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Rolex 6238 : Au service secret de sa Majesté

Pour beaucoup d’amateurs et de connaisseurs, qu’il s’agisse d’horlogerie, de gadgets ou simplement de l’espion britannique le plus célèbre du grand écran, la montre associée à l’agent 007 reste la Rolex Submariner. Et ils ont raison.

Ces références cultes de la Submariner, sans date, furent de loin les plus portées à l’écran par James Bond  qu’il apparaisse sous les traits de l’Ecossais Sean Connery (6538), de l’Australien George Lazenby (5513, 6238) ou de l’Anglais Roger Moore (5513). Le Gallois Timothy Dalton reviendra lui en 1989 dans « Licence to Kill » avec une 16610, date et verre saphir. Great diver, but not quite the same thing…

Mais il ne s’agit bien évidemment pas de l’unique référence couronnée à être apparue au poignet du Commander Bond : laissez-moi vous présenter le chronographe 6238 porté par George Lazenby dans ce qui reste pour beaucoup, dont moi,  le meilleur film de la série… 

Rolex 6238 Pre-Daytona Chronograph

On her Majesty’s secret service

Dans ce sixième opus, dirigé par Peter Hunt et sorti en 1969 on y découvre l’acteur australien George Lazenby, alors illustre inconnu mais excellent Bond qui ne fera malheureusement qu’une seule et brève apparition dans le costume de l’agent 007, en refusant le film suivant sur les mauvais conseils de son agent qui ne prédisait pas longue vie à la saga de l’agent britannique… Shame…

Rolex 6238 Pre-Daytona Chronograph

Athlétique et viril, l’acteur au physique assez proche de celui du Sean Connery vieillissant qu’il remplace, interprète néanmoins un Bond plus sensible et plus humain aux cotés de Diana Rigg, inoubliable James Bond girl… L’histoire est très proche du livre de Flemming même si le Bond interprété par Lazenby n’apparaît pas aussi tourmenté et pessimiste que l’agent des romans…

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Rolex 6238 Pre-Daytona Chronograph

Tout au long du film, on y voit deux montres, sans gadget mais extrêmement présentes à l’écran :  une Rolex Submariner 5513, qui n’est autre que la montre personnelle de l’acteur, sur bracelet oyster riveté, ainsi qu’un chronographe pre-Daytona, référence 6238. C’est de cette montre dont nous allons vous raconter l’histoire aujourd’hui…

Rolex 6238 : la véritable histoire du chronographe de James Bond

C’était la belle époque, celle d’un cinéma qui accessoirisait ses personnages selon les besoins du script et non à coup d’appels d’offre pour des placements produits toujours plus voyants et financés par les marques. Je ne parle évidemment pas que d’horlogerie.

C’est ainsi qu’en octobre 1968, David H. Middlemas faisait l’acquisition pour le compte d’Eon Productions, d’un chronographe 6238 à la boutique Bucherer d’Interlaken pour la modique somme de 790CHF… very Bond.

Rolex 6238 Pre-Daytona Chronograph

George Lazenby portera cette montre pendant toute la deuxième partie du film, des mythiques courses poursuites à ski, à la scène d’évasion durant laquelle il utilisera le chronographe pour s’échapper des machineries du téléphérique privé de Blofeld allias Tely Savalas… Gros plan sur l’outil lui permettant de calculer le moment précis de son évasion… Forcément, ça nous parle.

Vous remarquerez qu’à la demande de la production, la trotteuse du chronographe, à l’origine noire, à été remplacé par une aiguille rouge. Cette montre est alors reconnaissable au premier coup d’oeil…

Après le tournage, George Lazenby s’en est allé avec sa Submariner 5513, et bon nombre d’accessoires et d’objets ayant servis durant le tournage furent vendus, comme il en était coutume à l’époque, dont ce fameux chronographe Rolex. La montre en question fut rachetée par un homme avisé, comptable de la production… fair enough !

… et après ?

Le 16 décembre 2003, à Londres, South Kensington plus exactement,  la montre refait surface sur le marché et est vendue par Christies. L »actuel propriétaire de la montre, un coureur automobile français a racheté cette pièce historique en 2008, directement à l’acheteur de la vente Christies de 2003. Il vient de confier la vente de certaines de ses pièces à la Maison d’enchère Artcurial, dont la montre du film.

A noter que la vente Christie’s de 2003 n’était pas une vente horlogère mais à thème « Film & Entertainement » comme quoi…

Rolex 6238 Pre-Daytona Chronograph

C’est donc chez Artcurial, rond point des Champs Elysées, que nous sommes allés voir et prendre en main la fameuse pièce. Quatre propriétaires pour un chronographe qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Vous pouvez la voir, ainsi que de nombreuses autres pièces qui valent le détour, à l’exposition se tenant à la maison d’enchères.

Artcurial | Auction house
 7 Rond-Point des Champs-Élysées Marcel-Dassault

Les pièces de l’exposition, y compris le chronographe de Bond, feront partie de la vente Horlogerie se tenant à Monte-Carlo le 18 juillet prochain… Vous pouvez évidemment y faire un tour si vous êtes dans les parages …et que le MI6 vous donne une enveloppe pour racheter votre montre…

Notre avis

Une pièce qui nous émeut par sa provenance et son esthétique. Le chronographe sans épaulements ni poussoirs vissés à la modeste ouverture de 36mm et au bracelet riveté de 19mm fonctionne toujours aussi bien une fois au poignet. Présence, confort et légèreté pour un chronographe purement fonctionnel porté par Bond himself. 

Nul besoin de préciser que cette icône de l’horlogerie est également une icône du cinéma pour les grands enfants que nous sommes et que nous resterons, devant les aventures de l’agent 007…

Si vous n’avez jamais vu « On her Majesty’s secret service », ou ne l’avez pas revu récemment, je vous conseille chaudement de vous refaire une projection privée avec un Vodka Martini.

Si ce n’est pour ce chronographe 6238 ou la 5513 de George Lazenby, vous le ferez bien pour Diana Riggs, la plus élégante des James Bond Girls… avec Eva Green, bien évidemment…

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