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Patek Philippe Nautilus référence 5711 : Sacré Graal !

Nicolas
Le 14 novembre 2017
L

Les Seventies, ce monde à part. Une décennie qui commence pourtant tristement avec l’envol de Jimi Hendrix et Janis Joplin, mais qui a su se rattraper entre Supertramp et Claude François. Et je ne parle que de musique. Je ne suis pas là pour m’épancher sur le WaterGate ou la crise Iranienne, vous vous en doutez.

Et, dans ce décor riche et dynamique, des montres comme toujours, et de grands hommes. Nous vous avions parlé il y a quelques temps de la Audemars Piguet Royal Oak, qui avait fait l’objet d’une Minute de l’Expert d’ailleurs. C’est alors tout naturellement qu’aujourd’hui je veux vous parler d’un autre chef d’oeuvre, la Patek Philippe Nautilus. On pourrait débattre pendant quelques années de toutes ses évolutions. Mais aujourd’hui, laissez moi vous présenter la première référence 3700 et sa digne descendante 5711. Un petit retour en arrière s’impose.

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Environnement et période “Pré” Patek Philippe Nautilus

Plus que jamais dans l’histoire de cette pièce, l’environnement est important. Jetons-y un coup d’oeil.

La fin des années 1960 fait voler en éclat le monde des montres mécaniques. La crise du Quartz fait des ravages dans tous les esprits, il est la nouvelle innovation à la mode. Et il est plus fiable que le mécanique. Oups. Les marques doivent donc se ré-inventer et casser le code de la ‘Dress watch’. On aperçoit donc la vague des montres sport dans leur version “luxe”. Comme Audemars Piguet la fait avec la Royal Oak en 1972. Grosse différence avec une montre “sport” traditionnelle, le tarif est moins sport, déjà.

Patek Philippe Nautilus Référence 5711

Genta travaille donc avec Patek Philippe afin de créer cette montre qui peut venir faire une différence dans un monde horloger bouleversé. Un grand nombre de personnes l’associe souvent à la Royal Oak et à la Nautilus. Le spectre et bien plus large. Une certaine Universal Genève Polerouter, une autre IWC Ingénieur ou encore une Bulgari Bulgari. Liste non exhaustive, bien évidemment.

L’inspiration et l’audace du design proviennent d’un hublot. D’un simple hublot, s’ouvrant et se fermant par une attache rivetée. Une inspiration venue en un éclair, couchée sur du papier, rien de plus. On comprends mieux l’appellation Nautilus. Et ça lui va à ravir. Un outil discret presque subversif, et avant tout disruptif. Elle arrive sur les marché en 1976.

La Genèse de la Patek Philippe Nautilus

La première référence de Nautilus, en 1976, vous la connaissez mieux que moi chers amis. Elle se prénomme 3700/1. Novatrice certes par son aspect, mais aussi par sa taille de 42mm. Un rapide coup d’oeil aux collections Patek des années précédentes permet de comprendre en quoi la montre est différente. Elle est résolument sportive, et surtout en acier. Même si des déclinaisons d’or et de diamants suivront.

Commençons par le boitier. La construction est simple et intuitive. Car monobloc. On accède au coeur de la montre en démontant la lunette au moyen des vis se trouvant de part et d’autre de la boite, à trois et à neuf heures. Cette lunette, parlons-en. Pas aussi franche en ligne que la Royal Oak de 1972, elle est néanmoins octogonale. 8 “cotés” plutôt arrondis et doux. Elle est également caractérisée par ses deux épaulements qui lui donnent sa forme si unique. Et qui offrent à cette “Jumbo” la belle taille de 42mm.

Patek Philippe Nautilus Référence 5711

Une autre merveille se cache derrière cette lunette. Le cadran. Simple d’apparence, sa beauté se tire pourtant d’un beau travail sur la texture et sur la lumière dégagée. Pour parler simplement, le cadran a la texture douce d’un fin tapis. Il est l’alternance de barrettes horizontales qui lui donnent cette si caractéristique profondeur. Ajoutez une couleur Bleue encre. Et la magie opère.

La Nautilus d’origine est équipée du calibre 28-255, pensée à partir du calibre 920 produit auparavant par Jaeger-LeCoultre. Un calibre qui équipe déjà la Royal Oak 5402 sortie quatre années auparavant.

Une pièce qui sera produite jusqu’en 1982 avant que le relai 3700/11A prenne le relais. Foule d’autres références et déclinaisons suivront, mais celle qui nous intéresse véritablement arrive en 2006. Une certaine référence 5711. 

La Patek Philippe Nautilus 5711

Pourquoi avoir choisi cette référence pour parler aujourd’hui de la Nautilus ? C’est plutôt simple. La 5711 est la digne héritière de la 3700 “Jumbo”. On retrouve tout ce qui nous plaisait sur le modèle d’origine, et il faut prendre les deux pièces côte à côte pour regarder calmement ce qui a changé. Plus que jamais, le diable est dans les détails.

Patek Philippe Nautilus Référence 5711

On retrouve enfin une Nautilus de grande taille. Plus précisément un diamètre de 43mm d’un épaulement à l’autre, soit 1mm de plus que sa petite soeur. En parlant des épaulements, leur forme a légèrement évolué. Sur cette 5711, ils suivent la courbure de la lunette, alors qu’on les trouvait droits sur la 3700.

Le boitier lui aussi évolue. La construction originale était monobloc. La 5711 présente elle un boitier en trois parties, entre la lunette, la carrure et le fond de boite. Sans perdre toutefois son étanchéité à 120 mètres. Le fond de boite est transparent, laissant ainsi à notre libre vue la masse oscillante en or mener sa danse.

Le cadran est très ressemblant, mais prenons la loupe. La couleur est légèrement plus claire, et on peut dire que la texture est moins douce qu’à l’origine. Le relief est plus marqué. Les index sont un peu plus épais et le Luminova a évidemment remplacé le Tritium. Mais c’est bien ce cadran et ses finitions que nous pouvons toujours autant apprécier.

Patek Philippe Nautilus Référence 5711

La grande évolution, visible par cette grande seconde, n’est autre que le mouvement. La 5711 est équipée du calibre 324 SC, présentant un éventail de belles évolutions, notamment dans les matières utilisées. Gyromax, Spyromax, autant de mots du jargon de l’innovation horlogère qui éloignent frottements et magnétisme.

Parlons gros sous un instant chers amis. Une 3700, ça se trouve, tout comme une 5711. Mais, parce qu’il y a un gros mais, à quel prix ? Une 3700 se trouve aujourd’hui, selon l’état, entre 50 et 80.000€. La 5711 est “censée” se trouver en boutique pour 22.800€, mais il faudra pour cela mettre son petit nom sur une liste d’attente, et attendre entre deux et trois ans. Je sens votre pouls augmenter et vos yeux s’injecter de sang. Pour les plus impatients, on peut la trouver sur le marché de l’occasion pour un prix oscillant entre 30.000 (pour un cadran blanc) et 40.000€ (pour la cadran bleu). Les temps sont durs chers amis…

Pour ma part, je vais m’inscrire aujourd’hui sur liste d’attente. Qui sait, peut-être à ma retraite, je pourrai jouir de porter ma Nautilus.

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