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Girard-Perregaux Casquette 2.0

Girard-Perregaux Casquette 2.0 Chapeau !

Nous découvrions en 2021, à l’occasion de la vente aux enchères caritative Only Watch, la présentation par Girard-Perregaux, en lien avec Bamford, d’une montre “Casquette” avec un boitier très extravagant en carbone forgé. Une montre qui ne sortait pas du chapeau du magicien mais dont la courte vie remonte au milieu des années 1970. Un avant goût ce ce que nous préparait la marque de montre Girard-Perregaux pour 2022 : le retour de la Casquette dans une version 2.0.

L’histoire de la Girard-Perregaux casquette

Les années 1970 marquent le début d’une période où il faut, dans l’horlogerie suisse traditionnelle, survivre. Survivre contre une vague d’innovation venue d’Asie qui se fait de plus en plus forte. Pourtant, à la fin des années 1950 déjà chez LIP on pense au quartz comme régulateur, et on le met en pratique dans des mouvements à diapason équipant des chronomètres de marine. La miniaturisation apparaitra au début des années 1960, et des prototypes viables sont visibles chez Seiko et dans l’association de nombreuses marques suisses au sein du Centre Électronique Horloger. Quoi qu’il en soit, l’industrie Suisse à été lente à s’y mettre, et les japonais sont arrivés plus vite à maturité en proposant des montres fiables, même si leur coût restait très élevé.

Dans cette course, certains ont laissé des plumes, et les marques suisses ont commencé à proposer des tentatives viables au début des années 1970. On pense à Hamilton et sa montre Pulsar à affichage LED. En 1974 commence chez Girard-Perregaux, au sein du département électronique, le développement d’un mouvement à affichage via des LEDs tubulaires. La montre est lancée en janvier 1976, et elle sera produite jusqu’à la fin de l’année 1978, pour une production totale aux alentours des 8.200 pièces. La montre est importante pour Girard-Perregaux, car lors de son imagination, la marque décide de créer son propre module sans s’appuyer sur un déjà existant. Des coûts impressionnants qui n’ont pas rendu cette montre très rentable à l’époque.

La forme, bien qu’existante et légèrement différente comme on pouvait le voir sur les montres Amida mécaniques à la forme similaire, est ce que l’on retient le plus de cette casquette. Un imaginaire américain du muscle car, faisant indéniablement songer à la prise d’air bien proéminente qui sort du capot.

Présentées sous les références 9931, 9939 et 9934, la “casquette” est proposée respectivement en 1976 au choix en acier, makrolon (polycarbonate résistant aux chocs et aux hautes températures) et en plaqué or. Trois modules furent produits, chacun avec ses caractéristiques parfois légèrement différentes, entre un affichage 12 heures ou 24 heures, l’affichage du mois, du jour ou de la date.

GIRARD-PERREGAUX CASQUETTE 2.0

Girard-Perregaux Casquette 2.0

La nouvelle est tombée il y a peu : la casquette est de retour. Dans une édition limitée à 820 pièces, clin d’oeil au nombre de montres produites (toutefois divisé par 10…) pendant la courte période de temps.

Heureusement, les codes d’identité qui rendent ce modèle unique ont été conservés. En revanche, le boitier est fait de céramique et titane grade 5. Les temps ont changé depuis les années 1970 et qui dit Casquette 2.0 dit mouvement à quartz 2.0 pour s’installer dans cette couverture de céramique et titane.

Un mouvement, qui, comme les modèles des années 1970, permet d’afficher heures, minutes, secondes, le jour et la date. De quelle manière ? C’est assez simple. Une première pression sur le bouton poussoir permet d’afficher les heures et minutes. Une deuxième pression les secondes (contrairement à la casquette de 1976 qui afficherait le jour et la date), une troisième pression un second fuseau horaire (là encore l’ancienne casquette afficherait les secondes, et plus rien après) et une quatrième pression le jour et la date et une dernière fois pour obtenir le mois et le jour. De quoi s’user le doigt !

Le nouveau mouvement dispose de fonctions supplémentaires, dont l’affichage du mois, de l’année, le chronographe (par une pression longue sur le poussoir de droite) un deuxième fuseau horaire et une date secrète. Une “complication” poétique permettant à l’heureux propriétaire de mémoriser une date de son choix.

Au bout d’une seconde et demi à peine, l’affichage s’arrête et la montre revient au silence et à l’écran noir. En effet, le gros défaut d’une montre comme celle-ci, en tous cas dans les années 1970, est que la pile ne tiendrait pas quelques jours si l’affichage était constant. Aujourd’hui, si en moyenne vous pressez 20 fois le bouton, la pile vous fera 2 ans. Pas si mal.

La montre est équipée d’un bracelet en céramique avec du caoutchouc à l’intérieur qui offrent une agréable souplesse une fois installé au poignet. Et avec une fine boucle déployante en titane.

La Girard-Perregaux Casquette 2.0 est proposée au prix de 4.700€ dans une édition limitée à 820 pièces, à la fois sur le site de la marque, mais également chez quelques distributeurs bien choisis. Je trouve très dommage le fait qu’une telle montre ne revienne pas en collection en série, étant à mon sens une montre indémodable et qui aura toujours un temps d’avance et une place de choix au sein des collections de la marque.

GIRARD-PERREGAUX CASQUETTE 2.0

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Boitier :  céramique noire et titane grade 5

Diamètre : verre saphir

Diamètre :  42,40 x 33,60 mm

Épaisseur : 14,64 mm

Calibre : GP3980 à quartz

Étanchéité : 30 mètres

Bracelet : céramique noire avec intérieur caoutchouc et boucle déployante en titane

Prix : 5.290€

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