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Montres & Idéologies Politiques : Rions un peu !

Nicolas
Le 15 août 2018
A

Après ces nombreuse journées caniculaires dans un Paris presque vide, le dernier neurone d’un esprit fatigué m’a chuchoté une idée d’article plein de clichés desquels nous pourrions pour une fois sourire : et si l’on associait une montre à l’idéologie d’un parti politique, quelle serait-elle ? Chers amis, attention, nul besoin de s’énerver, nous sommes ici pour se détendre et rigoler un peu. Je vous propose donc de jouer aujourd’hui à un petit jeu que j’aime appeler : “Dis moi pour qui tu votes, je devinerai ce que tu portes !”

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Gauche à gauche radicale

Je mettrai dans mon chaudron aussi bien La France Insoumise (dédicace à mon Jean-Luc) que le Parti communiste français. “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous” résonne déjà dans mon esprit ô combien fatigué. Je vous avais dit que je parlerai clichés. Quels sont-ils ? Sans parler du petit livre rouge aussi vénéré que le monogramme chez Louis Vuitton (vade retro), une personne de “gauche radicale” sera souvent vue comme habitant loin sur la ligne 2 de Paris très à l’Est ou bien dans le 11ème arrondissement. On entendrait presque l’ouverture d’une cannette de bière place de la République.

Certains aimeront peut-être mimer le guide suprême et arborer une montre type militaire, fonctionnelle et efficace. Une montre pas trop belle et surtout jamais ostentatoire. Personnellement, j’y verrais bien une montre Raketa ou Poljot. Brute, industrielle et mécanique. Un moyen de se remémorer les glorieux moments de la mère nation ?

Gauche à Centre Gauche

Il s’agira de nous tourner vers nos amis socialistes, et pourquoi pas de lancer des fleurs (sans RoundUp) à Eva Joly. Le partisan de gauche est aujourd’hui très raillé. On le décrit souvent moralisateur, propagateur de la bonne parole qu’il n’applique pas. Une certaine appétence pour le 11ème arrondissement ou pour ‘SoPi’ a.k.a ‘South Pigalle’. On le dit très gourmand de quinoa des hauts plateaux péruviens, sélectionnés et caressés à la main par Javier, paysan andin. Il peut aussi se spécialiser “Europe Écologie Les Verts”, auquel cas il s’achètera majoritairement des chaussures en feuille d’ananas, sans oublier son “Ushuaia Nature” pour des douches passion authentiques parfumées à l’huile de jojoba argentin.

C’est fou ce que l’on peut écrire comme absurdités. Bref.

Je ne sais pourquoi, mais j’y vois une Rolex vintage, pour dire qu’on n’est pas vraiment Rolex (je vous laisse deviner pourquoi), mais que. Un soft power horloger qui cache bien son jeu. La petite montre vintage qui va bien, parce que “c’était mieux avant” (et ça, pour le coup, c’est souvent vrai). Avec un bracelet en acier ou en tissu, pour dénoncer la surproduction de cuir.

Centre

N’en déplaise à mes amis d’En Marche qui se revendiquent “mouvement” plus que parti, les clichés ambiants les dénoncent incapables de distinguer leur gauche de leur droite. On les positionnera donc au centre, à côté du MoDem, qui compte un grand nombre de leurs amis. Mais ça c’était avant. On les décrit à raison plein de vigueur, fougueux de jeunesse et ambitieux. Menant une vie difficile à “manger beaucoup de pâtes” et à “ressortir des vêtements de la cave” comme l’avait annoncé une député LREM. Parfois trop jeunes, pas assez “expérimentaux”, mot emprunté à Christophe Castaner, Délégué général du mouvement.

Wristshot Montre MERCI Mecanique

Beaucoup se sont rués sur la montre du leader charismatique, la Montre Merci, et l’on peut comprendre pourquoi. Une empreinte française, la montre de l’homme moderne et déterminé. On est typiquement dans la montre pour sa fonction plus que pour son histoire et son vécu. Utilité et efficacité dictent la marche à suivre.

Droite et Centre-Droite

Je vous vois venir à 1000 kilomètres. “Rends l’argent”, autres “rends les costumes” adressés à François Fillon. Le sympathisant de droite ne se pavane jamais sans son manteau Barbour matelassé col en velours côtelé. Une arme redoutable pour tracter sur la place du marché de Brive-la-Gaillarde. On peut aussi avoir des doutes quand on observe une Rolex contemporaine aux côtés du duvet de moustache d’un jeune homme pré-pubère. “Mais c’est pour mes 18 ans” s’écrit-il avec vigueur la voie tremblotante. Fini ton verre de lait Stanislas. 

Jacques Séguéla sors de ce corps, nous sommes obligés de mentionner la Rolex. Mais la Breitling faisant très “Papa”, elle représente aussi une pièce de choix pour tout néophyte de droite. Nous parlons d’une montre récente, Gmt-Master 16710 pour les plus fous. Disons que la montre doit évoquer quelque chose pour ceux qui regarde et qui ne connaissent pas. Heureusement, je sais qu’il existe un bastion de droite encore sensibles aux anciennes. L’or rose prime souvent sur l’acier, avec un croco rouge vieilli en guise de bracelet.

Extrême droite

Le Front National

Oeil de verre et langue de bois. Le militant d’extrême droite n’habite pas Calais. Et il a peur dans le noir. Malgré cela, il aime jouer sur les peurs, pour ensuite se montrer rassurant, protecteur. Patriarcal en somme. S’il y a bien une chose qui lui manque plus que tout, c’est bien le Franc, celui avant l’euro. “Avant, la baguette était à un franc, aujourd’hui avec l’Europe c’est comme si on payait 7 francs”. Garde ton calme Lucienne.

Chronographe Suisse

 

J’y vois bien la montre de poilu, en souvenir d’une France unie et guerrière. Une de ces montres avec anses soudées sur bracelet de type “Bund”, sans oublier bien sûr des aiguilles cathédrales recouvertes de radium. Ou une montre tirée d’un héritage. Vous savez, cette petite montre vintage que son grand-père a “trouvée” pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un “appartement désert” de la capitale.

Je crois n’avoir oublié personne. Je ne vais tout de même pas me mettre à rédiger “La montre parfaite pour tout membre du Ku-Klux Klan”, j’ai mes limites.

Si les clichés sont souvent réducteurs, ils prennent tout leur sens lorsqu’on s’en amuse avec distance, respect et légèreté.

Quand en plus on peut y associer des montres, ces petits objets qui nous unissent, alors il n’y a vraiment pas de raison de s’en priver, si ? J’espère en tous cas que vous avez esquissé autant de sourires à lire ces quelques lignes que moi à les écrire. Encore une fois, à se prendre trop au sérieux, on se prive parfois de vrais bons moments…

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