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Montres Autodromo : rencontre avec Bradley Price et test de la collection Stradale !

Montres Autodromo : rencontre avec Bradley Price et test de la collection Stradale !

La vie est une succession de rencontres qui parfois se font échos. Je m’explique. Après avoir suivi de près les débuts de la marque Autodromo en partageant avec vous ses créations (voir ici, ou encore par ici), j’ai eu l’occasion de rencontrer Bradley Price – fondateur de la marque – à Londres à l’occasion du dernier salon QP (un très bel évènement que je vous recommande). Une rencontre passionnante qui suivait de quelques jours à peine ma visite Parisienne au sein d’une boutique que je voulais découvrir depuis un petit moment déjà, à savoir OChrono (3 Rue Perrault, 75001).

J’avais en effet eu vent de leur ouverture, de leur état d’esprit et de leur sélection de montres tout à fait particulière. Et c’est au cours de cette visite que je me suis rendu compte qu’OChrono était pour l’instant l’unique distributeur Autodromo en France. C’est donc en discutant avec l’équipe de la boutique que nous avons convenu d’un deal vulgairement formulé comme ceci : “vous me prêtez une Autodromo Stradale quelques jours et je fais un reporting sur Les Rhabilleurs !”.

Je leur laisse à peine le temps de réfléchir que je prends le train pour Londres et vous connaissez la suite…

De l’idée initiale de réaliser un “test”, comme nous avons pour habitude de le faire sur Les Rhabilleurs, j’ai donc décidé de vous livrer la vision de Bradley Price à travers une interview. En insistant tout particulièrement sur le modèle Stradale que je trouve très séduisant.

Voici donc un article dédié à Autodromo, réalisé en collaboration avec OChrono (qui vend aussi en ligne sous le nom de Ocarat) et Mister Bradley Price, un trentenaire aussi sympathique que passionné !

Bradley Price

Bradley Price portant une montre Autodromo Prototipo

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Gabriel : Qui est Bradley Price ? Quelle est ton histoire ?

Bradley : Je suis passionné depuis toujours de voitures anciennes. Une passion qui coule dans mes veines depuis mon plus jeune âge je suppose. Quand j’étais petit, j’étais véritablement obsédé par les voitures et j’adorais assister à des courses automobiles et autres concours d’élégance.

J’ai passé énormément de mon temps à faire des modèles réduits avec mon père pour finalement étudier le design industriel à l’université. Je rêvai de devenir designer automobile à cette époque.

Autodromo Monoposto

Autodromo Monoposto (Source Autodromo)

Gabriel : Comment en es-tu arrivé à créer Autodromo ? Pourquoi ?

Bradley : Je ne suis finalement pas devenu designer auto. Au lieu de cela, j’ai déménagé à New York et j’ai travaillé dans le branding et design produits pendant une dizaine d’années.

J’ai finalement atteint un point où je savais que je devais renouer avec ma passion pour les voitures classiques si je voulais me sentir comblé dans ma vie. Ce qui m’a amené à fonder Autodromo.

C’était une façon idéale de marier ma passion pour ce monde avec mon expérience professionnelle dans le développement des produits et l’image de marque.

Esprit Autodromo

Gabriel : Peux-tu définir l’esprit de « Autodromo » pour nous ?

Bradley : L’esprit Autodromo consiste à capturer l’émotion d’une certaine époque, d’un certain environnement et de l’encapsuler dans un objet physique.

Nos montres ne sont pas que des représentations de jauges automobiles ou des chronos vintage. Ce n’est que le partie visible du concept. La marque est vraiment là pour rappeler pourquoi nous aimons la conduite, elle sert à capturer la puissance émotionnelle que nous ressentons pour les choses anciennes et le passé.

Je pense qu’il y a eu une période magique pour le monde automobile, après la seconde guerre mondiale et avant 1973, où la conduite ne se résumait pas seulement à aller d’un point A à un point B par l’autoroute, mais davantage à une aventure qui allait se dérouler.

Autodromo Vallelunga Chrono

Autodromo Vallelunga Chrono (Source Autodromo)

Vu que je ne suis moi-même pas assez âgé pour avoir vécu ces moments là, je ne peux que chercher à faire ma propre interprétation de cette époque. Ce, en écoutant des pilotes retraités me raconter leurs histoires de courses sur route qu’ils ont gagné, les hôtels de villages dans lesquels ils ont séjourné avec leur voiture de course stationnée à l’extérieur, ou conduire la nuit à travers les Alpes pour atteindre la prochaine étape d’un rallye. Je me rends compte que c’était des moments magiques qui n’existeront plus jamais.

L’Esprit d’Autodromo est fait de toutes de ces histoires, qui vivent physiquement (à travers nos produits), de sorte que lorsque vous prenez le volant, vous pouvez en quelque sorte ressentir une partie d’entre eux en vous.

Autodromo Stradale

Collection Autodromo Stradale

Gabriel : Parles nous de la Collection Stradale 

Bradley : la montre Autodromo Stradale est probablement le meilleur exemple pour illustrer ce dont je parle. L’idée derrière cette montre est que vous pourriez être un pilote gentleman des années 60, qui conduit sa Berlinetta à travers le continent pour rejoindre une course.

Ainsi, j’ai commencé avec les jauges que l’on trouvait sur ces voitures italiennes du début des années 60, je me suis également intéressé aux cartes routières et aux bagages vintage.

Autodromo stradale

J’ai voulu encapsuler dans cette pièce l’idée du « Gran Turismo ». L’idée que vous pourriez commencer votre route à Milan (la boîte est enveloppé dans une carte vintage de la ville – là où ma femme est née), puis zigzaguer à travers les cols et villages pour atteindre une course quelque part en France, où ils peindraient un numéro sur le côté de votre voiture.

Après la course, vous dineriez dans un Grand Hôtel puis rentreriez chez vous, le tout dans la même voiture. Aujourd’hui, tout le monde utilise de grandes remorques et des équipes de ravitaillement, pour participer à ce type d’évènement. La romance de la course est morte. Pour moi, cette montre tente de capturer à nouveau cette époque où la course était une activité pour vrais gentlemen et non une entreprise.

Autodromo Stradale

Gabriel : Quelles sont tes inspirations pour cette montre ? Ces spécificités ?

Bradley : De nombreuses voitures GT et Berlinetta de la fin des années 50 et du début des années 60 disposaient de jauges présentant un anneau en plastique avec des numéros moulés. J’ai toujours aimé ce look, et j’ai voulu en quelque sorte le miniaturiser dans une montre.

Au lieu d’un anneau en plastique, j’ai utilisé l’actuel verre K1 avec les numéros noirs imprimés sur l’anneau du verre. Le boitier de la montre est davantage une conception moderne / minimaliste. J’ai utilisé une lunette polie avec un léger plat sur le rebord afin de reproduire celle d’un compteur de vitesse.

Les anses de la montres sont similaires à celles du modèle Monoposto et j’ai intégré un anneau gravé à l’arrière, autour du verre, dont l’inspiration provient des couvercles des cendriers des Ferrari et Alfa du début des années 60.

Gabriel : Des projets pour 2015 ?

Bradley : Je travaille sur une autre version en édition limitée de la Prototipo avec un pilote très connu du début des années 70, et plus tard, l’année prochaine, il y aura une toute nouvelle montre qui s’inspirera d’une époque très différente !

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Quand à moi, j’ai eu l’occasion de profiter du modèle Stradale pendant plusieurs jours et je dois dire qu’il s’agit d’une montre extrêmement agréable à porter. Non seulement elle transpire l’esprit des courses automobiles des années 50 et 60 mais elle a également une vraie identité.

Bien proportionnée avec un boitier en acier poli tout en rondeur de 40mm de diamètre, elle laisse apparaitre son mouvement Miyota 9015 en fond de boite et dévoile un cadran fond noir ou bicolore en fonction du modèle sélectionné.

autodromo stradale look

Son cadran justement est particulièrement bien réalisé avec un jeu de profondeur très intéressant. Les heures sont indiquées sur un anneau en surélévation par rapport au fond du cadran. Le tout protégé par un verre saphir bombé.

A noter également la composition du bracelet de cuir rouge surpiqué, véritable prolongement de l’esprit du boitier, à l’image des renflements de cuir des sièges de voitures de courses italiennes de la même époque.

Le tout vendu au prix de 819 € fait de cette montre un coup de cœur tout à fait accessible. D’autant plus que – si je puis me permettre – vous pouvez bénéficier en ce moment d’une réduction de 10% sur le site Ocarat : voir toutes les montres ici.

 

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