Afin de prolonger les célébrations de ses 270 printemps, Vacheron Constantin organise, en partenariat avec Phillips, en association avec Bacs & Russo, le premier concours d’élégance horlogère. Un exercice connu et apprécié dans le monde de l’automobile, mais encore inédit dans l’horlogerie.
Le concours est ouvert aux propriétaires de montres de poche et de montres-bracelets Vacheron Constantin, produites entre 1755 (date d’ouverture par Jean-Marc Vacheron d’un atelier à Genève) création de la manufacture) et 1999. C’est, en effet, au tournant du siècle que les experts placent la limite entre vintage et seconde-main. Si tel est votre cas, vous avez jusqu’au 30 avril pour inscrire vos potentielles reines de beauté au processus de sélection.
Vous devrez alors fournir les numéros de série, ainsi que des photos (non retouchées) des pièces et un texte de présentation contenant, par exemple, une anecdote rendant votre montre unique. Chaque montre pourra concourir dans l’une des sept catégories définies par le jury : mécanisme de sonnerie, chronographes, complications astronomiques, complications multiples (au moins deux), « Chronomètre Royal » (désignation officielle délivrée à partir de 1907), métiers d’art et design.
Si une montre ne pourra pas être en lice dans plusieurs catégories, un même participant pourra inscrire plusieurs montres. Ce sont 35 montres qui seront sélectionnées pour la grande soirée de remise des prix, prévue pour le 10 novembre, à Genève. Les propriétaires des heureuses élues seront bien sûr cordialement invités. Les plus chanceux repartiront avec un prix. Point de dotation mais la fierté d’avoir vu sa montre distinguée par un jury d’experts.
Ce dernier sera composé d’auteurs et de journalistes spécialisés en horlogerie, de spécialistes du patrimoine horloger, d’entrepreneurs et de collectionneurs. Notons la présence de Mesdames Yasmine Alshathry, collectionneuse et fondatrice de CLÉ, et de Roberta Naas, journaliste reconnue. Le jury sera présidé par Aurel Bacs, consultant senior chez Phillips, en association avec Bacs & Russo, et Christian Selmoni, directeur du Style et du Patrimoine chez Vacheron Constantin.
Les pièces seront évaluées selon neuf critères : authenticité, élégance, rareté, impact sur l’histoire de Vacheron Constantin et/ou de l’horlogerie en général, provenance, technicité, métiers d’art, état de conservation et dimension émotionnelle.
Attention, certaines conditions concernant l’objet lui-même seront à respecter : les montres devront être complètes (mouvement et boîtier) ; en bon état, si ce n’est en état de marche et ne devront contenir que des composants provenant uniquement de Vacheron Constantin. Certaines modifications, comme le remplacement du mouvement d’origine ou l’ajout de gemmes qui n’auraient pas été serties par la manufacture, ne seront pas tolérées.
En préambule de la cérémonie de remise des prix, les montres nominées seront exposées. C’est pourquoi les propriétaires devront veiller à la disponibilité de leurs candidates, entre le 10 septembre et le 10 décembre. Elles seront alors placées sous la protection de la maison.
Le concept de concours d’élégance serait né en France, au XVIIe siècle : les aristocrates n’hésitaient pas parader en voiture… hippomobile, cela va de soi. C’est bien plus tard, dans les années 1920, que dames et autos s’associent pour mettre en avant le savoir-faire français, que ce soit en mode ou en mécanique. De véritables concours sont alors organisés, souvent dans des lieux de villégiature où se retrouve le beau monde, selon un calendrier très précis. Après les années sombres de la guerre, les autres grandes nations de l’automobile s’y mettent, surpassant même la France, au grand dam d’un journaliste de l’Automobile qui fustige, en 1961, le « débraillé » des conducteurs français, face à leurs homologues italiens et britanniques.
Aujourd’hui, la pratique connaît un regain d’intérêt, à l’heure du véhicule électrique. Une situation similaire à celle de l’horlogerie où, malgré les innovations (quartz, montre connectée), les montres mécaniques sont plus que jamais prisées. L’initiative de Vacheron Constantin s’inscrit donc dans une double perspective : actuelle, avec l’essor du marché du vintage, et intemporel, avec la mise en valeur d’un patrimoine pluriséculaire.
Le règlement ne stipule pas si les invitées à la cérémonie devront être dument chapeautées. Néanmoins, les occasions d’arborer un beau couvre-chef étant fort limitées, surtout en période automnale, ne boudez pas votre plaisir, Mesdames, et faites honneur à cette respectable dame de 270 ans qui, le temps d’une soirée, sera entourée de ses plus belles descendantes.
