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Alberto Cordiero : Un peintre & des horloges murales pas comme les autres

Jérôme
Le 11 avril 2017
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Nous partons aujourd’hui à la rencontre d’Alberto Cordiero, artiste peintre et amateur de belles montres dont l’univers résonne avec un très large nombre de grands enfants qui sommeillent en nous. Je vous parle de tableaux qui donnent l’heure, ou d’horloges murales qui prennent l’apparence de nos icône préférées, je ne sais plus trop… Nous l’avons rencontré dans son atelier un matin et voici son histoire, vous allez comprendre…

Alberto Cordiero

Un Trader à l’esprit créatif

Alberto n’a pas toujours été peintre, et cette reconversion est même récente puisqu’il n’a pris les pinceaux qu’il y a une grosse dizaine d’années. Alberto a d’abord connu les grandes et belles années de la finance vues de l’intérieur, en tant que courtier en bourse pendant plus de 20 ans. C’est donc en tant que trader qu’il se familiarise alors avec les belles choses inhérentes à ce métier et à ses codes. Les belles montres y occupent naturellement une place prépondérante.

Alberto Cordiero

Collectionneur avisé, principalement Rolex, sa collection comprenait alors des pièces aussi recherchées aujourd’hui que les références 6239 au cadran « Paul Newman », Submariner « Tiffany », 1655 « Freccione » et autres Speedmaster Pre-moon… Pas n’importe quoi.

Il fut même l’un des premiers, si non le premier à faire de la personnalisation sur de la Rolex neuve. La dite « Black Pearl » était une Sea Dweller ionisée noir, boîte, bracelet et deux lignes rouges faisaient leur apparition sur le cadran : Sea Dweller – Black Pearl. Bien avant l’arrivée de Bamford & Compagnie…

Lorsqu’il revend sa compagnie en 2004, Alberto se met à peindre. Il peint de grandes toiles des icônes qu’il admire et qui constituent son univers, en témoigne la dernière des toiles de cette époque en sa possession, une Marylin tout sourire.

Alberto Cordiero

Des toiles qui donnent l’heure juste

Des toiles ou des horloges murales ? Difficile à dire tant ses créations sont les deux à la fois. Un concept lancé il y a un an sur un coup de tête expérimental. Composées de collages, repeintes, puis homogénéisées à l’aide de vernis, ces toiles reprennent en leur centre les références mythiques et tant convoitées entourées de ceux qui ont écrit leurs légendes. Les incontournables Paul Newman et Steve McQueen en tête bien évidemment, mais pas que. Bateau Riva et vieilles Ferrari partagent eux aussi le cadre pour les grands enfants que nous sommes.

Bonnus, une horloge vient compléter la toile en son centre. Une horloge à quartz bien entendu, démontée, et donc le cadran et aiguilles reprennent celles du modèle en question. Vu de face, le résultat est bluffant, et l’univers bien présent ! Détail important, la grande seconde n’est pas saccadée, et l’horloge est silencieuse. Well done.

Les questions non-essentielles pour mieux connaître Alberto Cordiero

S’il ne devait en rester qu’une ?

Une vieille 5513. Je pense que tout est dit.

Au delà des montres, une autre passion à partager ?

Les bon vins. Avec un père Bourguignon, j’ai été à la bonne école. La cuisine également, pas tant pour le fait de se nourrir, mais pour les instants de partage que cela représente.

Votre ville préférée ?

Biarritz. J’aime m’y ressourcer en famille.

Le plus beau compliment qu’on puisse vous faire ?

« Votre travail respecte les règles de l’art ». Etant autodidacte je n’ai pas forcément la légitimité technique de l’artiste, mais j’ai cet amour du travail bien fait.

Un plat préféré ?

Un bon gigot d’agneau avec des pommes de terre sautées. Le goût et le partage.

Plutôt Chocapic ou Miel Pops ?

Moi c’est plutôt jambon beurre avec le café…

Alberto Cordiero

Un concept surprenant mais qui pour les grands enfants que nous sommes, forcément, résonne. À la vue du temps passé et du travail fourni, le prix de vente de 350 EUR est très loin d’être excessif. Si ces étranges toiles sont déjà présentes dans de nombreux  concept stores et garages de collectionneurs pointus, il ne faudrait à mon avis pas grand chose pour qu’elles viennent habiller certains salons… En tous les cas on lui souhaite.