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AGUTTES – AUTOMOBILEs de COLLECTION

AGUTTES – AUTOMOBILEs de COLLECTION 6 autos rares pour la liste au Père Noël

La fin d’année est propice à se laisser aller à la tentation. En feuilletant le catalogue de la prochaine vente aux enchères hivernale de voitures de collection organisée par la maison de vente Aguttes, par exemple.

De beaux jouets à l’échelle 1 seront proposés aux (grands) enfants sages dès le 13 décembre prochain. En effet, Gautier Rossignol et ses équipes du département automobile de la maison de vente aux enchères Aguttes ont empli leur hôte. Le catalogue de la vente hivernale de l’étude de Neuilly-sur-Seine révèle quelques pépites. La vedette incontestable de la vente sera naturellement la 205 Turbo 16, une bombe de course mise au point par Peugeot à la grande époque, et les amateurs avisés auront déjà jeté un œil à l’intéressant et rare Range Rover « Suffix A » ou à la pimpante Dino Fiat Spider jaune, et les plus audacieux à l’exubérante Cadillac 62 cabriolet. Ces véhicules sont sur le devant de la scène, évidemment. Nul besoin de les commenter. Personne n’a besoin qu’on lui explique la polyvalence d’une Porsche 911 ou d’une Rolex Submariner, n’est-ce pas ? Sortir des sentiers battus et des lieux communs nécessite, en revanche, un peu de culture, de personnalité et de réflexion. En feuilletant le catalogue, apparaissent quelques modèles pour esthètes soucieux de se différencier. Coups de cœurs assurés.

ASA 1100 GT 1966 (lot n°24) : la cousine de Maranello

ASA 1100 GT - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Niccolo de Nora est probablement le seul entrepreneur à avoir bénéficié des hésitations d’Enzo Ferrari. Le Commendatore n’était pas connu pour ses moments de doutes. Pourtant, au moment de dévoiler au salon de Turin de 1961 une voiture plus petite et plus légère, moins chère aussi que ses grandes GT à moteur V12, Enzo Ferrari fait un pas de côté. La voiture est présentée sur le stand de son carrossier, Bertone. Ferrari craint soudain que la petite auto sympathique, entraînée par un quatre-cylindres vif conçu par les ateliers de Maranello, ne vienne faire de l’ombre à la glorieuse image de marque du cheval cabré. C’est alors qu’entre en scène le signore de Nora, à la tête de la société ASA (Autocostruzioni Societa per Azioni).

Reprenant le flambeau, il se chargera de commercialiser la berlinette, dont la structure et le moteur sont réalisés chez Ferrari. L’ASA 1000 GT apparaît dans sa forme définitive en 1962, mais la production, chez Ellena à Turin, ne démarre qu’en 1964. Rare et méconnue, cette petite auto discrète et raffinée est une variation inspirée et talentueuse sur le thème de la sportive légère polyvalente. Elle tient sans peine la dragée haute à ses concurrentes de l’époque, notamment les Alfa Romeo, tant du point de vue des performances qu’en termes de plaisir de conduite et de sensations. Bénéficiant d’un bel intérieur sobre et d’une instrumentation très complète, elle assume le meilleur du style italien des années 60.

Une auto très désirable et singulière, rare et discrète. Loin de toute ostentation, seuls les amateurs en connaissent la généalogie partagée avec Ferrari, ce qui est bien agréable de nos jours. Au final, à peine moins de deux cent voitures seront produites, en comptant les quelques cabriolets, en raison d’un prix de vente élevé à l’époque, entre 1964 et 1967, et seulement 5 exemplaires seront équipés du moteur 1100 cm3, ce qui est le cas de l’auto proposée à la vente. Vendue neuve en Espagne, la ravissante Italienne a été immatriculée pour la première fois le 30 mai 1966 à Barcelone. Une belle du sud qui séduira l’amateur soucieux d’autre chose que de rouler des mécaniques.

ASA 1100 GT Coupé

BMW 628 CSi 1988 (lot n°12) : le squale qui fait mâle

BMW 628 CSI - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Celle de Diego Maradona était rouge. Bernard Tapie l’avait préférée bleu nuit. Dans les années 80, les coupés BMW série 6 ne passaient jamais inaperçus. Ligne racée, assez marquée, et moteurs efficaces et affûtés : ces luxueuses autos – facturées alors plus de 200 000 francs, « vingt briques » tout de même – ne laissaient pas indifférent. La célèbre face avant en « nez de requin » et le profil tendu n’y sont pas pour rien. Il y a quelque chose de sensuel et d’interdit dans cette BMW qui semble faite pour les fils de famille s’offrant quelques mauvaises fréquentations. C’est très certainement ce qui la rend si attirante, séductrice, ensorcelante, au-delà de la réussite calculée de son design fluide. Le crayon de Manfred Rennen a su dynamiser encore un peu plus le travail de Paul Bracq pour la série lancée en 1976 et que les amateurs de la marque bavaroise classent dans le registre E24.

La couleur a finalement toute son importance, car elle donne du tempérament à ce type de coupés. La très désirable machine proposée à la vente par l’étude Aguttes le 13 décembre prochain se présente dans une sobre teinte « Malachitgrün metallic » qui donne du caractère et renforce sa puissance évocatrice. L’intérieur restitue parfaitement l’ambiance des années 80 avec un tissu « pieds-de-poule » apprécié à l’époque. Sous le capot, le 6 cylindres BMW ne manque pas de répondant et délivre 184 ch, tout en se montrant plus sobre que d’autres belles motorisations de la marque grâce à une injection moderne.

A propos d’innovations, en plus du freinage renforcé, les grands rouleurs apprécieront l’emprunt du train avant sophistiqué des berlines de la série E28 sur ce modèle qui avait, à l’époque, un temps d’avance sur ses concurrentes germaniques en termes d’efficacité et de plaisir de conduite. Une distance qui ne s’est pas comblée avec les années.

BMW 628 CSI

DB Le Mans Grand Luxe 1960 (lot n°76) : le chic à la française

DB Le Mans Grand Luxe - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Savoir se singulariser nécessite d’avoir du caractère. En proposant à la vente un très rare cabriolet DB Le Mans, la maison Aguttes offre aux amateurs de voitures intéressantes et originales une bonne occasion à ne pas manquer. Avec sa structure légère et sa ligne très aérodynamique, cette ravissante décapotable n’a pas de peine à chatouiller les 170 KM/h en pointe. Il faut dire qu’elle a de qui tenir. Cette jolie auto de tourisme n’est autre que la cousine germaine des modèles sportifs performants créés par Charles Deutch et René Bonnet. Initiales « DB », comme leur confrère anglais propriétaire d’Aston Martin.

Les trois hommes se sont souvent croisés au Mans, où la marque française a remporté de nombreux succès, notamment à l’indice de performance. Il faut savoir boxer dans sa catégorie : les Français s’illustrèrent souvent en poids moyen. Le patronyme « Le Mans » de ce cabriolet élégant et fluide n’est pas usurpé, et, comme pour les sportives de la marque, la motorisation tricolore est d’origine Panhard, en l’espèce, ici, le bicylindre Tigre de 851 cm3. Oui, seulement deux cylindres. L’efficacité est parfois affaire d’économie et de légèreté.

Avec ses aile profilées, une inspiration aéronautique terriblement dans le vent au cours des sixties, et son avant complet orné de phares Megalux, à la manière des Facellia, cette version haut de gamme est particulièrement désirable. Dans sa livrée bleu « Lakeland » translucide, il n’est pas difficile d’imaginer Michel Vaillant en prendre le volant. Qu’il est tentant de l’imiter.

DB LE MANS GRAND LUXE

Golf GTI cabriolet Bieber 1980 (lot n°20) : La GTI enlève le haut

Golf GTI Bieber - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Pourquoi se compliquer la vie ? Le plaisir ne souffre sans doute pas les normes trop restrictives ou les préventions frileuses. Si les Etats-Unis ont cru bon d’imposer aux constructeurs nombre de règles censément sécuritaires dans les années 80, quelques indépendants, en Europe, ont heureusement continué à faire primer l’émotion. C’est le cas de Bieber, un petit constructeur établi à Borken, au nord de Düsseldorf, entre 1970 et 1999, et qui s’est surtout illustré par sa petite production du buggies sur la base de Coccinelles, pour suivre la mode lancée au cinéma par un certain Thomas Crown.

Mais Bieber Cabriolet GmbH va aussi faire preuve de son savoir-faire de carrossier en transformant en décapotables des Golf, des Scirocco et des Polo, ou encore des Opel Kadett D, ou des Calibra, des Ford Fiesta et même des Porsche 924 et 944. La voiture figurant au catalogue de la prochaine vente Aguttes est une rareté : une Golf GTI de toute première génération transformée en cabriolet.

La particularité de la ligne, par rapport au cabriolet Karmann « de série », est l’absence d’arceau. Sous le capot, des pistons forgés Wossner augmentent encore les performances de cette petite bombe. Selon les spécialistes de la maison Aguttes, cet exemplaire serait le seul exemplaire connu en France. Ce n’est évidemment pas la voiture de tout le monde.

GOLF GTI CABRIOLET BIEBER

Corvette C1 1957 (lot N°43) : Hollywood boulevard

Corvette C1 - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Visuellement, le modèle 1957 n’est pas différent du millésime 1956 qui offrait à la Corvette C1 une nouvelle carrosserie et plus de confort par rapport au modèle original de 1953, avec des vitres latérales descendantes en verre et une capote plus généreuse. La forme initiale de cette première sportive griffée Chevrolet était due au talent du styliste français Philippe Charbonneaux.

Mais les amateurs savent que le modèle 57 est celui qui a vu arriver le V8 de 4,6 L à injection. Pur objet de design influencé par les rêves futuristes et les fantasmes de conquête spatiale, c’est la voiture plaisir dans toute sa superbe. L’américaine affriolante, en robe bicolore, « Cascade green » et ivoire. La capote crème est assortie à l’intérieur en skaï. Ne manque qu’une ice cream pour filer pavaner le long de la corniche et faire des clins d’oeil aux surfeuses. Une part de rêve américain, avec la senteur de l’exotisme kitsch des fifties et le parfum de l’insouciance colorée d’une époque ouverte à tous les possibles.

En prime, cet exemplaire a été amélioré lors de sa restauration avec une boîte de vitesse manuelle à 4 rapports permettant de faire gronder le gros V8 et des freins à disques à l’avant. Des détails apocryphes, certes, mais qui ont le mérite de faire de ce hors-bord de la route une machine idéale pour une croisière sur route sous le soleil d’été. Un cabriolet pour le monde d’après.

CHEVROLET CORVETTE C1

Arnolt MG coupé 1953 (lot n°11) : For those who knows

Arnolt MG coupé - Vente Aguttes d'automobile du 13 décembre

Les meilleurs cocktails sont composés des meilleurs ingrédients. Rien que du bon, cette fois, dans le shaker : une marque et une mécanique anglaise, un carrossier italien et un marchand américain. Commençons par ce dernier. Stanley Arnolt était-il vraiment un farfelu, comme son surnom, « Wacky », le laisse croire ? L’homme d’affaire de Chicago semblait pourtant avisé. Avec ses moteurs de bateaux livrés à l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale, il avait fait une belle petite fortune. Durant ses visites aux forces alliées, en Grande-Bretagne, durant la préparation du débarquement de Normandie, il est contaminé par le virus de la belle automobile anglaise. Des machines autrement plus amusantes, vives et exotiques que les spongieuses américaines de l’époque.

Dès la fin de la guerre, il organise un réseau de distribution aux USA. Les roadsters se vendent comme des petits pains. Mais « Wacky » Arnolt vise plus haut, plus exclusif. S’appuyant sur le génie créatif de Bertone, il développe une barquette sportive sensationnelle. Sous le capot, il se tourne vers ce qu’il y a de plus exclusif : Bristol ou Aston Martin. Présentée en 1953, l’Arnolt-Bristol est l’un des premiers exemples de sportives hybrides américano-anglo-italienne. Durant le salon automobile de Turin, en 1952, l’industriel a repéré deux études signées par Giovanni Michelotti pour Bertone. Un coupé et un cabriolet basés sur le châssis de la MG TD. Arnolt parvient à convaincre Nuccio Bertone de produire une centaine de chaque et de lui donner l’exclusivité des deux modèles pour la vente aux Etats-Unis. Seuls 102 voitures seront finalement construites ; 67 coupés et 35 cabriolets. Le modèle présenté à la vente par Aguttes est donc une voiture rare, en particulier en Europe. Une auto élégante et raffinée, pour gentlemen-drivers exigeants, soucieux d’exclusivité. La question ne se pose pas qu’en terme de rareté, mais surtout de savoir-faire.

Les lignes élégantes évoquent les plus beaux specimen de la carrosserie italienne des années 50. Lui trouver des faux airs de Lancia Aurelia, vue de face, ou de Ferrari 195 ou 166, de profil, n’a rien d’absurde, tout comme de trois quarts se révèle une allure aristocratique très britannique. Raffiné avec ses sièges de cuir sang de bœuf passepoilés, l’intérieur est spacieux, confortable et accueillant. Mention spéciale pour l’instrumentation du tableau de bord disposée dans un éventail décoratif aux réminiscences du style Art Déco. Voici donc une auto particulièrement élégante et hors du commun.

ARNOLT MG COUPÉ

Pour retrouver toutes les automobiles de la vente Aguttes du 13 décembre

Exposition privée sur rendez-vous
Espace Charenton, 327 rue de Charenton, Paris 12ème 

Dates et horaires 
– vendredi 11 décembre de 10h à 19h 
– samedi 12 décembre de 10h à 19h
– dimanche 13 décembre de 9h à 12h

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