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EXPOSITION POP LAMBORGHINI

EXPOSITION POP LAMBORGHINI Lamborghini, les extravagants bolides des stars

Accrochez vos ceintures. Dès le 9 juillet, la Cité de l’Automobile de Mulhouse redémarre en trombe avec une exposition dédiée à Lamborghini et la Pop Culture. De Rod Stewart à feu notre Johnny national, en passant par le Pape, Miles Davis, Paul McCartney, Christophe ou Lady Gaga, on ne compte plus les stars qui ont succombé à la marque au taureau. Derrière cette présentation inédite de la marque italienne la plus tonitruante se cache notre contributeur Frédéric Brun qui est le commissaire de l’exposition. Rencontre. 

Exposition POP Lamborghini - Cité de l'automobile de Mulhouse - Crédits photo E.Spiller

Quel est le fil directeur de l’exposition « POP Lamborghini » ?

Le désir ! Lamborghini symbolise une pulsion automobile. Chaque voiture, quelle que soit l’époque, est un mélange détonnant de performances, d’innovations technologiques, de design hors-norme. Ce ne sont pas des voitures consensuelles ou bien pensantes et bon chic bon genre. C’est un rêve. Un fantasme. Un fantasme partagé autant par ceux qui peuvent se glisser derrière le volant que par ceux qui les voient passer dans la rue ou apparaître dans des clips, des films, des œuvres d’art. Ces voitures sont le symbole de la pop culture automobile. 

Qu’est-ce que cela a d’original de montrer ces voitures dans un musée automobile comme celui de Mulhouse ?

C’est la toute première fois que des Lamborghini sont présentées dans l’enceinte de la Cité de l’Automobile de Mulhouse. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le musée national français de l’automobile, qui détient la plus grande collection publique au monde, avec plus de 450 véhicules et la plus importante collection de Bugatti, n’en possède aucune. Cela peut sans doute s’expliquer parce que le musée est fondé sur l’ancienne collection Schlumpf, constituée jusqu’au début des années 60 et que Lamborghini a été fondée en 1963.

La confrontation de ces supercars ultra contemporaines avec les Bugatti, qui étaient à leur manière les « supercars » de l’avant-guerre est des plus intéressante. Et l’exposition présente plus que des voitures, avec des œuvres d’art, des extraits de films, des documents, ou des concepts. Nous montrons notamment des extraits du film « The Man Who Hauted Himself » dans lequel Roger Moore conduit une Islero. La voiture est le symbole visuel du dédoublement de personnalité schizophrénique du protagoniste. C’est une œuvre complexe, méconnue et très intéressante. 

Comment se fait-il que cette marque suscite un tel engouement chez les stars, en particulier les musiciens et des sportifs ? 

Lamborghini, c’est un esprit de rébellion. C’est aussi David contre Goliath. Ce sont des voitures hors normes, audacieuses, toujours dans la modernité, le dernier cri, la mode, avec ce que cela peut supposer d’outrances mais aussi de créativité. Des voitures en avance sur leur temps. La marque elle-même est née d’un coup de colère. Celui de Ferruccio Lamborghini contre Enzo Ferrari. Lamborghini était un riche constructeur de tracteurs agricoles en Italie, à deux pas de Maranello. Ayant des ennuis avec l’embrayage de l’une de ses Ferrari, il avait apostrophé le Commendatore, critiquant la piètre qualité de ses voitures. Enzo Ferrari lui avait alors rétorqué qu’il n’était bon qu’à conduire des tracteurs agricoles. Il n’en fallut pas plus à Ferruccio Lamborghini, qui avait le sang chaud, pour se lancer dans l’aventure, en mai 1963. Si l’emblème de la marque est un taureau, c’est bien pour défier le cheval cabré.

Là où Lamborghini va établir un mythe moderne, ce n’est pas en défiant pas la Scuderia Ferrari sur son terrain, la compétition, mais sur la route. Lamborghini ne s’est pas lancé dans la course automobile mais dans la conception de voitures de Grand Tourisme ultra performantes, incorporant les techniques de la course à des voitures routières. C’était extrêmement osé à l’époque. Cela donnera notamment la Miura, la première voiture de route à adopter le moteur en position centrale arrière, comme en compétition.

Lamborghini Miura - Collection Fritz Kaiser

Le tout appuyé par un design à la pointe de la tendance du moment. Rien d’étonnant si, dès les années 60, les stars du rock vont choisir ces bolides rares et excessifs. Il ne faut pas oublier les pilotes de course. Dans les années 70 et 80, les plus grands champions de F1 craquaient volontiers pour une Lamborghini à titre privé. Pour retrouver des sensations de pilotage dignes de leurs monoplaces. Jean-Pierre Beltoise avait acheté sa Miura au chanteur Christophe. Savez-vous quelle voiture s’était offert Sir David Brown, qui a été le propriétaire d’Aston Martin des années 50 à 70, pour ses 80 ans ? Une Lamborghini Countach blanche !

C’est la voiture de toutes les audaces ? 

Au-delà des extravagances, ce sont des machines toujours en avance sur leur génération. Tout est superlatif. Les concepts, la technologie, les performances, le design, et les prix. De la même manière que certaines montres, ces voitures sont évidemment un marqueur social.

Quelle est la star de l’exposition ?

Nous avons la chance d’exposer des modèles très rares et un concept-car de Marcello Gandini, mais aussi les dernières nées de la gamme. Les connaisseurs les plus pointus comme le grand public de tous les âges devrait y trouver quelque chose à découvrir. Mais il est certain que beaucoup de visiteurs viendront voir la Miura P400 du film The Italian Job

C’est la première fois qu’elle est présente en France. Nous sommes très heureux d’avoir la confiance de son propriétaire actuel, le collectionneur Fritz Kaiser. Ce film avec Michael Caine est très connu pour les séquences avec les Mini Cooper. Mais la scène d’ouverture, lorsque Rossano Brazzi pilote la Miura dans les lacets du Col du Grand Saint Bernard, une cigarette aux lèvres, avec ses fameuses lunettes de soleil entourant le visage, avec en fond la chanson On Days Like These, interprétée par Matt Munro sur des arrangements de Quincy Jones est une référence partagée par de très nombreux amateurs. Cette séquence a même suscité des vocations de collectionneur, comme en témoigne pour nous Guy Berryman, le bassiste de Coldplay.

EXPOSITION POP LAMBORGHINI
Cité de l’automobile de Mulhouse
Du 9 juillet 2020 au 10 janvier 2021

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