Quoi de mieux quand on parle de montres de plongée que d’essayer les pièces en condition réelle ? Nous vous proposons aujourd’hui de nous suivre vers la merveilleuse ville de Cassis dans le Sud de la France pour découvrir la nouvelle TAG Heuer Aquaracer Pro 500. Une montre de plongée impressionnante, et qui en séduira plus d’un.
Saviez vous que la plongée chez Heuer ne commence qu’en 1978 ? En effet, la montre de plongée n’est pas une priorité et vous savez comme moi que la marque de montre Heuer brillera par ses chronographes qui feront son succès. En 1978 en effet tout commence avec la référence 844, dont le boitier a été réalisé par Georges Monnin, il est robuste de construction, possède une couronne vissée, et des ponts protège-couronne : la plongeuse Heuer est une montre avec beaucoup d’identité, tant au niveau du boîtier que de la lunette.
TAG (Technique d’Avant Garde) rachète Heuer en 1985.
De même, le nom AQUARACER est récent et n’apparaîtra chez TAG Heuer qu’en 2004 pour une première production en 2005.
À mon sens, et quand on regarde l’histoire récente, la TAG Heuer Aquaracer fait partie des montres de plongée les plus « sportives » dans l’aspect esthétique, surtout parce qu’elles aiment les angles.
Fait étonnant par rapport au propos du jour, il faut savoir qu’en 2014, TAG Heuer chasse la référence Aquaracer 500 mètres de ses gammes pour ne laisser que la version 300 mètres.
Aujourd’hui, la grande plongeuse fait son grand retour avec deux éditions limitées (1500 pièces chacune) avec des tonalités de bleu et de orange. La couleur viens s’appliquer :
- sur les 15 premières minutes de la lunette
- Autour du rehaut/ minuterie
- Sur l’aiguille des secondes centrale (sauf pour la version orange)
Le cadran est très bien réussi. Il présente des lignes horizontales déformées reprenant des mouvements de vague, et en dégradé de couleur du gris clair à midi vers le noir à six heures. La minuterie se trouve en périphérie du cadran et sur un tour en relief, reprenant le code couleur bleu ou orange selon la référence. Les index, de taille convenable (c’est mieux pour une montre de plongée) reprennent les angles de la lunette sans toutefois les pousser à 12 (ils sont octogonaux). A midi, trois et neuf heures on trouve des index de forme trapèzes, le tout avec matière luminescente à bonne dose, cela va de soi.
J’ai toujours eu un coup de cœur pour l’aiguille des heures argentée parce qu’elle me fait penser à un bateau vu de haut (et me renvoie personnellement au grand film Jurassic Park 3 (2001) avec la scène du parachute ascensionnel où le bateau est filmé de haut).
La date est discrète à six heures, agrandie par cyclope interne. D’ailleurs cette glace saphir est très appréciable car plate et donnant l’impression de ne pas exister et savourer le cadran comme il se doit.
Comme je vous le disais en rapport avec la forme des index, on trouve une lunette dodécagonale (comprendre 12 côtés !) en acier noir DLC sablé avec son insert en céramique noire polie, dont les gravures des 15 premières minutes sont colorées ou bien bleues, ou oranges. Pour me plaire, et c’est ici une innovation sur la Aquaracer, le clic de lunette a été revu, il est plus élégant et plus précis.
L’autre aspect formidable de cette nouvelle plongeuse TAG Heuer Aquaracer est évidemment son boitier en titane sablé grade 2 de 42 mm de diamètre pour 12.71 mm d’épaisseur et une longueur corne à corne de 48 mm. Même si le titane craint les rayures, il est surtout agréable pour la légèreté qu’il confère à la montre. D’habitude, un tel diamètre m’aurait fait fuir, mais ici les cornes sont courtes et les proportions contenues et j’ai eu immédiatement le sentiment d’un 39/40 mm de diamètre. Parlons boitier, parlons étanchéité. Vous l’aurez compris, cette nouvelle montre de plongée est étanche à 500 mètres. Elle présente, en plus de cela, une valve à hélium. Si vous ne décompressez pas en caisson hyperbare, vous aurez peu de chance de l’utiliser, mais elle est là tout de même !
A l’intérieur, on trouve le très bon calibre mécanique à remontage automatique TH30-00. Un mouvement proprement travaillé, plutôt fin, et qui prend sa base sur le calibre Tudor MT5612, un travail de la manufacture KENISSI. Il délivre plus de 70 heures de réserve de marche, et la montre tout entière est certifiée chronomètre par le COSC.
Le bracelet n’est pas en reste. Également réalisé en titane sablé et à trois rangs de maillons, il présente une boucle déployante avec un réglage fin qui se fait d’une manière simple, permettant d’ajuster au millimètre la montre à son poignet, ou sur une combinaison de plongée.
Les nouvelles TAG Heuer Aquaracer Pro 500 sont disponibles au prix de 5400€. Elles sont livrées dans un caisson étanche qui ravira les plongeurs puisqu’il contient une lampe de plongée ScubaPro. Cela faisait longtemps que la collection Aquaracer n’avait pas suscité en moi d’émotions, et c’est ici chose faite une fois la montre mise en poignet. La sensation de qualité est là et s’améliore, le calibre est fiable, la montre est légère et ses proportions sont justes.