OMEGA CONSTELLATION OBSERVATORY Le retour de la Constellation "De Luxe" ?

Très récemment Omega a présenté une nouvelle collection au doux et technique nom d’Observatory. Derrière un nom bien chronométrique se cachait en réalité un hommage assumé aux années 1950 et à leur célèbre collection Constellation qui a forcément participé à notre culture et à notre amour pour l’horlogerie. Un souci du détail rare pour des pièces exceptionnelles, à mon sens éclipsées un peu trop rapidement lors de leur sortie.

Vous la savez probablement, Louis Brandt créé son « comptoir d’établissage » en 1848. Pour le centenaire de la naissance d’Omega (qui ne s’appelait pas encore Omega en 1848), et juste après avoir présenté sa première collection à la sortie de la Première Guerre mondiale avec la ligne Seamaster, Omega décide de monter en gamme. Elle présente donc en 1948 ses montres Centenary, dans des boitiers en métal précieux, et avec un petit mot qui change tout sur le cadran, j’ai nommé « Chronomètre ». Des montres donc précieuses et précises. Des montres qui seront le premier mot d’une histoire plus grande avec la collection Constellation, qui fait son apparition en 1952, pour un nom déposé en 1951.

OMEGA CONSTELLATION : HISTOIRE

Le mot Constellation apparaît donc sur les cadrans en 1952, surplombant une petite étoile en applique et donnant tout son charme à la pièce. Pourquoi Constellation ? Vous choisirez la version qui vous convient le mieux. D’un côté, quand on pense au logo de l’observatoire de Genève et ses étoiles surplombantes (probablement pour un nombre de premiers prix remportés), l’idée de Constellation semble toute trouvée ! Dans la Bible Omega de Marco Richon, Bruno Passoni, alors membre de l’équipe de vente italienne de Carlo di Marchi, le propose comme « touché » par une révélation divine à Adolphe Vallat, alors directeur commercial de la marque.

La collection Constellation a traversé les époques et les styles, en s’adaptant toujours à sa décennie. Ainsi, au début des années 50, la Omega Constellation est une Montre de luxe, voire de grand luxe (inspiration du guillochage pour les productions actuelles) qui s’adapte à des bracelets en or et des boîtes de présentation en métal précieux, elle prend du PIE PAN, puis elle sera plus sage dans les années 1960, énervée et intégrée à la fin des années 1960, C SHAPE aussi, et parfois très fine et à quartz dans les années 1970, avant de porter des griffes sur sa lunette et renaître dans les années 1980, avec la célèbre Omega, Constellation, Manhattan (1982). Ensuite évoluera en automatique. Au début 2000 perdra un peu de son charme, et il faudra attendre 2015 pour que Constellation devienne Master Chronometer. 

La collection Constellation a traversé les époques et les styles, en s’adaptant toujours à sa décennie. Ainsi, au début des années 1950, elle se fait montre de « grand luxe », qui s’adapte à des bracelets en or et des boîtes de présentation en métal précieux (principalement en ragent massif), elle nous surprendra plus tard dans des boitiers en acier et métal précieux équipée du célèbre cadran PIE PAN, puis elle sera plus sage dans les années 1960, plus énervée et intégrée à la fin des années 1960 et au début des années 1970, mais parfois très fine et à quartz dans les années 1970, avant de porter des griffes sur sa lunette et renaître dans les années 1980, avec la célèbre Omega Constellation Manhattan (1982). Au début des années 2000 elle perdra un peu de son charme, et il faudra attendre 2015 pour que Constellation devienne Master Chronometer. En 2026, Constellation se fait Observatory, pour nous rendre un peu de sa superbe d’antan.

OMEGA CONSTELLATION OBSERVATORY

La nouvelle famille Constellation Observatory prend place au sein de la collection Constellation chez Omega. Le premier regard nous confirme bien ce que nous pensions, les Observatory rendent hommage aux Omega Constellation des années 1950 et 1960. Les boitiers, qui nous sont offerts en or Moonshine, or Sedna, Or Canopus, Platine ou acier, présentent de jolies proportions de 39,4 mm de diamètre pour 12,2 mm d’épaisseur, et sont majoritairement polis, présentant toutefois une jolie finition satinée sur la tranche au niveau des cornes. Ses cornes, parlons-en. Elles sont un élément du langage de design de la Constellation originale par leur forme « dog leg » ou patte de chien, comprendre légèrement courbées et affinées.

Les cadrans sont une autre signature visuelle incroyable de ces Constellation Observatory. Réalisés dans le même matériau que le boitier, ils reprennent le forme « pie-pan » des cadrans d’alors, avec cette construction à 12 pans et en relief, nous faisaient songer à un moule à tarte vu du dessous. Détail fou, sur les versions en métal précieux, les rainures du tour d’heures sont réalisées manuellement à l’aide d’un tour à guillocher (les versions acier ont reçu le résultat par presse). L’autre précieux détail se rapporte aux index et aux aiguilles. Les index, de forme flèche, ont été réalisés en métal précieux correspondant au boitier (pour la version Moonshine, ils sont en or Moonshine) hors version platine où ils sont en or blanc, comme sur la version acier. Ils ont été minutieusement travaillés, facettés, et leur tranche polie diamant. Les aiguilles, largement facettées, reprennent le même style que les index, et l’axe des aiguilles reprend la couleur majoritaire de la montre.

Pour terminer cette joyeuse cohérence des couleurs, la masse oscillante et le pont de balancier des calibres reprend la même couleur de l’alliage utilisé, hors platine et or Canopus, recevant tous les trois de l’or Sedna pour ces deux éléments. Une première chez Omega. Grand supplément d’âme pour la version platine, le médaillon de l’observatoire a été réalisé en or blanc avant de recevoir un beau travail d’émail grand feu, qui le rend assez unique !

Ce qui nous amène aux calibres. Les nouvelles Omega Constellation Observatory sont alimentées par deux nouveaux calibres – le 8915 et le 8914. Les deux sont basés sur le calibre 8900, qui a été lancé pour la première fois en 2015 pour la Globemaster, la première montre à être testée par METAS et officiellement certifiée en tant que chronomètre. Par rapport au calibre 8914, le calibre 8915 a la particularité d’être le premier mouvement Omega avec une masse et un pont de balancier réalisé en or Moonshine, en plus d’une variation avec l’or Sedna que nous connaissons.

L’autre détail qui ne se voit pas vraiment, est que ces nouvelles Constellation Observatory sont les premières pièces certifiées Chronomètre par le COSC tout en étant des montres deux aiguilles. Avec le laboratoire de précision, de nouvelles machines qui écoutent (plutôt qu’elles ne voient, étant donné l’absence d’aiguille des secondes) ont été développées pour pouvoir donner le grade de Chronomètre à ces nouveautés.

Les nouvelles Omega Constellation Observatory sont proposées à partie de 10.700€ pour la version acier, à 11.900€ pour la délicieuse version acier avec cadran céramique, 37.000€ pour les versions or Moonshine et or Sedna, 43.000€ pour la Canopus gold, 56.400€ pour la version platine, et le meilleur pour la fin la Observatory or Moonshine avec bracelet or Moonshine (très fin en maille milanaise texturée à la façon de certains bracelets briques des années 1950). Qu’en pensons-nous ? Au premier regard, je m’étais juste dit qu’il s’agissait d’un hommage simple à la Constellation que j’aime tant, mais en y regardant de plus près, on remarque qu’Omega a employé le même soucis fou du détail que le soucis de « luxe » des années 1950, et ce jusqu’aux index et au pont de balancier. L’idée est belle, la montre parfaitement réalisée, même si elle pourrait être encore plus appréciable avec un ou deux millimètre de moins en diamètre.

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