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Gentleman Driver : Pourquoi et comment conduire avec style ?

Nicolas
Le 4 juin 2018
C

Chers amis, nous revenons d’un long pèlerinage. Celui qui nous a fait cheminer par Monaco pour admirer un Grand Prix Historique pluvieux, par Brescia pour le départ de la Mille Miglia et enfin par la Villa D’Este pour admirer le plus beau concours d’élégance qui soit : il Concorso D’Eleganza. Certes nous avons pu voir de belles anciennes, mais notre regard s’est aussi posé sur ceux qui prenaient place derrière le volant. Et ça nous a donné quelques idées…

Pourquoi conduire avec style ?

Attention, j’ai bien dit “style”. Cela veut dire que les accessoires et divers vêtements ne sont rien sans la fougue et la personnalité de celui qui pilote.

À la question “pourquoi conduire avec style ?” plusieurs choses me viennent à l’esprit.

Tout d’abord, comme j’ai pu l’observer à de maintes reprises, certaines voitures méritent simplement que l’on y associe un style particulier. Je pense notamment à ces Duesenberg J des années 1930, vous savez, le genre de voiture conduite par Gatsby dans le film éponyme. On ne devrait simplement pas y rentrer en survêtement Adidas, un peu de respect. Par contre, un costume 3 pièces en laine marron accompagné d’une cravate club et d’un chapeau de paille feront surement mieux l’affaire. Histoire de rendre aux années folles leur heure de gloire.

Je suis sûr que vous me suivez.

Tout comme il sera confortable et à propos d’arborer un blouson de cuir, un casque bol et des ‘goggles’ de conduite dans une ancienne Aston Martin de course de la même époque. Cela va de soi.

Malgré ces styles assez particuliers, sans avoir besoin de sur-jouer, on remarque certaines constantes chez les pilotes, tous ages confondus, qui ‘cruise’ à bord d’une ancienne comme d’une récente.

Les gants, d’abord.

Chopard Mille Miglia 2018 Racing Colours - Rosso Corsa/ Fiat Abarth

La grande majorité des pilotes que j’ai pu croiser ne conduit pas sans gants. Que ça soit pour aller chercher du pain le jour du seigneur en parcourant 700 mètres, ou pour concourir une Mille Miglia. Les gants, plus que pour leur fonction, représentent aussi un contexte et un moment quand on les enfile. Nous ne sommes pas encore entrés dans la voiture que l’on sent déjà un frisson parcourir notre corps.

Il sont souvent à trous, laissant parfois apparaître les phalanges. À la fois élément de style, mais aussi utile pour prendre en main ces volants en bois, là où la direction assistée n’a pas sa place.

Toutefois, je remarque aussi que nombre de pilotes aiment à ne pas les porter de suite. Il est un plaisir non mesurable que de sentir avec son épiderme son volant, qu’il soit en bois, en bakélite ou plus récemment en alcantara.

Les chaussures ensuite. Élément indispensable pour se sentir bien et parcourir quelques kilomètres sereinement. Il y a trois écoles. La première école ne fais jamais les choses à moitié et porte des chaussures typiquement orientées course. Vous savez, ce genre de bottines Sparco montantes en peau retournée ou en cuir rouge ? Ça donne tout de suite l’esprit de compétition. 

Le roi Gommino est aussi très présent sur tous les évènements et courses ou j’ai pu me rendre. Pas pour de la grosse compétition, mais dans un savant mélange entre compétition quand même et décontraction. Il s’agit du célèbre mocassin Tod’s en cuir, avec un grand nombre de picots en caoutchouc pour semelle. C’est léger, ça accroche bien et l’on s’y sent bien. What else? On en voit sur des pilotes d’anciennes comme de voitures récentes.

Audi A7 Sportback - Mocassins de conduite Tod's Gommino

Évidemment, on peut aussi y voir pléthore de sneakers, aussi agréables pour conduire. Mais qui peuvent manquer de grip. Si l’on est dans une ambiance de conduite tranquille, nul besoin d’autre chose.

Autre point essentiel de tout gentleman driver, la veste. En marge d’une compétition lambda se déroule une autre compétition officieuse, elle. Celle de la veste la plus cool. Qu’elle soit sous la forme d’un bomber jacket ou d’une veste plus racing, les participants vont même jusqu’à la customisation aux couleurs de leur équipe et de leur voiture.

Vous remarquerez encore une fois qu’une autre veste s’impose de plus en plus quand il s’agit de prendre le volant. Et il s’agit d’une certaine veste ‘Harrington’ encore appelée ‘Baracuta’ ou ‘G9’ en lien avec ses origines de Golf et la première marque à l’avoir produite.

J’allais oublier un élément. La montre, peut-être ? Évidemment, porter une montre apporte ce petit détail qui fait la différence. Ce supplément d’âme comme j’aime à l’appeler. Il n’y a pas une montre qui vaille mieux qu’une autre, cela va de soi, mais si elle est en harmonie avec l’ancienneté et l’esprit de l’automobile et de celui qui conduit, ça ne peut qu’être bon.

Bracelet Rallye Joseph Bonnie - Omega Speedmaster

Les esthètes remarqueront qu’un beau bracelet fait toute la différence…

La simplicité : le style ultime

Tout cet article pour arriver à cette conclusion ? Oui.

Les plus grandes claques stylistiques que j’ai pu prendre se résument à :

“Il rentre dans sa Jaguar XKSS, t-shirt blanc en coton égyptien délicatement inséré dans un chino khaki, baskets blanches en tissu aux pieds. Il s’envole dans un épais nuage de poussière. De lui ne reste qu’une idée.”

Évidemment l’effet ne sera pas tout à fait le même si ce personnage imaginaire rentre dans sa Renault Megane de 1998. Faut-il le préciser ?

Si votre imaginaire est riche en images de ce genre, ce dont je ne doute un instant, vous pensez certainement à un certain King of cool, Steve McQueen. Souvent accompagné d’un t-shirt au volant de ses voitures. On l’a aussi beaucoup vu avec des vestes de type ‘Harrington’ justement et il est clairement un de ceux qui l’a popularisée.

Ce qui compte véritablement dans le style d’un amoureux d’automobile est bien son allure. Une chose qui n’est pas donnée à tous, mais que l’on saisit au premier coup d’oeil. Ce sera donc le mot de la fin, un gentleman driver est avant tout un gentleman. Peu importent le véhicule, les gants, le blouson et les chaussures de conduite, si on veut être sur la bonne voie, il convient avant tout de céder le passage aux piétons et d’ouvrir la porte à sa belle passagère… non ?

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