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Portrait de collectionneur : JC ou l’éclectisme horloger

Nicolas
Le 16 juillet 2017
A

Après le beau portrait “collectionneur” de notre ami Simon de Moonphase.fr réalisé par Jérôme, j’ai le plaisir de réaliser celui d’une personne que nous avons récemment rencontré. Et que nous apprécions déjà grandement ! Nous l’appellerons JC. Des plages de Rio, en passant par sa Rolex Explorer 1016 et son intérêt pour les vieux ‘Flat Six’, c’est un esthète et amoureux des belles choses que j’ai envie de vous faire découvrir aujourd’hui.

En commençant à parler avec JC, surprise et bonheur de partager avec lui un petit bout de géographie. Les “Hauts-de-France”, il les connait bien. Originaire de Boulogne-sur-Mer, puis Lillois pendant une partie de son enfance et de sa scolarité à l’École supérieure de commerce de Lille, une partie de son coeur est toujours là-bas. Son école lui a fait voir plusieurs opportunités de vie, mais c’est vers l’audit et le conseil d’entreprises qu’il s’est tourné, et où il se plaît bien. 

Portrait de collectionneur - JC

Parlons peu, parlons famille. Il y a deux traditions que l’on perpétue générations après générations dans la famille de JC. Une première tasse de café sans sucre à dix ans, et une montre à dix huit ans. Même s’il a alors pu prendre plaisir à porter une Tissot au poignet, l’intérêt et le plaisir suscités par les montres n’est venu que plus tard. Par un long travail d’équipe avec son petit frère, une forme de binôme horloger de haut vol. Les deux frères ont d’abord cherché à connaître avant de passer le cap. Avec raison.

Son frère opte pour une première Rolex 16610, mais lui est déjà tourné vers le vintage pur et dur et trouve une Rolex 1675 du plus bel état.

La lunette est légèrement fumée, mais le cadran est d’une rare propreté. Pas étonnant, car c’est la “névrose” de JC. Toute la patine du monde si vous le voulez, mais pas de marques non naturelles. Le cadran est pour lui le visage de la montre, il ne saurait par conséquent souffrir d’une marque. Hors cadran Tropic, of course.

Il a aujourd’hui une magnifique collection qui reflète ses intérêts divers et variés. Et surtout les pièces indispensables, je parle bien entendu de la Type 21 Dodane, de la Speedmaster et d’une certaine LIP Nautic. Vous remarquerez évidemment la perfection de ces cadrans. On ne badine pas avec ça. Sans oublier la pièce qui se différencie de toutes, à savoir l’équation du temps Girard-Perregaux. Éclectique ce JC…

Je crois aussi être tombé amoureux de sa Titus qui a tout d’une très grande montre. Ancienne plongeuse au cadran Gilt, sa ‘Big Crown’, son bracelet en acier, ses aiguilles et sa lunette, elle est la quintessence même de ce que l’on peut désirer d’une montre de plongée ancienne.

Vous remarquez d’ailleurs, en plus de cette Titus, un intérêt certain pour les montres de plongée. En plus de sa Calypsomatic et sa LIP Nautic, trône une Universal Genève Polerouter Sub, dont on ne croise pas le chemin tous les jours de la semaine. Ainsi qu’une Omega Seamaster 120.

Ce qui l’anime chez une montre, au-delà de son histoire et des poignets sur lesquels elle a vécu est sa fonction. Pourquoi, à un moment donné cette montre a été créée ? Et surtout, à quel besoin répond t-elle ? Je crois que la réponse n’est pas très compliquée qu’il s’agisse de ses montres de plongée ou de sa 1675. Une histoire de longs courriers et de Pan-America, n’est-ce pas ?

Mais l’horlogerie ne fait pas tout. Le père de JC l’a très vite initié aux plaisirs de la course automobile, et en particulier de formule 1, de 24H du Mans, et autres Rallye national des géants et des routes du Nord. Nord, quand tu nous tiens. D’où un intérêt particulier pour certaines Porsche et Mercedes anciennes. Ajoutez huit ans de Basket à bon niveau, encore aujourd’hui, et vous obtenez un cocktail plutôt fruité, rond en bouche, et sans amertumes.

Il vous expliquera ça mieux que moi :

S’il ne devait en rester qu’une ?

Dans ma collection sous sa forme actuelle, je garderais sans hésiter ma petite Rolex Explorer (référence 1016 de 1962).

Cette montre a une petite histoire particulière puisque c’est un ami (ami que nous avons en commun d’ailleurs :) ) qui l’a trouvée sur un site bien connu d’enchères et qui me l’a montrée. En moins de 24h l’heure l’affaire était pliée et depuis c’est la lune de miel qui n’en finit plus.

Ta ville préférée ?

J’ai la chance de pouvoir voyager autant pour le plaisir que pour le travail et, à date, la ville qui m’a le plus marqué reste Rio de Janeiro. L’atmosphère y est fanstastique voire électrisante ! Entre verdure, montagnes et plages – l’accueil et la chaleur des cariocas est difficilement égalable.

Plus proche de nous, c’est à Lille que je me sens le mieux. J’y ai grandi, c’est là que j’y retrouve ma famille et que je me ressource.

Un plat, un cocktail favori ?

Question difficile concernant le plat, ce qui me vient à l’esprit tout de suite n’est pas un plat mais un dessert. Le clafoutis aux pommes de ma grand-mère maternelle… ma madeleine de Proust…

Pour le cocktail je vais être cohérent avec ma réponse précédente puisque j’adore la Caïpirinha. Ceux qui me connaissent bien savent également que j’ai un vrai faible pour le jus d’abricot…

Le compliment que tu préfères entendre à ton propos

“Sérieux sans se prendre au sérieux” – voilà un compliment qui me plait bien.

Chocapic ou Miel Pops ?

Ni l’un ni l’autre à vrai dire, niveau céréales je suis plutôt Spécial K (rien à voir avec la recherche d’une ligne perdue). Si la question concernait le petit déjeuner c’est en réalité très souvent un café au lait avec un morceau de baguette et du Nutella.

Portrait de collectionneur - JC