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TRITON Subphotique : Un mythe des fonds marins refait surface

TRITON Subphotique : Un mythe des fonds marins refait surface

Avis aux aventuriers et aux explorateurs des fonds marins. Avis aux spécialistes et aux amateurs de montres-outils. Vous avez entendu des histoires, des rumeurs et des légendes portées par le gulf stream et le bruit du vent. Vous avez vu des images d’archives de cette montre aux poignets des plongeurs de la Spirotechnique de Jacques-Yves Cousteau aux cotés des Blancpain et des Rolex de l’époque, mais rares sont ceux d’entre nous à avoir pu en voir une, encore moins en posséder une.

Je parle, vous l’aurez compris, de la montre de plongée française TRITON au design “Bull head” si particulier avec sa boîte articulée en deux ponts à midi servant de dispositif protège-couronne. Un mythe pour les amateurs du genre, une pièce à connaître pour ceux qui n’auraient pas encore croisé son chemin. Bonne nouvelle, le phoenix renaît de ses cendres grâce à la volonté et au courage de deux entrepreneurs français, Jean-Sébastien Coste et Philippe Friedmann.

TRITON-wrist-glove

L’origine : La Triton Spirotechnique

Le modèle original a été conçu dès 1962 par Jean-René Parmentier, ancien Colonel de l’armée française, et fabriqué par Dodane dans leurs ateliers de Besançon. Commercialisée à partir de 1963 et ce jusqu’au début des années 1970, exclusivement dans les magasins de plongée et au travers du catalogue très sélect de la Spirotechinique, cet outil de plongée avait comme autre particularité d’être vendue plus chère q’une Submariner de chez Rolex (682,50F contre 670F). Un positionnement prix déjà osé à l’époque et dont on reparlera plus tard.

Triton Subphotique - Look wrist

Malgré ce prix élevé, la montre au design pour le moins particulier et innovant, connait un succès immédiat auprès des plongeurs de l’époque et se retrouve à équiper les plus aguerris d’entre eux, à savoir : les plongeurs de la Spirotechnique du Commandant Cousteau : un gage de qualité s’il en est.

La Rennaissance : La Triton Subphotique

A défaut de pouvoir reprendre le nom mythique de Spirothechnique, utilisé maintenant de façon exclusive par Auricoste, les deux courageux entrepreneurs français, à l’origine de la renaissance de ce mythe des fonds marins, ont appelé la Triton de 2015 la Subphotique. C’est bien vu, logique et efficace. La zone “photique” désigne la zone des fonds marins comprise entre 0 et -200m que peut atteindre la lumière du jour. La nouvelle Triton gagne son nom de Sub-photique de par son étanchéité à -500m, bien en dessous donc de cette zone photique.

TRITON-look-cold

Après son illustre prédécesseur et son nouveau petit nom, rentrons dans le vif du sujet.

Le boîtier :

De prime abord, cette Triton Subphotique de 2015 ressemble à s’y méprendre à la Triton Spirotechnique de 1963 et c’est tant mieux. L’ADN et la personnalité de cette plongeuse mythique a été respecté à la lettre. Les proportions sont harmonieuses et on retrouve l’ensemble des codes que l’on aime tant chez son aïeul. Quelques subtiles modifications tout de même la font entrer dans l’ère moderne.

On retrouve globalement le même design de boîte, aux arrêtes légèrement plus anguleuses et affutées,  la même police de caractère des chiffres de la lunette (60 crans très fermes) et cette différence de taille entre les chiffres des dizaines et ceux des unités ainsi que le dateur rouge des jours impairs. Les mises à jour de qualité sont cela-dit  bien présentes. La lunette en bakelite de 1963 est remplacée par une superbe lunette en saphir bombé et verni qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain diver Blancpain. Une valve à helium a fait son apparition et confère à la boîte une étanchéité à 500m (subphotique). Le boîtier en acier brossé 916L (poli sur les tranches) s’est légèrement agrandi en passant  de 37-39mm à 40-41mm. Une taille moderne et raisonable, idéale selon moi qui ne dénature en aucun cas cette montre au design né il y a plus de 50ans. La boîte ne s’est par contre pas épaissie et conserve ses 10mm d’origine pour un comfort de porté optimum.

Le cadran :

TRITON-watch-02

Compteur des minutes, position du guichet date et indices lumineux recouverts cette fois de super-luminova C3, le cadran est très fidèle à l’original. Le plexi bombé d’origine a été remplacé par un verre saphir plat. Plus résistant au rayures certes, mais qui n’a selon moi pas le charme d’un verre bombé qu’il s’agisse d’un plexi ou d’un saphir glassbox. Le seul et unique élément de design qui me manque par rapport à la version des années 60.

Les Bracelets :

Avec un entre-cornes de 21mm, ce n’est pas exactement standard mais l’équilibre entre la taille de la boîte et la largeur du bracelet est parfait. Alligator sur caoutchouc ou gomme sur caoutchouc, plusieurs options sont possibles en attendant le bracelet acier qui est encore dans les ateliers de R&D, un peu de patience… Cela dit, vu le design retro et tool de cette plongeuse de luxe, je suis persuadé que n’importe quel bracelet nato ou beau mesh entièrement brossé ne jurera point.

Le mouvement : Soprod A10-2

Avec ses 25 rubis, 28’800 alternances par heure et ses 42h de réserve de marche, le Soprod A10 est un mouvement suisse qui a clairement fait ses preuves et sur qui on peut compter. On le retrouve certes, plus fréquemment sur des modèles moins haut de gamme, mais n’oublions pas que cette plongeuse se veut outil (de luxe j’en conviens) avant tout. Pour un premier modèle, à la vue de la qualité globale de cette montre, il est difficile de demander en plus un mouvement de manufacture. Mon petit doigt me dit cependant qu’une évolution est à attendre de ce coté-là. Affaire à suivre donc…

Notre Avis :

Vous commencez peut-être à connaître mon goût prononcé pour les vrais outils et les montres de plongée. Forcément, je ne reste pas insensible devant toutes ses qualités, cette robustesse et ces finitions sans compromis.

Unique petit hic au tableau, le positionnement prix de cette très belle plongeuse est, tout comme celui de la Triton originale de 1963, osé. S’il elle n’est pas aujourd’hui plus chère qu’une Submariner, elle s’en rapproche dangeureusement et se place directement dans la cour des grands. Cette montre est extrèmement bien finie et réellement créatrice d’émotion, ce qui n’arrive pas tous les jours, croyez moi. Une catégorie de prix où l’offre “émotion” n’est justement pas dénuée de concurrents. Cette nouvelle Triton s’adresse donc en premier lieux aux amateurs de très belles plongeuses qui ont sûrement déjà leur “Sea“, leur “Sub“, leur “Fifty” ou autre “Sea-dweller” et qui souhaitent se différencier de leurs pairs sur une terrasse de Portofino ou dans l’éspace lounge VIP du Terminal 5 de l’aéroport JFK.

En tous cas, merci Messieurs d’avoir ramené à la surface ce mythe des fonds marins. Merci de l’avoir fait avec autant de goût et de passion. Longue vie à Triton.

2 réponses à “TRITON Subphotique : Un mythe des fonds marins refait surface”

  1. Thomas Leudoux dit :

    Très très beau ! Original, historique … un design d’enfer et de beaux matériaux …. Joyeux Noel aux riches initiés!

  2. Érick dit :

    Original et très belle ! cette lunette bombée lui donne beaucoup de caractère et de style ..j’aime beaucoup ..

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