fbpx

OMEGA CHRONOSTOP 60 secondes chrono

Le Chronostop, modèle emblématique d’Omega, est une montre à l’histoire passionnante, tout comme celle qui me l’a fait connaitre. Nous sommes en novembre 2017 au sein d’un évènement somptueux pour tout collectionneur, le tout premier Redbar Paris. La discussion s’engage entre un collectionneur averti et un des auteurs de Watchbook Only autour d’un Chronostop porté à leur poignet. Les échanges portent sur la légitimité de ce petit Chronostop référence 145.009. Et nous vous en parlons aujourd’hui.

Omega Geneve Chronostop

Prenons un peu de recul pour comprendre l’intérêt de nos deux protagonistes : nous sommes en 1967 et Omega dévoile un nouveau chronographe avec une étonnante présentation. 

Un chronographe mono-aiguille sans compteurs des minutes ou secondes, présentation peu commune sur les montres-bracelet de la fin des années 60.

Le Chronostop se veut être une montre pop pour des jeunes sportifs, disponible avec plusieurs cadran colorés (vert, bleu, blanc, burgundy et gris le plus courant). Elle intégrera dans la première version la collection Genève fraichement lancée pour se démarquer de la collection Seamaster qui se veut aussi plus abordable.

Le Chronostop lui, dans sa référence 145.009, ne possède ni échelle de mesure ni compteurs supplémentaires, il ne peut mesurer que 60 secondes. Simple et efficace.

Mais que peut-on mesurer en 60 secondes ? La question se pose sur son utilité.

Omega se prépare pour les Jeux Olympiques de 1968 où la marque se trouve être le chronométreur officiel des jeux d’été de Mexico et ceux d’hiver de Grenoble.

Dans ce contexte la mesure de 60 secondes prend tout son sens pour la prise en compte des records de sprints que nous offrirons les trois champions que sont alors Smith, Lee et Evans.

Pour cette occasion, Le Chronostop sera même présenté dans un écrin spécial se parant des anneaux olympiques avec la mention Mexico 1968.

Omega Geneve Chronostop

Dans cette pièce compacte de 36 mm de diamètre, Omega emboîte un mouvement chronographe à remontage manuel, le calibre 865, dont les bases ne vous sont pas inconnues. En effet, la marque développe son chronographe en prenant pour base le fameux mouvement 861 qui équipera les montres Speedmaster et Seamaster Chronographes à partir de 1968.

Ce mouvement 865 simplifié en conservera les principales caractéristiques : un remontage manuel, 21 600 alternances par heure, plus de 45h de réserve de marche, une partie chronographe pour le module des secondes qui reprend l’architecture du 861. Ceci à un détail près, le retour à zéro est automatique après avoir relâché le poussoir pour la lecture du temps chronométré.

Seconde/Seconde - Omega Chronostop

Un mouvement de très haute qualité et d’une robustesse qui n’as rien à envier à son grand frère le 861.

Une seconde version de ce Chronostop existe, la référence 145.010 alias « Chronostop Driver » avec son fameux cadran tourné à 90°. Pourquoi cette spécificité qui sort du commun ?

Cette version démontre la volonté de sortir des sentiers battus pour Omega en proposant une nouvelle façon de porter la montre à l’intérieur du poignet. Une grande boucle sera proposée pour y faire graver votre prénom ou le surnom de votre maitresse. Cette montre ainsi plaquée sur votre poignet vous permettra de chronométrer cette fameuse vitesse moyenne promise par Porsche au volant de votre 911 2,2l fraichement sortie de chez Sonauto.

Cette version est particulièrement désirable, certainement la plus atypique des Omega Chronostop.

Reprenons notre soirée de novembre 2017,  où la joute entre ces deux collectionneurs portait sur la légitimité des Chronostop Genève face au Chronostop Seamaster. L’un est plus modeste avec 36 mm l’autre plus généreux, offrant une échelle de lecture interne ainsi qu’une étanchéité accrue.

Pour moi la version de 36 mm remporte, haut la main, le match. Sa taille, son aiguille orange et la couleur des cadrans disponibles en font un must have incontournable. La version Seamaster elle, est mieux dotée et aussi attirante, mais l’équilibre de la boite n’est pas aussi réussi.

La référence 145.009 et ses dérivés remporteront des prix. Elle était très appréciée dans les milieux horlogers : la montre s’est vu délivrer le prix d’honneur 1967 des « Chronographes et montres de sport » dans le cadre du concours parrainé par la Fédération horlogère Suisse pour stimuler la créativité. Et aussi le premier prix d’esthétique industrielle à la Foire de printemps d’Utrecht en 1968.

Finalement, quel est celui qui l’emporte ? Après tout, nul besoin de les classer par ordre, les deux ayant leurs particularités, mais grâce à cet échange j’ai trouvé un Chronostop qui me ravi à chaque occasion. Merci à Clément et Anthony qui m’ont guidé pour ce choix.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DIRECTEMENT CHEZ VOUS

TOUTES LES SEMAINES

expand_less