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Les doubles signatures

Les doubles signatures La vie en double

Si vous avez Instagram, vous ne pouvez pas être passés à côté du ras de marée de turquoise… ou plutôt de bleu Tiffany.

Patek Philippe vient de présenter la dernière version de sa mythique Nautilus 5711. Pour célébrer les 170 ans de partenariat entre la manufacture genevoise et le joaillier New Yorkais, cette nautilus arbore un cadran turquoise et… la double signature Tiffany & CO. Une 5711 dont le premier exemplaire s’est vendu 5.7 millions d’euros aux enchères pour une vente caritative chez Phillips.

Retour sur les doubles signatures et pourquoi elles rendent fous les collectionneurs.

Trouver deux noms sur un cadran n’a rien de nouveau et date d’une époque où la mondialisation n’était pas encore d’actualité, une époque où certains revendeurs locaux jouissaient d’une réputation plus grande encore que celle des manufacture helvétiques qu’ils distribuaient. Des distributeurs tel que Joyera Riviera, principal distributeur de Rolex à la Havane ou encore Gondolo & Labouriau au Brésil pour qui Patek Philippe fabriquera une ligne de montres de poches et de poignets (les fameux chronomètres Gondolo, qui mériteraient à eux seuls un article…). C’est ainsi que dans les années 60, Breitling, pour s’implanter sur le marché français, co-signera ses cadrans avec Lip alors 6e horloger mondial.

Breitling Genève LIP - Les montres à double signature

 Mais si ces noms ne vous disent peut être rien, certains comme Cartier, Hermès ou Tiffany & Co vous évoquerons certainement quelque chose. En effet si aujourd’hui il ne vous viendrait pas à l’esprit d’aller chez Cartier ou Hermès pour acheter une Rolex, c’était cependant possible quelques décennies en arrière. Ces marques aujourd’hui concurrentes entretenaient à l’époque une relation de manufacture à distributeurs : Cartier distribuait Audemars Piguet, Patek Philippe, Rolex et Movado pour ne citer qu’elles tandis que Hermès distribuait entre autre Jaeger LeCoultre, Corum ou encore Universal Genève… 

Parmi ces distributeurs privilégiés, certains étaient autorisés à apposer leur nom sur les cadrans aux côtés de ceux des marques, permettant à ces dernières de s’intégrer plus facilement sur certains marchés en profitant de la notoriété de revendeurs locaux. Certains substituant complètement le nom du fabriquant comme cette Corum, exclusivement signée Corum sur la couronne la boîte et le mouvement mais dont le cadran est siglé Hermès, augmentant d’autant plus la désirabilité de l’objet et sa rareté. 

Encore aujourd’hui, certaines doubles signatures persistent, comme les fameuses Patek Philippe Tiffany ou même des éditions spéciales produites exclusivement pour certains revendeurs tel que cette F.P Journe Octa quantième annuel produite pour la boutique Asprey.

Au-delà de la rareté de ces pièces à doubles signature (à titre d’exemple Cartier New York ne délivrera que deux Patek Philippe 3448, en 1968, et seul l’un des deux exemplaires eu la chance d’être co-signé Cartier), c’est également le fait de pouvoir imaginer la provenance de la montre qui attire tant les collectionneurs, augmentant de ce fait considérablement la côte d’une montre à double signature. Mais il faut être prudent car elles étaient souvent faites directement par les distributeurs, qui ne bénéficiaient pas forcément d’un équipement de tampographie aussi perfectionné que celui des manufactures avec un résultat assez artisanal laissant une porte ouverte aux contrefaçons. La différence importante de cote ne résidant que dans cette signature, il est donc aisé de la rajouter à un cadran classique. Il faut donc parfaitement s’assurer de la provenance de la montre notamment en passant par un professionnel qui, avec une bonne connaissance des doubles numérotations (des numéros internes propre à certains revendeurs) et des différentes typographies en fonction des retailers et millésimes, saura identifier une authentique double signature. On peut également faire appel à des extraits d’archives, documents délivrés par certains de ces revendeurs attestant de la présence d’une pièce dans leur stock et que la Rolex siglée Tiffany & co que vous vous apprêtez à acheter vient bien de la 5e avenue et non du distributeur Rolex de Tourcoing.

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