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La salopette Le vêtement de travail parfait

J’ai connu mon grand père paternel quasiment toujours vêtu d’une salopette bleue. Celle que nos anciens portaient et continuent de porter aujourd’hui pour effectuer des travaux manuels dans leurs sombres ateliers poussiéreux. Un bleu électrique appelé “bleu bugatti”.

C’est une tenue qu’on pensait surannée. Totalement désuète. Un vêtement pour enfant dont les parents apprécient qu’il s’enfile rapidement. Une tenue de plombier ou d’acteur porno gay des années 90. Il suffit d’en porter une pour que les réflexions fusent. La moquerie n’est jamais loin de la salopette.

La salopette - VeryGoodLord

C’était pourtant la tenue fétiche de Coluche ou de Béatrice Dalle dans “37°2 le matin”. De Sophie Marceau dans “La Boum”. Celle que la princesse Diana avait “osé” porter lors d’un match polo à Windsor quelques jours avant d’épouser le Prince Charles. De Mario et Luigi, les deux plombiers de Nintendo. De Charlie Chaplin dans “Les Temps Modernes”. De Henry Fonda dans “Les raisins de la colère”.

Un vêtement qui a traversé les époques sans bouger. Ce pantalon amélioré est resté fidèle à lui même au fil des ans en supportant les moqueries et en séduisant les travailleurs et travailleuses.

La naissance de la salopette

Son nom porte les traces de ses origines. Un vêtement de travail destiné à être porté par dessus une tenue pour se protéger de la “saleté”. Un accessoire pour “se saloper”. Elle est une invention française contrairement à ce qu’on peut penser. De Villefranche-sur-Saône. Celle d’Adolphe Lafont, qui fin XIXe améliora le largeot créé par son père Louis Lafont, en lui ajoutant une bavette dotée de poches sur l’avant et d’une paire de bretelles. Le modèle est breveté en 1896 et Lafont devient la référence du vêtement de travail.

La salopette - Publicité Adolphe Lafont

C’est la tenue de ceux qui ont les mains dans la graisse et la poussière. Elle fait un carton dans les ateliers automobiles. Elle mettra du temps à se défaire de cette image poisseuse. C’est dans les années 50 que Levis se l’approprie pour en faire un vêtement “tendance”. Le point d’orgue sera les années 70 avec une vraie déferlante de la salopette dans la mode de tous les jours. Ce sera ensuite le tour de la créatrice Agnès B de se l’approprier pour la mettre aux goûts de l’époque puis à Coluche d’en faire sa tenue de scène. Celle de l’humoriste était d’ailleurs une Adolphe Lafont rayée bleu et blanche. Un modèle devenu iconique. Elle n’en finira pas de faire sa place dans le monde “civil” pour finalement être revisitée par tous les grands créateurs et fouler les podiums. 

Comment bien porter une salopette ?

Si vous cherchez une vraie salopette, vous allez d’abord devoir penser large. Elle ne se porte pas semi-slim ou encore moins slim. C’est un vêtement qui se satisfait d’un certain volume. On doit être tout confort dans un salopette, sinon ça devient vite un enfer. Il faut dire qu’initialement elle a été pensée pour être portée par dessus ses vêtements de ville. C’est en toute logique qu’il faut prendre quelques tailles au dessus pour garder de la place.

Et puis c’est aussi une question d’allure, de style, d’état d’esprit. On aime se rappeler que c’était la tenue des travailleurs. Il serait absurde de la porter étriquée. C’est aussi une manière de profiter du confort des bretelles. Qu’il est bon ne pas être serré à la taille !

Quand la porter ?

Elle prend tout son sens à la campagne, dans un atelier où sur un chantier. C’est un outil de travail qui se porte idéalement dans une situation de labeur. C’est là qu’elle s’exprime et que les poches dont elles est dotée deviennent utiles. On glisse un tournevis devant, un crayon dans la petite poche prévue à cet effet, et un marteau sur le côté. C’est comme une trousse à outils qu’on aurait toujours sur soi.

La salopette - VeryGoodLord

On peut aussi la sortir de son contexte. Mais jamais trop loin. Elle reste une tenue très décontractée. Elle se porte le week-end pour se balader tranquillement au soleil. C’est d’ailleurs pendant les périodes de chaleur qu’elle se révèle être très agréable. Comme elle repose sur les épaules et laisse la taille totalement libre, l’espace qui se forme entre le tissu et la peau facilement la circulation de l’air et sensation de fraîcheur. 

Où trouver une bonne salopette ?

On en trouve beaucoup chez les marques américaines. La Dickies DB100 est une excellente référence, bien ample et dotée de nombreuses poches. J’apprécie le fait qu’elle remonte bien haut dans le dos. Côté marque français il y a bien sûr Lafont qui fabrique toujours son modèle emblématique assez échancré avec des poches pectorales zippées et des poches latérales plaquées.

On en trouve aussi chez l’excellente marque Carhartt, surtout dans la gamme “Workwear” qui est mieux coupée que la gamme WIP. Regardez aussi chez Lee, Ben Davis, l’anglais Nigel Cabourn, Red Kap, Round House ou encore Big Smith.

La salopette - VeryGoodLord

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