résurrection de cette plongeuse emblématique nous avait déjà conquis, tant cette réédition, malgré quelques évolutions de taille, reste fidèle à l’essence  de montre-outil de son prédécesseur. Son prédécesseur justement : La Triton Spirotechnique. La plongeuse voit son design unique né d’une réflexion et d’une recherche purement fonctionnelles dont nous avons la chance d’avoir un très bel exemplaire entre les mains aujourd’hui. Le premier regard se porte tout naturellement sur la couronne, preuve du détail porté sur l’étanchéité. La couronne ne dévoile ses formes qu’après avoir dévissé le petit protège couronne se trouvant à midi. Dans cette optique de montre qu’aucune, ne serait-ce qu’infime goutte, ne peut pénétrer, une anse mobile vient couver la couronne vissée et ainsi garantir une sécurité sans failles pendant la plongée.

Mais arrêtons-nous un instant. Nous sommes au cours des années 1960, lors d’une plongée en profondeur, à hauteur des caractéristiques de la montre. La pression s’accroît, le soleil s’efface. Que recherchent le plongeur expert comme le militaire aguerri ? La robustesse, la fiabilité et la lisibilité dans l’obscurité la plus totale. Le boitier et sa structure, purs expressions de robustesse, sont complétés par un mouvement ETA 2452, tout aussi robuste et fiable. La lisibilité quand à elle est assurée, quand la luminosité disparaît au profit des abysses, par des marqueurs au tritium à toutes les heures, excepté à la place de la date, sur toutes les aiguilles et sur les chiffres de la lunette. La lunette bidirectionnelle permet aussi au porteur de la montre de calculer précisément ses temps de plongée, en rapport avec la capacité de ses bouteilles.

Auricoste Spirotechnique

Une vingtaine d’années après l’apparition de la Triton, naît à son tour chez Auricoste une montre en collaboration avec la Spirotechnique. On connaît Auricoste comme une maison d’horlogerie intimement liée à la Marine nationale et aux milieux océaniques. Même si les fonctions sont similaires, les différences de conception et de réalisation  avec l’amphibien Triton sont frappantes. La “montre-outil”, plus moderne, et à l’apparence plus brute, semble taillée dans la masse.   Les détracteurs potentiels de cette pièce diront qu’elle est le fruit de la fusion entre une Rolex, en référence avec les aiguilles mercedes, et un classique Diver Seiko, en rapport avec la forme du boitier, et la place de la couronne à quatre heures.

Le mouvement, un ETA 2824, peut être mis à rude épreuve, et avec un tel boitier pour sécuriser le mouvement, tel un coffre de Fort Knox protégeant son or, le plongeur n’a aucune crainte à éprouver en caressant les 200 mètres de ses palmes. Les index en Luminova ainsi que la lunette unidirectionnelle permettent une bonne lisibilité et une sécurisation des temps de plongée. La présence du logo de la Spirotechnique à 8h, ne laisse aucun doute quant à ses liens avec la célèbre entreprise de plongée sous-marine.

Auricoste - Spirotechnique

La spirotechnique est donc une histoire d’hommes, de marins, d’explorateurs des profondeurs océaniques, qui a inspiré le développement de pièces incontournables pour ceux qui tutoyaient et tutoient encore les eaux sombres et froides des mers et océans. Et l’histoire se prolonge encore aujourd’hui, dans les rééditions chargées d’histoire de la Triton et de la Auricoste.

Quand Jacques-Yves Cousteau prononçait : “Il faut aimer la vie, même dans ses formes les moins attirantes”, sa référence avec le milieu hostile des profondeurs était claire. La plongeuse ne fait alors qu’un avec l’homme qui la porte, et celui-ci place en elle une confiance sans limites, en lui prêtant, le temps d’une plongée, à la fois le rôle de guide et de compagnon de voyage.

3 réponses à “Montres de plongée : Les perles de la Spirotechnique”

  1. YAMS dit :

    Bonjour,
    Est ce des pièces qui peuvent se trouver d’occasion ? J’imagine qu’avec votre réseau et votre patience … la réponse est oui ? Maintenant, reste une question … quelle valeur peut avoir un objet qui a tant d’histoire ? Merci

    • Nicolas dit :

      Bonsoir Yann,

      Bien sûr il est possible de les trouver d’occasion ! Bien souvent il faudra changer les aiguilles, ou trouver (pour ce qui mon cas avec la Triton) un capuchon de couronne ! Difficile mission !
      Pour la valeur, on peut trouver de tout suivant l’état et la patine, mais il est sûr qu’elle est assez élevée, mais quand on aime on ne compte pas 😉

      Excellente soirée

      Nicolas

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