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Portrait : Pierre Gédalge, fondateur du Watch Club HEC

Nicolas
Le 23 juillet 2017
C

Continuons cette belle liste de portait qui s’étoffe au fil des semaines. Et qui permet de constamment découvrir de nouvelles personnes, provenant de tous horizons. Ce dimanche, c’est d’un amateur, et non d’un collectionneur, que je voudrais que vous fassiez la connaissance. Un amateur qui a voulu partager avec plus de personnes son intérêt pour l’horlogerie, en créant un ‘Club’ dans l’école où il est passé. L’horlogerie et l’art ont ponctué le chemin de sa vie, voici son histoire.

Portait de Pierre Gédalge, fondateur du Watch Club HEC

C’est à quelques lieux de Paris, dans la délicieuse ville de Compiègne, que Pierre poursuit ses études en informatique, avant de faire un crochet par la célèbre école de commerce HEC Paris pour renforcer tout ce que l’informatique ne peut apporter aux managers d’aujourd’hui. Il est aujourd’hui associé du cabinet de conseil en stratégie et management SI et numérique Fontaine Consultants, beau projet auquel il participe depuis plus de 15 ans !

La première sensibilité à l’art et à l’artisanat provient de son père, qui était graveur à la Monnaie de Paris. Plus jeune, il lui rend souvent visite, et sait apprécier le travail des mains. Il est alors plus simple d’apprécier les belles choses.

Pour ses 18 ans, ses parents décident de lui offrir une Seiko Kinetic (modèle sorti en 1988 et plutôt révolutionnaire, au passage) et il acquiert par la suite un modèle à double fuseau horaire rectangulaire, à la manière de ces montres des années 1930. Ce qui me fait énormément réfléchir au fil de ma discussion avec lui, c’est qu’il ne se décrit pas comme un collectionneur ou un passionné, mais un amateur. Il aime les belles pièces, sait en parler, mais tout ne tourne pas autour de cela.

Quand je disais tout à l’heure que sa vie est ponctuée d’art et de belles choses, ce n’était pas qu’en référence à la monnaie de Paris. Sa femme, en guise de cadeau officieux de demande en mariage, lui offre à Amsterdam une Panerai Luminor qu’il adore. Pas seulement pour le contexte d’acquisition mais les deux aiguilles, le cadran ‘sandwich’ et le protège couronne signature de la marque, qui le touchent énormément.

Et pour ses montres, Pierre fonctionne au coup de coeur. Le côté esthétique prime toujours sur tout le reste. Même s’il m’avoue qu’au fil du temps, le côté mouvement prend aussi une place importante.

Cet intérêt pour l’horlogerie, il a voulu le partager avec ses camarades. Il sort en 2004 de son école de commerce, mais ce n’est qu’en 2016 qu’il songe à créer un club avec les anciens amateurs d”horlogerie, tout en incluant les étudiants actuels. Elle fonctionne depuis 2017, compte plus de 150 personnes et organise une belle variété d’évènements, comme un atelier Omega, une visite de la manufacture Audemars Piguet, quelques soirées avec Jaeger-LeCoultre et Bucherer.

Mais cette sensibilité pour l’horlogerie n’est qu’une planète dans un univers d’autres planètes qui l’attirent aussi, et tout le monde sait que les planètes exercent des forces entre elles. Il est ainsi grand amoureux d’art contemporain et de haute-gastronomie, comme les français savent si bien le faire. Il me raconte avec émotion sa relation particulière avec la cuisine de Guy Savoy. Si vous êtes connaisseurs en la matière, vous savez peut-être que le restaurant de Guy Savoy à Paris est établi à la Monnaie de Paris depuis 1980. Pierre étant un habitué du lieu grâce à son père, il a eu l’occasion d’aller là où personne n’a jamais mis les pieds…

Si l’on fait un peu le tour de ce qu’il aime porter, que trouve t-on ? Son attachement français avec sa superbe Pequignet et son Calibre Royal en premier lieu. Une montre très appréciable par la clarté de ses lignes et la beauté de son mouvement.

Il me montre ensuite une Yema Yachtingraf, pièce très appréciée chez les Rhabilleurs, que le temps n’a ici pas altérée et qui se trouve dans de superbes conditions.

Enfin, j’ai le regard agréablement surpris par une Girard-Perregaux Vintage 1960 que je ne connaissais pas auparavant, avec une ouverture très contenue, et la double aiguille centrale, l’une pour les secondes du chronographe, l’autre pour les minutes, fonctionnant avec un totalisateur des 24 heures à neuf heures.

Mais tout portrait digne de ce nom ne pourrait se passer de quelques questions non-essentielles.

S’il ne devait en rester qu’une ?

Bien évidemment la montre que m’a offerte ma femme pour notre mariage. Une Panerai luminor qui me faisait envie depuis bien longtemps avec son design pur, puissant et si reconnaissable avec son dispositif de protection de couronne.

Une ville favorite ?

Toute ville avec un bon restaurant, un musée d’art contemporain et un parc et/ou de l’eau (mer, voies sur berge, canaux…).
Paris, Venise, Bordeaux et Hong-Kong cochent les critères.

Un plat/cocktail préféré ?

Si je suis la personne aux fourneaux… des pâtes. C’est tellement simple à faire et tellement bon !
Sinon la soupe aux artichauts et brioche feuilletée aux truffes et beurre truffé de Guy Savoy.

Quel est le compliment que vous aimez entendre ?

Je prends tout compliment!

 Chocapics ou Miel Pops ?

Pas le temps de petit-déjeuner…